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29 juin 2017

Le génie des oiseaux (1)

« Plus de vingt-cinq espèces d'oiseaux trempent les aliments dans la nature pour différentes raisons : pour laver de la nourriture souillée ou toxique, pour ramollir des aliments ou les humidifier, pour lisser la fourrure ou le plumage d’une proie dure à avaler (comme le corbeau de Cortes, vu en train de tremper un moineau mort). C'est un comportement proto-outil, une sorte de transformation alimentaire. » (*) 

Hier, j’ai aperçu par la fenêtre d’une boutique un corbeau qui s’était posé sur un rocher noir d’ornement. Sur le haut du rocher, un jet d’eau jaillissait légèrement et s’écoulait le long de la masse sombre. Le corbeau était là, buvant de l’eau et trempant délicatement, et un après l’autre, des petits morceaux de pop-corn dans l’eau stagnante. Quel joli spectacle qui a illuminé ma journée ! 

 (*) The Genius of Birds – Jennifer Ackerman

21 juin 2017

L'étonnante plasticité du cerveau humain

Avec ses 86 milliards de cellules nerveuses et ses millions de milliards de connexions, le cerveau de l'homme moderne est une merveille de complexité qui n'a pourtant rien d'immuable et de figé comme le sont les éléments d'un ordinateur. Si connexions, mémoire et langage il y a, ceux-ci sont faits de chair vive: matière changeante construite pour le changement et qui n'existe elle-même que par le changement. Cela veut dire que cet organe incarne un devenir: il confère la faculté d'accomplir demain des opérations que nous sommes incapables de réaliser aujourd'hui. Toutes nos aptitudes particulières, manuelles ou intellectuelles, qui concourent à faire de chacun d'entre nous un spécialiste, un expert unique, sont pour une grande part façonnées durant les premières phases du développement cérébral de l'enfant et de l'adolescent. Mais tout ne se joue pas si précocement.

L'étude de la croissance du cerveau de l'homme moderne montre deux caractéristiques importantes que l'on ne retrouve pas chez les autres primates. La première singularité concerne la lente croissance de notre cerveau qui nécessite plusieurs décennies pour s'accomplir. Cette croissance apathique offre la possibilité d'une longue période d'éducation où l'instruction sera centrale pour sculpter la formation des circuits cérébraux. La seconde caractéristique est illustrée par le retard du cerveau du fœtus à se développer. Alors que le cerveau d'un nouveau-né humain atteint à peine 25 % de la complexité du cerveau adulte, au même stade, celui du macaque est déjà ébauché à plus de 75%.

Programmés pour apprendre
Pendant cette longue période de croissance, le cerveau de l'enfant reçoit des signaux du monde extérieur, interagit avec son groupe social et l'imite. La transmission génétique, principalement à l'œuvre dans la construction du cerveau du primate non humain, s'efface alors devant un nouvel ordre où la transmission sociale, culturelle et technologique, prime avant tout. C'est par ce biais que des fonctions cognitives, comme le langage ou la pensée symbolique, sont apparues durant l'odyssée de l'espèce humaine, pour permettre l'immense saut qualitatif qui facilitera l'émergence du cerveau humain moderne avec ses capacités uniques d'abstraction. Or ces nouvelles facultés mentales nécessitent un système nerveux malléable, flexible et non plus pré câblé, qui se nourrit des interactions avec l'autre.

Bien sûr, les acquis de nos aptitudes manuelles et intellectuelles dépendent d'une machinerie cérébrale parfaitement ordonnée et bien hiérarchisée selon un déterminisme génétique. Mais il faut en même temps que cette organisation soit en partie adaptable et reconfigurable à tout moment, et à tout âge. En définitive, les différences neurobiologiques qui existent entre les êtres humains proviennent, certes, des caractères dont ils ont hérité, mais surtout de l'apprentissage qu'ils ont reçu et de l'influence du milieu dans lequel ils ont vécu. En somme, nous sommes programmés, mais programmés pour apprendre ! Ces interactions entre le monde extérieur et les activités nerveuses fournissent un mécanisme grâce auquel l'environnement peut influencer la forme et les fonctions du cerveau pour produire un individu unique, affranchi, capable de réponses adaptées mais aussi imprévisibles.

Aujourd'hui, les neurosciences apportent leurs lots incessants d'arguments témoignant des propriétés protéiformes du cerveau humain même lorsqu'il atteint un âge avancé. Loin d'être immuable, notre cerveau adulte reste un organe façonnable qui dispose d'une grande capacité d'adaptation aux sollicitations de l'environnement. Sous l'action d'un apprentissage, même tardif, de nouvelles cellules nerveuses naissent dans certaines régions cérébrales, de nouvelles connexions sont établies ou renforcées, tandis que d'autres sont éliminées. C'est à l'aune de cette plasticité cérébrale permanente que l'on prend toute la mesure de ce qu'écrivait l'humaniste hollandais Érasme (1466-1536): « On ne naît pas homme, on le devient.»

Source: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/10/19/19319-letonnante-plasticite-cerveau-humain

4 juin 2017

Les gens intelligents suranalysent tout

Voici pourquoi les gens les plus intelligents suranalysent tout.

Ils ont toujours un million de choses en tête. Même quand ils devraient être détendus, ils stressent à propos de quelque chose. Leur esprit ne s’arrête jamais. Voilà pourquoi ils finissent par tout suranalyser. Ce qu’ils doivent porter. Ce qu’ils doivent manger. Où ils doivent s’asseoir. Pendant combien de temps ils doivent attendre avant de répondre à un message. Ils sont intelligents, ce qui signifie qu’ils peuvent s’imaginer des dizaines de scénarios possibles pour toutes les situations. Et quand ils y pensent, ils s’inquiètent pour des choses qui ont peu de chance de se produire. Ils deviennent fous.  Ils n’ont jamais une minute de tranquillité. Ils suranalysent, parce qu’ils n’aiment pas être pris par surprise. Ils aiment savoir dans quoi ils s’embarquent.  Ils ont l’habitude d’avoir le contrôle de chaque situation et ne veulent pas être pris au dépourvu.  Ils veulent planifier tout ce qui pourrait se produire. Parce que c’est ce qu’ils sont, des planificateurs. Ils aiment savoir où ils vont, qui va être là, et quels événements sont programmés. Ils ont besoin de savoir cela pour ne pas avoir l’impression de marcher à l’aveugle.

Ils détestent quand ils ne comprennent pas ce qu’il faut faire, quand ils se perdent en voiture ou qu’ils rencontrent quelqu’un qu’ils ne s’attendaient pas à voir. Quand ils se sentent pris au dépourvu,  stupides . Ils veulent toujours savoir ce qui se passe. Voilà pourquoi ces personnes suranalysent tout. Les mots dans un texte. La façon dont une personne les regarde. Le ton qu’une personne a employé en parlant d’eux. Ils sont clairvoyants, ils voient tout ce qu’une personne dit et fait – et ils réfléchissent trop à leurs actions. Voilà pourquoi ils sont aussi conscients. Ils peuvent dire quand un ami est ennuyé par quelque chose qu’ils ont dit, quand quelqu’un ne répond pas à un message parce qu’ils l’ont ennuyé.

Ils essaient de lire le langage corporel des gens autour d’eux, pour veiller à ne pas dépasser leurs limites. Ils ne veulent pas faire quelque chose de stupide, comme tomber amoureux de quelqu’un qui ne ressent pas la même chose qu’eux ou déranger un ami qui préférerait rester seul. La plupart des gens pensent que ce sont des personnes logiques, ce qu’ils sont, mais ils sont également parmi les personnes les plus sensibles. Ils ont un cœur aussi grand que leur cerveau. Voilà pourquoi ils se sentent forts, si profondément inquiets. Ils sont souvent fiers d’être aussi intelligents. Ils sont heureux de pouvoir prendre soin d’eux-mêmes, de pouvoir faire ce que la plupart des gens ne peuvent pas faire. Mais parfois, leur esprit leur fait perdre la tête. Parfois, cela leur rend la vie encore plus difficile.

5 avril 2017

Humour noir

Une étude prouve que la sensibilité à l'humour noir est liée à une intelligence supérieure à la moyenne. Une étude scientifique établit un lien très fort entre votre intelligence et votre sensibilité à l’humour noir. Et en plus de cela, un lien avec l’agressivité a aussi été mis en lumière. Dans cette expérience, les chercheurs ont observé les réactions de 156 personnes face à des dessins satiriques.
Parmi ces dessins, on pouvait notamment voir celui d’une femme venant identifier le corps de son mari à la morgue et dire au médecin légiste qui soulève le drap mortuaire : « Oui c’est mon mari… Mais quelle lessive utilisez-vous pour obtenir un blanc aussi éclatant ? ».

Forcément, ces dessins ont provoqué des réactions très différentes selon les personnes, et ces dernières ont été triées selon leurs réactions. Les scientifiques ont dégagé un premier groupe dont la réaction était positive. Et ce groupe a obtenu les meilleurs résultats aux tests verbaux et non-verbaux de QI. Le second groupe était composé de personnes qui avaient moyennement apprécié les dessins. Ceux-ci ont obtenu des résultats moyens aux tests d’intelligence. Enfin, le troisième groupe, qui n’avait pas apprécié les dessins, ont obtenu des résultats encore plus faibles.

Des résultats qui montrent une évidente corrélation entre la sensibilité à l’humour noir et le niveau du QI comme l’explique l’étude : « Cela confirme des recherches précédentes selon lesquelles le sens de l’humour entretient un lien avec l’intelligence. Mais cela contredit la croyance usuelle selon laquelle les personnes ayant un humour noir sont plus maussades et tendent à être sadiques. » En effet, leur étude a aussi révélé que le niveau d’agressivité des personnes testées avait un lien relatif avec l’appréciation de l’humour noir. Le premier et le troisième groupe n’ont montré aucun signe de colère, tandis que le second groupe (celui qui avait des résultats moyens) était composé de membres plus agressifs. Selon les chercheurs, le fait d’apprécier l’humour noir « implique un mécanisme complexe d’analyse des informations » qui permettraient de réguler la mauvaise humeur et le niveau d’agressivité.

19 mars 2017

Maîtriser son énergie

Imaginez un tuyau d'arrosage posé dans l'herbe qui diffuse de l'eau en grande quantité. Vous vous approchez et attrapez alors ce tuyau à un mètre de son embout. Le tuyau commence alors à tournoyer en arrosant tout ce qui se trouve dans un large périmètre. Comme un serpent hystérique ou une hélice d'hélicoptère, le tuyau se dresse, se tourne, se tord et arrose le jardin. Et vous avec.

Imaginez que cette eau soit votre énergie, votre intelligence, votre créativité, votre personnalité. Elle est incontrôlée et incontrôlable. Elle n'arrose même pas le jardin. Elle asperge tout de la plus mauvaise façon. Et peut même se retourner contre vous, en vous trempant de la tête aux pieds. Cette énergie, comme l'eau de ce tuyau, se diffuse en vain.

Imaginez maintenant que vous attrapiez le tuyau par l'embout. Ainsi, vous pouvez diriger cette eau vers les plantes, les arbres et les légumes en contrôlant le temps d'arrosage, le débit de l'eau et son volume. On n'arrose pas un rosier de la même façon qu'un fraisier. Cette eau est votre énergie créatrice. Vous devez la diffuser où il faut et comme il faut. Il y a alors aucune raison que ce jardin ne devienne pas votre oasis et votre petit paradis sur terre.

5 novembre 2016

La maîtrise de soi

Imaginez un tuyau d'arrosage posé dans l'herbe qui diffuse de l'eau en grande quantité. Vous vous approchez et attrapez alors ce tuyau à un mètre de son embout. Le tuyau commence alors à tournoyer en arrosant tout ce qui se trouve dans un périmètre plus ou moins grand suivant si vous décidez ou  non de lever le bras qui tient le tuyau.  Comme un serpent hystérique ou une hélice d'hélicoptère, le tuyau se dresse, se tourne, se tord et arrose le jardin. Et vous avec.

Imaginez que cette eau soit votre énergie, votre intelligence, votre créativité, votre personnalité. Elle est incontrôlée et incontrôlable. Elle n'arrose même pas le jardin. Elle asperge tout de la plus mauvaise façon. Et peut même se retourner contre vous, en vous trempant de la tête aux pieds. Cette énergie, comme l'eau de ce tuyau, se diffuse en vain.

Imaginez maintenant que vous attrapiez le tuyau par l'embout. Ainsi, vous pouvez diriger cette eau vers les plantes, les arbres et les légumes en contrôlant le temps d'arrosage, le débit de l'eau et son volume. On n'arrose pas un rosier de la même façon qu'un fraisier.

Cette eau est votre énergie créatrice. Vous devez la diffuser où il faut et comme il faut. Il y a alors aucune raison que ce jardin ne devienne pas votre oasis et votre petit paradis sur terre.


15 octobre 2016

Jumpy, "le chien le plus intelligent du monde"

https://www.youtube.com/watch?v=m3dec8EOp6A

Quand je regarde cette vidéo sur "le chien le plus intelligent du monde", je ne peux pas m'empêcher de penser au temps qu'il a fallu à son maître pour lui apprendre à faire ça et bien d'autres chose d'ailleurs (voir sur la chaine Youtube du Monsieur). 

Les chiens et les chats sont intelligents, comme les animaux en général. Ils ne s'auto-détruisent pas. Ils respectent une horloge interne et un tropisme propre à leurs espèces. Dans le cas présent, le signe de l'intelligence de ce chien est de "pouvoir écrire" son nom (?), sous la commande d'un petit bâton qui lui indique d'aller vers le haut, le bas, à gauche, à droite... Il est plus intelligent que son maître, c'est sûr. Il serait prêt à faire n'importe quoi pour faire plaisir à l'égo surdimmensioné de cet humain. Est-ce que son maitre sait aboyer ? Ce qui serait probablement un signe d'intelligence pour son chien. 

Je suis certain que ce chien est heureux. Il remue la queue. Il est content de faire plaisir à son maître. Mais ne serait-il pas plus heureux d'être un chien vivant sa vie de chien (sic) avec un (autre) maître (courir dans la nature, ronger un os, aboyer, regarder les autres chiens) que de joueur à l'humanoïde pour le dit-maître ? Pourquoi toujours vouloir agir, intervenir, chasser, pêcher, abattre, détruire, couper, dresser ce qui nous entourent ? Let it be !

1 octobre 2016

Une définition de l'intelligence par Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche compare l'intelligence à un cheval fou. Je vous livre brut de décoffrage la citation, j'en reparlerai plus loin dans le blog. Imaginez Fabrice Luchini vous la réciter avec son style inimitable. Voici la citation:

"L'intelligence est un cheval fou, il faut apprendre à lui tenir les rênes, 
à le nourrir de bonne avoine, à le nettoyer, et parfois à utiliser la cravache. "