9 mai 2017

Les niveaux de Kazimierz Dabrowski - Dabrowski -

La théorie de Dabrowski permet d’aborder avec un éclairage différent le perfectionnisme chez la population surdouée, ce dernier se présentant différemment en fonction des niveaux de développement.

Niveau 1
Au premier niveau, l’individu est seulement concerné par lui-même. Au service de l’égocentrisme, les perfectionnistes deviennent tyranniques. Ils ne perçoivent pas leurs propres imperfections et se focalisent sur celles des autres. Une personne du premier niveau se servira des autres pour s’autogratifier et se surestimer. Les besoins des autres ne sont jamais pris en compte, seule l’image qu’ils leur permettent de renvoyer à de l’importance.
La devise du niveau 1 serait « je suis parfait, mais pas vous ».

Niveau 2
Le champ de la psychologie perçoit généralement le perfectionnisme comme un trouble névrotique. La plupart des formes névrotiques du perfectionnisme sont issues du 2ème niveau. Au niveau 2, les individus sont à la merci du groupe social. Ils se demandent constamment ce que les autres vont penser d’eux si… Ils expérimentent les sentiments d’insécurité et d’infériorité envers les autres. C’est le niveau du tout ou rien. Les perfectionnistes de ce niveau essaient d’être à la hauteur des attentes des autres ou de ce qu’ils pensent être leurs attentes. Ces valeurs qu’ils intériorisent et font leur sont toujours dictées par la famille, les amis, les médias, les groupes religieux, etc. Ils focalisent leur attention sur les propres imperfections et perçoivent leur vie à travers un miroir déformant, rarement à leur avantage. L’auto dépréciation constitue un aspect débilitant du perfectionnisme.
La devise du niveau 2 serait « je ne suis pas assez bon. Je ne serai jamais assez bon ».

Niveau 3
Les formes plus saines du perfectionnisme émergent dans les hauts niveaux de développement. Au 3ème niveau, l’individu devient un « chercheur d’autoperfection ». Au lieu de se sentir inférieur par rapport aux autres ou d’avoir l’impression de ne pas être en adéquation avec les attentes des autres, la personne devient consciente de son potentiel à devenir humain et sent que son action n’est pas à la hauteur de ce potentiel. Apercevoir en soi ces possibilités d’intégrité, d’empathie, de sagesse et d’harmonie constitue une formidable incitation à grandir. Commence un long chemin de reconnaissance et de transformation des instincts les plus bas. Toutefois, si l’individu du niveau 3 perçoit cette réalité, il est le plus souvent incapable de la trouver. Il en résulte que l’individu du niveau 3 vit intérieurement une tension verticale entre ce qui est et ce qui devrait être.
La devise du niveau 3 serait « je vois où je veux aller, mais je ne vois pas de route pour y arriver ».

Les dynamismes de ce niveau marquent clairement une expérience déplaisante:
– Hiérarchisation (perception critique et évaluation de ses propres valeurs)
– Insatisfaction personnelle (frustration et colère face à ce qui est)
– Sentiment d’infériorité (frustration et inadéquation personnelle)
– Stupéfaction vis à vis de soi-même (surprise et choc face à ce qui est)
– Honte (embarras face à ses propres déficiences)
– Culpabilité (angoisse à propos de ses fautes morales)
– Inadéquation positive (antagonisme entre l’opinion sociale et la protestation découlant des violation des principes moraux intrinsèques).

Ces forces servent de catalyseur à une transformation intérieure : les hauts niveaux de réalité exercent une force beaucoup plus puissante sur l’individu du niveau 3 que les bas niveaux de réalité. Une personne qui expérimente ces sentiments intenses peut facilement ne pas être comprise par un thérapeute pour qui le concept de perfectionnisme se limite aux manifestations que l’on retrouve au niveau 2.

Niveau 4
Au niveau 4, l’individu est capable de s’engager sur une vie assujettie à ses idéaux. Il gagne une grande capacité à l’autoréflexion, à l’acceptation des autres et de lui-même. Il y a davantage d’autorégulation. Au lieu d’être contrôlé par des désirs basiques, comme la possession ou les envies de contrôler les autres, il accède facilement à la compassion et à la compréhension des conditions des autres. Le perfectionnisme à ce niveau est global et la vie est appréciée pour sa perfection inhérente.
La devise du niveau 4 serait  » ce qui devrait être sera, je le ferai advenir ».

Niveau 5
Le dernier niveau représente la perfection de la personnalité. C’est une vie sans conflits, dirigée par des principes directeurs très élevés. À ce stade du développement humain, l’individu devient un professeur, un guide, un exemple pour les autres. Il vit sa vie au service de l’humanité, et non au service de son ego.
La devise du niveau 5 serait « tout est amour ».
 

Le perfectionnisme sain

Alors que pour beaucoup la conception d’un aspect sain du perfectionnisme semble être un oxymore (contradictoire), il est important de reconnaître que pour les surdoués les « rêves impossibles » peuvent être à portée de main. Viser des critères élevés constitue un aspect positif du perfectionnisme, en particulier quand il s’accompagne de la croyance en cette possibilité à atteindre ces buts. 
 
À partir du moment où le perfectionnisme ressort si souvent chez les surdoués on peut envisager la possibilité que ce trait fasse partie intégrante de la personnalité du surdoué et qu’il doit donc apprendre à se l’approprier. Le perfectionnisme, à ce stade, ne peut ni être généré ni soigné. Il apparaît comme naturel. Et si ce trait n’est pas guérissable, il importe d’apprendre à canaliser cette énergie afin qu’elle ne soit pas source de paralysie.
 

Douance et perfectionnisme - Dabrowski -

Le perfectionnisme constitue une force puissante qui peut immobiliser ou devenir source d’énergie, suivant la manière dont est mobilisée l’attention. Les perfectionnistes ont des critères personnels très élevés et ne pas les atteindre peut être cause de grande peine. Ils sont alors assiégés par la honte et la culpabilité, ce que peu de personnes peuvent comprendre. Même lorsqu’ils sont félicités, ils se sentent souvent misérables, conscients de leur éloignement par rapport à leurs aspirations. Ils ont l’impression de mystifier les autres en n’utilisant pas pleinement leurs capacités. Ceux qui s’auto-critiquent ainsi en permanence ne sont jamais satisfait et sont à l’origine de la mauvaise presse du perfectionnisme.

Les surdoués visent souvent des valeurs irréalistes, se battent contre des moulins à vent, persistent quand les autres abandonnent et envisagent les possibilités même face à l’imminence d’une catastrophe. Ils se poussent à dépasser le caractère raisonnable de leurs propres limites pour atteindre leur but, ce qui leur semble important. Cet idéalisme, alors même qu’il semble incompréhensible pour un observateur extérieur, porte en lui le potentiel de changer le monde. La douance et le perfectionnisme sont des âmes-sœurs. Le perfectionnisme est un concept abstrait. Il nécessite un esprit abstrait afin de l’appréhender et de caresser l’idée d’une vision qui n’existe pas dans ce monde concret – aspirer à ce qui devrait être. La facilité par rapport à l’abstraction constitue un sine qua non de la douance.

Le développement asynchrone des surdoués engendre le perfectionnisme. Les enfants précoces ont des standards qui correspondent à leur âge mental et non à leur âge biologique. Dès leur plus jeune âge, les enfants surdoués possèdent des capacités cognitives leur permettant de prédire leurs actions ; de fait, ils ont plus de chance que les autres enfants de réussir dès leurs premières tentatives et d’éviter les échecs, quelle que soit la difficulté. L’école exacerbe les tendances perfectionnistes des enfants précoces. En donnant le même travail aux enfants, sans tenir compte de leurs capacités, on habitue l’enfant surdoué à avoir toujours les meilleures notes, ce qui peut entraîner une dépendance aux meilleures notes. Le manque de challenge et de stimulation peut aussi entraîner un autre type de perfectionnisme. Si le travail scolaire est trop facile, certains enfants chercheront à corser la difficulté, jusqu’à atteindre ce qu’ils estiment être la perfection. Il n’y a aucune joie à maîtriser rapidement ce que d’autres mettent un temps long à apprendre. Des compensations, comme les meilleures notes ou des récompenses sont alors recherchées et conduisent à un perfectionnisme négatif.

Dans le contexte de la théorie de Dabrowski, le perfectionnisme prend une nouvelle signification. Dans les bas niveaux de développement, il s’agit d’une distorsion du désir d’auto perfection. Au service du développement cela devient une force conductrice qui imprègne la vie de l’individu de hautes valeurs. Le perfectionnisme se manifeste par de l’insatisfaction vis-à-vis de ce qui est et par une aspiration envers ce qui devrait être. Il y a une conviction intime qu’il y a davantage dans la vie que la banalité, un désir de donner du sens à sa vie en donnant le maximum de soi.

Citation sur le développement personnel - Dabrowski -

"Le processus de construction de la personnalité est caractérisé par une errance montante vers un idéal."
Kazimierz Dabrowski

“The process of personality building, therefore, is characterized by a wandering ‘upward,’ toward an ideal…”

Les 10 traits de caractères qui empoisonnent la vie des adultes surdoués

Les adultes surdoués ont un mode de fonctionnement bien différent et ignoré des autres adultes. Cette ignorance est à l'origine de leur mal. Les adultes surdoués ou à Haut potentiel (HP) ont un mode de fonctionnement bien différent et ignoré des autres adultes voire des HP eux-mêmes. Cette ignorance est à l'origine de leur mal être créant un gouffre incompréhensif avec les autres, un décalage invivable. C'est aussi leur mode d'emploi qui fait leur force et qui est tant jalousé. Voici dix fonctionnalités ou dix traits de caractère qui font qu'on vous recherche d'abord et qu'on vous malmène ensuite.

1 - Empathique et gentil
Vous avez un don indiscutable, l'empathie et la gentillesse extrême. Vous devinez les besoins des autres avant les vôtres que vous avez tendance à ignorer. Vous percevez ce que les autres ressentent et même de façon bien plus marquée. Vous vous perdez en vous adaptant de façon démesurée à l'autre. C'est justement pour votre altruisme sans limite que les manipulateurs viennent vous chercher. La face fragile qu'ils montrent de prime abord, vous touche et vous tombez dans leurs griffes. Cessez d'être gentils, soyez vrais. Bien sûr il existe des personnes bien intentionnées qui apprécient votre empathie et gentillesse à sa juste valeur, deux qualités qui font le lit du charisme, tant convoité.

2 - Résilient
Vous avez cette capacité à encaisser l'insupportable en vous relevant illico presto, à conserver le sourire malgré l'orage, à trouver des solutions constructives face à l'adversité de la vie. Cette force peut aussi effrayer ou vous apporter un lot d'injustice. On vous considère comme un affabulateur ou une affabulatrice hors pair ce qui accentue votre tendance naturelle au débordement émotionnel qui a pour effet de vous mettre tout le monde à dos, alors que vous êtes juste résilient. Cela fait l'effet d'une bombe en plein cœur. Pourtant on vous choisit, on vient vous chercher même pour ce pouvoir surnaturel, votre résilience. Ce sont des personnalités manipulatrices qui abuseront de votre capacité à vous remettre debout immédiatement après une agression. Vous êtes encore trop à être malmenés par votre potentiel: vivre l'intolérable sans être cru, terrassés par une cascade d'injustice.

3 - Passionné
Quand vous êtes motivés, plus rien ne vous arrête pour arriver à votre objectif. Malgré un enchainement d'embuscades, vous franchissez sans mollir les obstacles en continuant votre route jusqu'au sommet, animés par votre passion imperturbable, jusqu'à l'épuisement, souvent à votre insu. Attention, vous n'êtes pas toujours récompensés et indemnisés de vos efforts surhumains. En d'autres termes, on vient vous chercher pour faire du chiffre d'affaire sur votre dos, en vous faisant miroiter monts et merveilles. Quand vous le comprenez, vous chutez dans la déception et l'incompréhension jusqu'à la dépression.

4 - Vitesse éclair
Vous faites tout dix fois plus vite que les autres, en dehors de l'absence de motivation qui vous expose à l'inaction et à la procrastination. Votre rapidité d'exécution, de compréhension est une mine d'or pour les chefs d'entreprise, pour le milieu scientifique, pour la hiérarchie car encore une fois vous générez des gains. Le temps c'est de l'argent. Votre vitesse d'exécution déconcertante peut aussi être vécue comme un affront pour vos collègues qui se sentent consciemment ou inconsciemment dévalorisés. Ils chercheront alors à vous nuire de n'importe quelle façon fallacieuse pour se mettre en avant, en n'omettant pas de vous rabaisser par des mensonges difficiles à réfuter. Un beau tissu d'injustices. Cela peut vous conduire à des licenciements pour faute qui vous conduiront tout droit à la dépression car vos valeurs humaines fondamentales sont bafouées.

5 - Créatif
Vous avez un potentiel de créativité exprimé ou enfoui. Il peut être au premier plan et vous conduire dans des institutions d'innovation dans lesquelles vous vous sentez en harmonie. Vous êtes alors chassés et recrutés pour cela. C'est une plus-value pour l'entreprise que vous élevez par votre originalité créative. Il arrive aussi que votre potentiel de créativité se révèle au sein de votre milieu professionnel ou personnel. Vous voulez tout naturellement la faire éclore et vous vous exprimez sur ce sujet. Sauf que vous n'êtes pas dans le bon environnement. Vous allez déranger et vous aurez l'étiquette de farfelu. On ne vous écoutera pas dans ce domaine. On prendra soin même de vous mettre des bâtons dans les roues pour faire avorter vos projets créatifs quand vous oserez vous aventurer sur ce chemin. Toucher à votre créativité, c'est une violente agression qui a des conséquences sur votre confiance en vous, votre estime de soi.

6 - Multi action
Vous avez cette capacité à pouvoir faire plusieurs choses à la fois ce qui vous vaut d'être qualifié de dispersé, touche à tout et autre surnom dévalorisant. C'est pourtant une réalité qui a été tout récemment mise en évidence par l'imagerie fonctionnelle. Une étude comparative chez des adultes HP et non HP a permis de visualiser la fameuse arborescence des HP. Plusieurs zones cérébrales s'activent en même temps après l'exécution d'une tache, versus une seule chez les adultes non surdoués. Ceci explique le fait que penser à une chose engendre des pensées anticipatrices ou des idées paraissant hors sujet. Oui on peut faire sa compta devant la télé sans faire d'erreurs. Le fait de faire deux choses à la fois renforce la concentration et améliore le rendement au prix peut être d'une dépense d'énergie bien plus grande. C'est un atout considérable cette capacité multi tâche, pouvoir faire avec qualité plusieurs choses à la fois en allant jusqu'au bout, sans être dispersé pour autant. Connaitre cela permet de faire attention au coup de pompe et de prendre le temps nécessaire pour se ressourcer.

7 - Recherche de vérité et souci de justice
Vous avez une ligne de conduite, la vérité et vous agissez toujours en filigrane avec le souci de justice. Vous êtes une personne sur qui on peut compter qui évitera au maximum de malmener autrui par la manipulation, l'abaissement. On vient vous chercher pour votre droiture. Cependant votre leitmotiv, recherche de vérité, et votre pugnacité vous fera parfois faire des actes outrepassant vos fonctions, piétinant votre hiérarchie qui auront un effet boomerang. Votre vérité n'est pas toujours celles des autres. Vous avez l'art de vous compliquer la vie et vous torturer pour un fait banal pour les autres, de vous auto détruire en prenant des décisions qui peuvent vous emmener dans l'impécuniosité (manque d'argent), consciemment ou inconsciemment. Vous vous épuisez en salive et en énergie à vouloir tout expliquer et tout justifier sans cesse et sans fin. Apprenez à répondre à un besoin. Evitez d'aller au-devant des ennuis sans qu'on vous le demande par souci d'équité que vous soyez impliqués ou non. Cela vous épargnera des remarques acerbes incomprises. Patientez et laisser passer l'ouragan sans agir.

8 - Hyperactivité cérébrale
Vos neurones sont en permanence en ébullition. Rien ne vous échappe et surtout pas le plus futile détail qui a pour vous son importance. Cette vigilance constance vous permet de trouver des solutions quand d'autres dorment ou baissent leur garde. On vient vous chercher pour votre incapacité de vous arrêter de penser. Cependant sans bouton stop, un bruit de fond mental mêlé à une imagination débordante vous empêche de trouver le calme et projette une ombre de peur, de souffrance. Le simple fait d'imaginer une situation peut déclencher la tempête dans les profondeurs. Vous la vivez comme si elle était réelle. L'absence de contrôle des pensées, génère des sensations physiques : palpitations, douleurs thoraciques, sueurs, tremblement, malaise, gestes incontrôlés, casse. Cette impossibilité à dompter les pensées négatives fait le lit des obsessions. Une spirale infernale. L'angoisse monte, les pensées morbides fusent et deviennent de plus en plus destructrices avec une tendance à l'inaction. L'angoisse bloque l'action qui canaliserait justement cette angoisse folle. Ce cercle vicieux peut être coupé net en insérant ce bouton off, qui permet de capter l'attention ce qui refrène les idées noires. Ce peut être un support visuel doux ou une œuvre dérivative comme une activité physique ou artistique, un rangement minutieux. En vous dissociant du mental dans la simplicité un cours instant votre cerveau sera bien plus performant sans parasite.

9 - Oscillations émotionnelles
Votre hyper rapidité à tout faire est prise pour du mépris car ce n'est pas possible que vous ayez lu ce document en 30 secondes, que vous ayez lu ce livre de 1000 pages en un weekend. Vous êtes considéré comme un usurpateur, insulte suprême qui presse sur votre touche volcan. En une fraction de seconde, une phrase anodine interprétée avec votre prisme émotionnel vous plonge dans le plus profond d'une déferlante négative. En un temps aussi record, après un évènement positif, vous êtes propulsés en miroir au sommet d'une déferlante émotionnelle positive alors que les autres ne sont qu'à la naissance de leur vague. Vous êtes jugé comme exubérant voire hystérique. Cette possibilité de passer du positif au négatif en une fraction de seconde est parfaitement incompréhensible, en dehors d'une maladie. C'est cette amplitude normale pour vous, entre les + et les -, votre thermostat émotionnel qui crée un puits sans fond de souffrance, responsable de décalage de lecture dans la teinte du raisonnement. Vous utilisez des mots inappropriés. Votre potentiel est gelé. Vous êtes gagnés par la procrastination. Vous êtes dans le déni qui vous conduit à des mauvaises décisions entretenant votre mal être. Puis comme par enchantement une phrase tout aussi anodine prend une valeur positive. Au sommet de votre art, vous déplacez des montagnes, vous criez EUREKA, vous exprimez votre substantifique moelle innovante créatrice empathique. Vous déroutez et on ne vous croit pas être l'auteur de tel acte, de telle opération. C'est ce passage de la lumière à l'obscurité et de l'obscurité à la lumière que les autres n'intègrent pas. Pire, ils traduisent en formatant vos intentions bienveillantes dans leur schéma de pensées ce qui transforme complètement les données à votre désavantage, majorant votre désarroi. Ce sont souvent ceux qui ne sont pas prêts à changer leur paradigme qui vous causent le plus de préjudices. Les réfractaires au changement.

Ces déferlantes positives et négatives peuvent être expliquées par ces zones multiples stimulées en même temps décrite à l'imagerie cérébrale. Une phrase va stimuler chez vous plusieurs zones émotionnelles décuplant le phénomène, expliquant vos débordements émotionnels. Vous pouvez dompter votre cerveau en apprenant à éteindre toutes les zones allumées, une par une. C'est un moyen de réduire l'amplitude de vos ondes négatives.

10 - Effet cocktail
Tous ces traits de caractère se potentialisent et font que votre mode de fonctionnement est recherché dans bien des domaines. Voici une anecdote pour illustrer cet effet cocktail dans la vraie vie.

"On a demandé à Mélodie, pianiste amateur, de jouer en public pour récolter des fonds pour une œuvre humanitaire. Avec une immense joie, elle a accepté. Contre toute attente, elle a dû escalader dans son travail préparatoire de nombreux à pic épineux émotionnels jusqu'au jour J heure H. L'intensité de sa motivation, sa résilience et sa capacité multitâche lui ont permis de gravir les derniers mètres de passages délicats. Elle était prête juste à temps, maitrisant tous ses morceaux. Un imprévu anodin est arrivé en pleine représentation. Son tourneur de page a tourné toutes ses pages à chaque fois trop tôt et sa présence à ses côtés trop près l'a bridée physiquement. Elle a été très déstabilisée par ces incidents qui ont décuplé son trac. Elle a saboté ses heures de travail antérieur. Elle a brillé dans les couacs devant une salle comble. Sa pugnacité démesurée à toute épreuve a eu raison de cette vexation vécue et elle a exprimé tout son talent musical dans le dernier morceau, laissant ainsi une empreinte positive. Elle a mis plusieurs jours pour éteindre ses dizaines de zones émotionnelles négatives allumées durant cette soirée, bien plus nombreuses que les zones émotionnelles positives. Un gout d'humiliation, une odeur d'atteinte de l'égo, a persisté longtemps malgré sa vraie satisfaction finale.»

Le monde tourne grâce à vous. Alors évitons de vous malmener par ignorance.

Article de Valérie Foussier, auteure de "Adultes surdoués cadeau ou fardeau ?".

8 mai 2017

Le roi des mondes imaginaires

Odilon Redon (1840-1916) est un peintre et graveur symboliste de la fin du XIXe siècle. Son art explore les aspects de la pensée, l'aspect sombre et ésotérique de l'âme humaine, empreinte des mécanismes du rêve. Il est le « roi des mondes imaginaires ».

Son oeuvre: https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Odilon_Redon?uselang=fr

Les 5 facettes de la liberté

Les  cinq étapes essentielles permettant d'atteindre une réalisation personnelle que seule la liberté peut offrir sont:
 
1. S'identifier
-Identifier et interpréter avec précision qui tu es et qui tu n'es pas.
-Avoir le courage de te connaitre à nouveau.
 
2. Se comprendre
-Réexaminer tes traits à la lumière de la personnalité du surdoué.
-Démythifier les notions obsolètes au sujet de l'intelligence.      

3. Se révéler et se soigner
Il est important que tu te retrouves avec le vrai Moi (true Self) pour trouver le courage de dévoiler le faux self et soigner les vieilles blessures. La 3ème facette demande que tu affrontes l'aspect obscur de la douance et d'être très honnête à propos de tes habitudes et de tes motivations et les effets que tu as sur les autres lorsque ton intensité, ta complexité et ta motivation sont mal gérées. Ces trois premières facettes restaurent ta force et ton espoir. Ainsi, tu peux regarder à nouveau de plus près tes traits de surdoué et voir comment ils peuvent se retourner contre toi sous des formes exagérées et effondrées.
 
4. Se gérer
La 4ème facette -la maitrise de soi- permet aux caractéristiques de ton génie de tous les jours de fonctionner comme les vrais atouts qu'ils sont supposés être. Ce travail implique un nouvel engagement d'équilibrer des projets qui vont te maintenir sur ta vraie voie. Les relations sont la clé du génie de ta vie, alors ils te demandent de créer un projet pour équilibrer l'attachement et l'amour avec autonomie et respect.

5. Se libérer
La 5ème facette de la liberté -l'auto-émancipation- est la reconnaissance consciente de l'importance des moments d'évolution dans ta vie. Elle te permet d'interpréter les revers et les opportunités dans le contexte du processus d'émancipation du surdoué. Il n'est plus irraisonnable de ne pas d'adhérer à ta vision humaniste, de croire en ta mission et oser passer à l'action. 

Surdoués mais vulnérables: le mal-être des adultes « zèbres »

Angoisses, dépression: les adultes surdoués et non repérés peuvent être en grande souffrance
Hypersensibles, leur cerveau est un bolide et leur QI frôle les sommets. Un atout, mais aussi une souffrance pour certains "zèbres", des adultes à haut potentiel intellectuel qui, à l'instar d'enfants surdoués, pâtissent de leur différence et d'un sentiment de décalage avec la société. Une partie d'entre eux, impossible à dénombrer en l'absence d'étude épidémiologique, souffre "d'une manière terrible, avec à la clé des échecs successifs à tous les niveaux de leur existence, en particulier professionnel", assure Bruno Choux, 59 ans, coordinateur pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de la jeune association Zebr'Adultes.

Des parcours chaotiques
« J’en peux plus de voir autour de moi des dizaines de personnes qui sont testées zèbres et qui se retrouvent à 30 ans, 40 ans, 50 ans, au Smic, dans des parcours professionnels où ils n’avancent pas », insiste cet architecte, qui a découvert sa douance (surefficience intellectuelle) sur le tard et à qui on a souvent conseillé, dans sa jeunesse, de laisser tomber les études après quatre redoublements. Des parcours chaotiques évoqués aussi lors d’un récent colloque à Vitré (Ille-et-Vilaine), où une psychologue intervenant auprès de chômeurs en difficulté confiait repérer parmi eux « pas mal de zèbres, pas la majorité, mais beaucoup ». « Et ils tombent de l’arbre quand je leur en parle! », poursuivait-elle. Et pour cause, car le profil des adultes surdoués ne colle pas vraiment avec le mythe du génie, brillant et sans soucis.

Connexions ultra-rapides
Dotés d’un quotient intellectuel très élevé, d’au moins 130 quand la moyenne est de 100, les adultes surdoués possèdent surtout, dès la naissance, un fonctionnement cérébral atypique. Une manière de penser réunissant à la fois des caractéristiques intellectuelles et psychoaffectives, explique Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne spécialiste des surdoués, à l’origine de la création de Zebr’adultes. Autrement dit, leur grande puissance intellectuelle, due à des connexions neuronales ultra-rapides, est indissociable d’une grande sensibilité, source de vulnérabilité, qui les conduit parfois à vivre une broutille comme un « cataclysme ».

Une sensation d’isolement et de décalage
Cette mécanique particulière – attestée par les neurosciences et qui explique aussi leur pensée « en arborescence », très foisonnante mais difficile à faire partager – « peut donner énormément de force, des leaders incroyables capables de mobiliser les autres et, en même temps, crée souvent une sensation de solitude, d’isolement, de décalage », précise la psychologue. Un mal-être qui va « de la personne qui se sent toujours un peu angoissée, déprimée, jusqu’à des dépressions sévères, des hospitalisations pour des tentatives de suicide, des burn-out, des troubles anxieux généralisés majeurs, une incapacité à s’insérer dans le milieu professionnel », témoigne Jeanne Siaud-Facchin.

« On épuise tout le monde, on se met en marge »
« Le monde du travail est souvent très difficile » pour les adultes surdoués, reconnaît Muriel Lussignol, présidente de Zebr’adultes, créée en janvier dernier et qui regroupe plus d’une centaine d’adhérents, de « l’étudiant à des mamies de 70-80 ans ». Ils y « souffrent d’un manque de reconnaissance, ne comprennent pas pourquoi ils sont laissés de côté, pourquoi leurs idées ne sont pas exploitées, pourquoi on ne s’appuie pas sur eux », détaille-t-elle. Outre l’ennui « parce qu’ils ont dix coups d’avance sur ce qui va se dire » en réunion, ils « peuvent passer pour arrogants quand ils expriment leur pensées », poursuit-elle. « On a des idées atypiques, c’est probablement la force des zèbres mais, au bout d’un moment, on épuise tout le monde, on se met en marge », raconte Bruno Choux, en soulignant également « le manque de confiance en soi chronique ».

Le syndrome de l’imposteur
Et c’est sans compter sur le syndrome de l’imposteur, très fréquent et parfois paralysant chez les adultes surdoués. « L’alchimie subtile entre une lucidité aiguisée et une sensibilité exacerbée fait que le surdoué doute toujours: il y a une autocritique qui se met en place en permanence, l’impression qu’on n’est pas à sa place et que les autres vont se rendre compte qu’on est beaucoup plus nul » que ce qu’ils pensent, analyse Jeanne Siaud-Facchin. « Un truc de fou! », confirme Benjamin Tardif, 31 ans, chef d’entreprise et président de l’association de surdoués Mensa France, en se remémorant son début de carrière, dans une société de jeux vidéo: « je me disais toujours: il faut que je m’en aille, ils vont se rendre compte que je suis mauvais », témoigne-t-il. Une fois parti, il sera remplacé par… trois personnes.

Des parents qui se reconnaissent et qui s’effondrent
Un syndrome qu’il parviendra à surmonter notamment grâce au repérage de sa douance à 23 ans, après une première dépression à 6 ans. « Ça a été un boost, je me suis dit que j’avais moins de chances d’échouer qu’un autre donc que je pouvais aller encore plus loin », se félicite-t-il, en précisant ne jamais s’être « senti au-dessus des autres, juste différent ». Le diagnostic, « parfois douloureux » pour Muriel Lussignol, « est une façon de resituer son histoire, en se réconciliant avec soi-même », estime de son côté Jeanne Siaud-Facchin. Elle s’est notamment intéressée aux adultes à haut potentiel en voyant des parents, venus consulter pour les difficultés scolaires ou comportementales de leur enfant, « s’effondrer » à l’annonce de la douance de celui-ci, se reconnaissant finalement dans son parcours. « Il y a de plus en plus de choses mises en place pour les enfants surdoués (…) mais pour les adultes, je trouve qu’on est encore très loin du compte », regrette Muriel Lussignol, dont l’association veut alerter les pouvoirs publics sur ce « gâchis énorme de potentiels en France ».

Source.
http://www.wort.lu/fr/lifestyle/en-decalage-surdoues-mais-vulnerables-le-mal-etre-des-adultes-zebres-56bd96560da165c55dc52be6

2 mai 2017

Les 18 règles de vie du Dalaï-Lama

1. Prenez en compte que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.
Le risque est impliqué dans chaque grande occasion de la vie. S’il n’y avait pas de risques, alors tout le monde agirait, ce qui rendrait les gens « ordinaires » et non « grands ». Démarquez-vous des autres comme celui qui peut non seulement prendre des risques, mais qui apprécie de le faire.

2. Lorsque vous échouez, n’échouez pas la leçon.
Si vous oubliez ce que vous avez appris à ne pas faire, vous serez condamnés à répéter vos actions. Plus important encore, ne craignez pas l’échec. Car l’échec est le précurseur de la réussite. Rien de grand ne s’est accompli sans échec. Le but de la vie n’est pas que nous soyons parfaits, mais que nous devenions la meilleure version possible de nous-même. Il est plus important d’être authentique qu’infaillible, et nous gagnons à écouter notre instinct. Les seules vraies erreurs sont celles que nous commettons à répétition. Les autres sont des occasions d’apprentissage.

3. Suivez les trois R :
-Respect de soi. La confiance est la clé de la réussite et si une personne ne se respecte pas, vous ne pouvez pas croire en elle. Ainsi, si vous ne vous respectez pas, vous ne pouvez pas réaliser de grandes choses puisque vous ne pouvez respecter les autres.
-Respect des autres. Et vous serez respectés en retour. Si vous ne retournez pas le respect des autres, certains présumeront qu’ils ne valent pas la peine d’être respectés, et de ce fait, ils ne se respecteront pas.
-Responsabilité pour toutes vos actions.Vous êtes seul responsable de vos sentiments, de vos actions, de votre réussite, etc. Vous contrôlez totalement votre vie, il ne faut pas essayer de blâmer les autres pour ses erreurs et ses malheurs.

4. Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.
Essayer d’obtenir tout ce que vous désirez ne sera pas nécessairement bon pour vous dans le long terme. Si quelque chose semble ne jamais fonctionner, comme si le destin intervenait, pensez à lâcher prise et revenez y plus tard. L’Univers agit de façon mystérieuse et doit être digne de confiance.

5. Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.
Les règles sont faites pour être transgressées. La plupart d’entre elles sont mis en place par les anciens établissements corrompus qui ne cherchent qu’à asservir et maintenir leur propre pouvoir. Quand il s’agit de transgresser les règles, faites-le correctement pour éviter les répressions. Mais par-dessus toutes choses, assurez-vous que vous le faites dans les règles. Si l’autorité n’avait jamais été remise en question, nous serions une civilisation stagnante.

6. Ne laissez pas une petite dispute briser une grande amitié.
Évidemment, l’amitié est bien plus importante qu’une petite dispute, mais très peu de gens mettent cette règle en pratique. Vous devez également être en mesure de suivre la règle #7 pour pouvoir suivre la règle #6.

7. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.
Et ne laissez pas votre fierté faire obstacle à ces mesures. Pardonnez-vous et prenez-en l’entière responsabilité. Cela en dira long sur votre personne. Ce n’est pas le nombre de nos échecs qui déterminent notre réussite finale, mais notre capacité à en extraire de la sagesse, puis à passer à autre chose avec une énergie nouvelle. Les erreurs sont neutres; nous pouvons en faire ce que nous voulons. Selon notre manière de les percevoir, elles nous accableront ou nous guideront vers le succès.

8. Passez un peu de temps seul chaque jour.
Peu importe ce que vous faites, passez au moins 30 minutes de votre journée seul dans un endroit calme. Cela vous donnera au moins une demi-heure pour observer ce qui se passe dans votre vie, de prendre conscience de qui vous êtes et de comprendre ce que vous voulez. Que ce soit à travers la prière, la méditation, le yoga ou la natation, ce rituel est un « must ».

9. Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.
Le monde est en constante évolution. Si vous n’êtes pas ouvert au changement, alors vous serez malheureux. Vous allez vous-même changer, mais cela ne veut pas dire que vos valeurs doivent changer aussi. Accueillez les nouveaux lieux, les nouveaux visages et les nouveaux amours, mais ne changez jamais ces parties importantes de vous-même, sauf si vous avez de bonnes raisons de penser que vous aviez tort d’y croire.

10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure réponse.
Le silence conduit à la contemplation détendue au cours de laquelle les émotions ont moins d’influence et où logique peut prendre le relais. Par exemple, si vous vous disputez avec un ami, garder le silence au lieu de riposter en vous emportant est plus efficace et mettra fin à la dispute beaucoup plus rapidement.

11. Vivez votre vie avec honneur.
De ce fait, lorsque vous vieillirez et vous regarderez en arrière, vous serez en mesure d’en profiter une seconde fois. Vous allez devoir vivre avec vos actions pour le reste de votre vie, alors pour vous épargner le regret et l’angoisse, vivez votre vie avec honneur à partir de maintenant. Les bonnes choses viennent et les bonnes personnes aussi. Vous ne serez jamais puni pour avoir agi avec intégrité.

12. Une atmosphère d’amour dans votre maison est le fondement de votre vie.
C’est la règle où vous avez le moins de contrôle. Comme dans la règle # 3, si vous respectez (aimez) votre famille, ils vous respecteront et vous aimerons en retour. Faites entrer l’amour dans votre maison. Faites briller les murs avec de la tendresse. Cela établira une base solide dans la vie de vos enfants.

13. Lorsque vous êtes en désaccord avec les êtres chers, concentrez-vous uniquement sur le présent.
Ne réveillez pas le passé. Le passé est constant, immuable. Réveiller le passé ne peut qu’apporter plus de douleur à la situation. Pardonnez les actions passées et concentrez-vous sur le présent.

14. Partagez vos connaissances.
On apprend tellement dans une vie. Partager vos connaissances avec les gens que vous rencontrez, cela ne peut que les aider. Plus important encore, partager vos échecs et vos expériences pour que les autres ne reproduisent pas les mêmes erreurs.

15. Soyez doux avec la terre.
La terre est l’endroit où nous vivons. Donc, cela devrait être évident. Blesser la terre c’est se blesser soi-même, l’avenir de vos enfants et de vos proches.

16. Une fois par an et aussi souvent que possible, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé auparavant.
Découvrez de nouveaux lieux et de nouvelles choses. Vous pourriez vous retrouver avec quelqu’un quelque part qui vous rend plus heureux. La Terre est si vaste avec des endroits uniques et magnifiques, pourquoi ne pas aller explorer un peu ?

17. Rappelez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle votre amour pour l’autre dépasse vos propres besoins.
L’inverse peut être un indice que votre relation doit se terminer. Si vous avez besoin de quelqu’un plus que vous l’aimez, c’est un signe de dépendance, pas d’affection. Trouvez quelqu’un où l’amour est la force dominante et dans laquelle la relation est beaucoup plus épanouissante.

18. Jugez vos réussites d’après ce que vous avez eu à renoncer pour y arriver.
Décidez ce que vous voulez. Concevez votre vie idéale et foncez. Ne laissez aucune partie de ce rêve s’échapper, ainsi, vous ne vivrez jamais dans le regret. Tout est bon, car tout est utile – dans la mesure où vous savez saisir les occasions d’apprentissage qui se présentent à vous. Si vous percevez les expériences difficiles comme de mauvais présages, elles auront un impact négatif. Si vous les voyez comme des occasions de croître, vous saurez les transcender.

La solitude

Nous faisons tous l’expérience de la solitude. Nous pouvons nous sentir seuls durant les périodes de changement, par exemple lors d’un déménagement, ou suivant une rupture amoureuse. On se tient alors à distance des autres, tant physiquement qu’émotionnellement. C’est un sentiment qu’on n’éprouve pas seulement quand on est seul; il peut nous gagner alors qu’on est en plein milieu d’une foule. Bien que certains y soient plus prédisposés que d’autres, il est possible de vaincre la solitude. Voici quelques conseils qui vous y aideront:

Évitez de vous isoler
Quand on se sent solitaire, il n’est pas nécessairement facile d’entrer en relation avec les autres, mais rester seul ne pourra qu’aggraver le problème. La solitude résulte d’un malaise à côtoyer de près les gens, d’autant plus puissant quand on a une piètre image de soi-même; on craint alors d’être mis à nu et que les autres n’aiment pas ce qu’ils découvrent sur soi. Pourtant, si vous refusez qu’ils s’approchent de vous, votre sentiment de solitude ne fera que se renforcer. Quand on s’isole, il n’y a personne pour confronter l’image négative qu’on a de soi. Personne pour vous ramener à la réalité; vous restez seule avec l’opinion que vous entretenez de vous-même.

Joignez-vous à un groupe
Même si c’est la dernière chose dont on ait envie quand on éprouve de la solitude, vous devriez vous joindre à un groupe de gens qui partagent vos intérêts, que ce soit un cercle de lecture, une équipe sportive, une chorale ou un groupe de jardiniers amateurs. Quand on se joint à un groupe dont l’activité signifie quelque chose pour soi, il y a des chances que cela fasse ressortir le meilleur de ce qu’on est. Et quand on a du plaisir à faire ce qu’on fait, on se sent lié aux autres parce qu’on a quelque chose en commun avec eux.

Traitez-vous avec douceur
Si vous souffrez de solitude chronique, vous pourriez craindre que les autres se rapprochent. Commencez d’abord par apprendre à vous aimer. Pour changer l’image négative qu’on a de soi, il faut accepter de prendre soin de soi. La première relation sur laquelle vous devez travailler, c’est celle que vous entretenez avec vous-même, ce qui pourrait signifier que vous devez changer les manières de penser que vous avez apprises, enfant. Si on vous a négligée ou qu’on vous critiquait continuellement, vous devez changer cela. Vous devez apprendre à vous traiter avec gentillesse. C’est un grand défi à relever quand on a une piètre opinion de soi-même. Cependant, c’est important de le faire, car alors, on peut entrer plus facilement en relation avec les autres.

Informez-vous
En démystifiant la solitude, on apprend à faire face à la sienne. Plus on en apprend sur la solitude et plus on découvre à quel point c’est fréquent, moins on se sent seul. C’est difficile de se sentir isolé mais ça l’est encore plus quand on ne comprend pas son problème et qu’on a l’impression d’être seul à en souffrir.

Demandez du soutien
Le fait de parler de son problème à quelqu’un, que ce soit un ami, un membre de la famille ou un thérapeute, peut changer bien des choses. C’est un énorme défi à relever, mais c’est la meilleure chose qu’une personne puisse faire pour se soigner. Notre culture étant portée à stigmatiser la solitude, il n’est pas facile d’en parler, mais à ne pas le faire, on risque d’aggraver davantage encore son état. C’est quand on entretient une piètre estime de soi qu’on a le plus besoin d’entendre un autre point de vue, celui d’une personne qui vous dit que vous avez de l’importance et êtes digne de l’estime d’autrui.

Des bienfaits de la solitude: réapprivoisez la solitude et ses bienfaits
La solitude n’est décidément pas notre point fort. Mais selon la recherche, nous gagnerions à surmonter l’angoisse qu’elle fait naître. Il ne s’agit pas pour autant de devenir ermite, mais passer un peu plus de temps seul comporte des avantages.
La solitude pour mieux s’arrêter et réfléchir
L’accès constant aux téléphones portables et aux réseaux sociaux augmente notre aversion pour la solitude. La peur de passer à côté de quelque chose est entretenue par d’innombrables photos de nos amis participant à des activités passionnantes. Le besoin de se divertir n’est jamais assouvi, et nous éloigne de ce qu’on appelle la «solitude productive». Réfléchir à nos actes et songer à nos futurs progrès personnels est la pierre angulaire de la solitude productive. Organiser notre temps pour y parvenir pourrait nous rendre plus heureux, plus forts et plus responsables. Autrement dit, cela permet de prendre du recul pour mieux retrouver la vie courante avec discernement et énergie.

Assumer sa solitude
Pour plusieurs, l’idée d’aller au concert ou au restaurant seul est source d’angoisse. Cette crainte peut nous priver de plaisirs. Les gens veulent faire des activités qui leur plaisent – aller au cinéma ou assister à un spectacle à l’affiche un seul soir, mais s’ils n’ont pas d’amis pour les accompagner, ils préfèrent y renoncer.

16 avril 2017

Coaching


J’ai découvert ma douance sur le tard, à la suite d’un divorce. J’ai délibérément consulte une psychothérapeute spécialisée dans les adultes surdoués (elle-même surdouée). Elle m’a ouvert les yeux sur moi. Je me suis beaucoup documenté dessus. Plusieurs années plus tard, après des milliers de pages lues et deux livres écrits, j’ai acquis une certaine expertise dans ce domaine. J’ai analyse ma vie passée et changé  mes comportements et mes actions pour enfin obtenir le meilleur de moi et m’épanouir dans ce monde de brutes. Aujourd’hui, je travaille jours après jours pour devenir la meilleure version de moi-même.

Suite à la publication de mes ebooks, j’ai répondu à de nombreux messages de surdoués en panique, perdus et émotionnellement troubles. Mon expérience m’a permis de les aider à délier leur esprit, à changer leur état d’esprit, à passer à l’action. Je leur ai donné les clés pour avancer. Dans un de mes ebooks, je parle de la difficulté de prendre conscience de sa douance et de la promesse de développement personnel qu’elle suscite. Je fais référence à un labyrinthe. “C’est comme trouver une porte en trompe l’œil dans un labyrinthe que l’on a emprunté des milliers de fois. Une porte qui ouvre sur un beau paysage et de belles perspectives. Il faut garder à l’esprit que la plupart des surdoués ne savent pas qui ils sont. Certains ont réussi pleinement leur vie dans un grand concours de circonstances. D’autres ont trouvé une clé par terre dans le labyrinthe et savent qu’il y a une porte quelque part pour sortir du cercle infernal. Beaucoup tournent en rond et végètent. Ils sont résignés. Ils vivent leur vie malgré tout, mais savent au fond d’eux que se cachent un être atrophié qu’ils auraient rêvé inconsciemment de voir s’épanouir…”

Votre état d’esprit doit être positif et déterminé. C’est le point de départ vers de nouvelles aventures. Si vous voulez avoir ce que vous n’avez jamais eu, il faut faire des choses que vous n’avez jamais faites. En me faisant la démarche de me consulter, je vous donnerai des clefs pour progresser dans votre vie face a ce cocktail explosif du surdoué fait d’intensité, de complexité et de détermination. Un des points les plus important pour un surdoué est de passer à l’action (je pense ici à la créativité notamment), car c’est elle qui va vous révéler, pas le seul fait d’être surdoué(e).

8 avril 2017

Recadrer la pensée

5 façons de recadrer votre pensée pour être comme Elon Musk.
Comment des esprits innovateurs comme Elon Musk et Steve Jobs ont-ils des idées révolutionnaires ? Voici cinq façons qui les font penser différemment.

-la pensée visionnaire;
-la pensée systémique;
-la pensée créative;
-la pensée critique/analytique;
-la pensée influente.

La pensée visionnaire
L'une des choses les plus passionnantes sur les êtres humains est notre capacité à imaginer des futurs alternatives futures. La pensée de Musk se définit dans un article intitulé The Secret Tesla Motors Master Plan, qui décrit les bases: trois générations de voitures, d'abord la voiture de sport super-high-end, puis une voiture familiale sportive à quatre portes, puis une voiture pour le grand public. Sa conviction que ses voitures seraient opérationnelles, mais seraient aussi convoitées par la suite. Sans doute, à l'époque, beaucoup de gens de l'industrie automobile riaient de sa naïveté. Ils ne rient plus maintenant.

La pensée systémique
L'idée ici est que souvent une occasion se révèle à vous parce que vous voyez le lien entre deux choses, leur interdépendance, que les autres ne voient pas.

La pensée créative
Si vous pensez utiliser des analogies dans une discipline ou un domaine où d'autres essaient également de résoudre le problème, vous ne trouverez pas de nouvelle solution. Vous devez aller en dehors du cadre existant. Vous faites cela en recherchant des modèles, ou vérités, qui sont des blocs fondateurs fondamentaux et ensuite en les appliquant à votre problème.

La pensée critique ou analytique
Une fois que nous aurons trouvé une solution potentielle, il y a une forte tendance pour nous d'essayer les solutions qui ont déjà été essayées, même si nous savons qu'elles ne fonctionnent pas.  Ce n'est pas logique; C'est social. Les humains ont un désir de s'intégrer, et ne pas être considérée comme différents. Une réflexion analytique ou critique solide peut nous donner la confiance nécessaire pour lutter contre ce conditionnement.

La pensée influente
Enfin, tous les innovateurs se heurtent au problème que les idées innovantes sont toujours incompatibles avec la logique et les croyances dominantes. C'est pourquoi la capacité d'influencer les autres pour considérer votre point de vue, et de réexaminer leur logique et leurs croyances, est critique. Cette compétence est un élément central du succès. La réputation de Steve Jobs pour la distorsion de la réalité est bien connue. À sa manière, Musk est tout aussi persuasif, en faisant confiance à sa propre logique interne et à ses instincts faceau refoulement.

L’écriture automatique

L’écriture automatique est un mode d'écriture dans lequel n'interviennent ni la conscience ni la volonté. Ce processus a au moins cinq champs d'application différents : littérature, psychologie, peinture, parapsychologie ou autohypnose. En tant que phénomène spirite, l'écriture automatique est appelée psychographie.

Origine
L'écriture automatique était une pratique spirite déjà rapportée par Hippolyte Taine dans la préface de la troisième édition de son ouvrage De l'intelligence paru en 1878 : « Il y a une personne qui, en causant, en chantant, écrit sans regarder son papier des phrases suivies et même des pages entières, sans avoir conscience de ce qu'elle écrit. À mes yeux, sa sincérité est parfaite ; or, elle déclare qu'au bout de sa page, elle n'a aucune idée de ce qu'elle a tracé sur le papier. Quand elle le lit, elle en est étonnée, parfois alarmée... Certainement on constate ici un dédoublement du moi, la présence simultanée de deux séries d'idées parallèles et indépendantes, de deux centres d'actions, ou, si l'on veut, de deux personnes morales juxtaposées dans le même cerveau ; chacune a une œuvre, et une œuvre différente, l'une sur la scène et l'autre dans la coulisse. ».

L’écriture automatique a été utilisée par les surréalistes comme un mode de création littéraire, permettant de s'émanciper de l'étroitesse de la pensée régie par la raison. Ce point est caractéristique du mouvement surréaliste. C’est au terme d’une quête sur la nature de l’inspiration poétique qu’André Breton formalisa cette technique appliquée à la création littéraire. Elle consiste à écrire le plus rapidement possible, sans contrôle de la raison, sans préoccupations esthétique ou morale, voire sans aucun souci de cohérence grammaticale ou de respect du vocabulaire. L’état nécessaire à la bonne réalisation est un état de lâcher-prise, entre le sommeil et le réveil (proche d’un état hypnotique).

Définition de l'écriture automatique par André Breton dans Manifeste du surréalisme (1924) : « Placez-vous dans l'état le plus passif ou réceptif que vous pourrez... écrivez-vite sans sujet préconçu, assez vite pour ne pas vous retenir et ne pas être tenté de vous relire ».

L’écriture automatique trouve un équivalent graphique dans la technique dite du frottage, inventée par Max Ernst en 1925 : elle consiste à laisser courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture), ce qui fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires.

L’écriture automatique dévie l’inconscient de la pensée. C’est l’imprudence du vocabulaire pour enfin libérer l’expression inconsciente à travers l’écriture. Cette technique trouve son inspiration en nul autre que le père de la psychanalyse, Sigmund Freud. Les lois, les termes ainsi que le lexique ne montrent aucune constance. C’est un jargon, fabriqué puis retranscrit sur papier. L’esprit saisit la main du medium pour entrer en contact avec le monde physique. Il écrit et dessine. Aucune liaison n’est visible, aucune union n’est en accord avec ce qui pourrait être un « vrai texte ».

C’est un moyen intermédiaire de lâcher prise en utilisant une autre manière transmettre sa pensée. Une forme de dictée inconséquente. En effet, les parapsychologues, les psychologues et les spirites sont de nos jours les plus propices à utiliser ce procédé. Elle est d’ailleurs encore et souvent adoptée pour recueillir ce qu’on sait d’un sujet lors d’un remue-méninge (brainstorming).

Elle s’inscrit dans le mouvement surréaliste puisqu’elle est avant tout le surpassement du réel. Elle pénètre au-delà de la motivation visible à l’homme. Elle donne l’opportunité à l’artiste qui veille en nous de s’exprimer. Le chef-d’œuvre est notre propre imagination fécondée, en isolant les matériaux considérés. Les lois littéraires ne sont pas crédibles et la grammaire fonctionnelle n’a aucune place dans l’écriture automatique. Elle cherche le mélange entre l’inconnu et l’invisible.

7 avril 2017

Le postulat de Kazimierz Dabrowski - Dabrowski -

Kazimierz Dabrowski (psychologue, psychiatre, médecin, écrivain et poète) postule que la personnalité s’élabore au cours de cinq niveaux de développement influencés par trois facteurs distincts :
-facteurs héréditaires;
-facteurs environnementaux;
-facteurs motivationnels dépendant de la volonté de l’individu (autonome et auto-déterminée, que Dabrowski nomme le 3ème facteur).

Selon cette conception, les facteurs héréditaires prennent en compte cinq éléments caractéristiques de la personnalité, strictement innés et regroupés sous le terme générique d’« hyperstimulabilités » (ou surexcitabilités), qui correspondent à des réactions extrêmes et constantes en réponse à des stimuli internes et externes, pouvant s’exprimer à travers cinq formes postulées génétiquement indépendantes : psychomotrice, sensuelle, imaginaire, intellectuelle et émotionnelle.

Michael Piechowski, qui travailla avec Dabrowski, définit l’hyperexcitabilité émotionnelle comme « la grande profondeur et l’intensité de la vie émotionnelle exprimée au travers d’une vaste gamme de sentiments, de ressentis, d’attachements, de compassion, d’un sens élevé de la responsabilité et d’une autocritique scrupuleuse ».


Shape of you

Pause musicale. Ed Sheeran est un artiste talentueux. Son titre "Shape of you":

https://www.youtube.com/watch?v=JGwWNGJdvx8

Refrain:
I'm in love with the shape of you
We push and pull like a magnet do
Although my heart is falling too
I'm in love with your body
And last night you were in my room
And now my bedsheets smell like you
Every day discovering something brand new
I'm in love with your body

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ed_Sheeran

Les surdoués adultes vus par une psychiatre

La notion du haut potentiel chez le sujet adulte est encore bien peu abordée, et le plus souvent absente du schéma de compréhension et de décision du psychiatre qui reçoit en consultation un de ces sujets. Ceci, pour différentes raisons :
-On en connaît de plus en plus sur la question des enfants précoces, au travers des problèmes de scolarité qu’ils peuvent rencontrer, ou des symptômes qui peuvent les amener dans les cabinets des psys. Leur devenir à l’âge adulte reste par contre encore bien peu connu.
-Le haut potentiel n’est pas une maladie, et les psychiatres, contrairement aux psychologues qui sont formés à la question de l’intelligence, n’ont aucune formation, voire aucune idée sur le sujet.
-Enfin, la plupart des enfants à haut potentiel seront des enfants heureux, et deviendront des adultes heureux. Et ce, probablement d’autant plus que ce potentiel aura été détecté, expliqué, et accompagné pour aller dans le sens de leur épanouissement.

Par contre, une fraction non négligeable de cette population, non détectée, ou bien ne bénéficiant pas d’un entourage familial ou éducatif adéquat, risquera de se trouver en situation de sous utilisation de ce potentiel, avec une difficulté dans la construction de leur personnalité, et dans la capacité à trouver un équilibre de vie épanouissant. Que risque le sujet adulte à HP non détecté au cours de sa vie, en termes de symptômes psychiatrique ?

Chez les sujets qui ont pu optimiser leur potentiel, dans le sens de la réussite professionnelle ou personnelle :
-Un risque anxieux avant tout.
L’anxiété semble quasi constante chez le sujet à HP, liée entre autre à un pseudo-perfectionnisme. Toute son échelle de valeurs est en effet biaisée dans la mesure où, pour le sujet à HP, la norme, c’est la perfection. L’anxiété sociale et relationnelle sera aussi communément retrouvée, car le sujet à HP non détecté n’a souvent pas conscience de son décalage par rapport à la moyenne, et aura tendance, surtout pour les femmes, à s’accorder peu de valeur. Ce manque d’estime de soi, associé à une hypersensibilité émotionnelle, seront des facteurs favorisants de décompensations dépressives.

-En aval du risque anxieux, un risque dépressif.
Trop d’activités, trop de projets, une hypersensibilité émotionnelle pouvant compliquer les rapports sociaux, des troubles du sommeil par incapacité à mettre sa tête au repos, et c’est le syndrome d’épuisement classique, qui est une dépression qui se manifeste notamment par une incapacité brutale à penser. Comme le sujet à HP présente un idéal du Moi très élevé (voire en plus un Surmoi très rigide…), et une fâcheuse tendance à vouloir dépasser ses limites, ce tableau dépressif pourra être subit, et surtout très mal toléré sur le plan narcissique, avec des risques de mise en danger important.

Les sujets qui n’ont pas pu utiliser leur potentiel dans le sens de la réussite sont plus difficiles à détecter en consultation psychiatrique, alors même qu’ils sont souvent en grande souffrance du fait de la sous-utilisation de leur intelligence.
Indéniablement, haut potentiel rime avec excès. Excès de sensations, excès de stimulations, excès de pensées, excès de sentiments, mais surtout excès d’énergie. Ces personnalités sont excessives, avec toutes un style différent, conditionné par le tempérament, qui est une donnée innée, et canalisées par ce qui aura été proposé par l’environnement.

Si l’environnement a été ouvert, curieux, tolérant et stimulant, mais aussi cadrant, l’énergie est canalisée sur une multitude de rails. Dans le cas contraire, l’excès d’énergie reste coincé à l’intérieur du sujet, et se retourne contre la personne. Ce qui produit une inhibition en surface, et la création de voies de sortie pathologiques de l’énergie en excès, au travers de symptômes, et ce d’autant plus que le milieu familial aura été pathogène ou non sécurisant. On retrouve là en premier lieu des symptômes anxieux et pseudo-obsessionnels, avec une dispersion de la pensée, des raisonnements obsédants, voire de vraies obsessions idéatives (la pensée classiquement décrite chez le sujet à HP comme arborescente perd –ou bien n’a jamais développé- son système de priorités et de tâches subalternes, et devient confuse et douloureuse). On trouve aussi un risque addictif, soit à des produits (cannabis et alcool préférentiellement), mais aussi des addictions comportementales comme des Troubles du Comportement Alimentaire, l’addiction à internet, ou tout simplement une addiction à la rêverie qui est en fait vivre sa vie en rêve, sans obstacles ni contraintes. Ces addictions ont pour fonction de permettre au sujet de se « vider la tête » face à une pensée qu’il n’arrive pas à canaliser et utiliser correctement.

Lorsqu’un adulte ou un adolescent de ce type arrive dans le cabinet d’un psychiatre, le psychiatre ne voit que la surface, l’inhibition ou les symptômes, et seule une attention particulière permettra de suspecter le HP caché. D’où un sacré risque de passer à côté d’une donnée centrale de la problématique, et de ne proposer qu’une prise en en charge partiellement efficace.

Alors, comment rendre la vie plus belle aux sujets à hauts potentiels adolescents et adultes ?
Le déroulement est en fait le même que pour l’enfant précoce qui rencontre un psychologue, et s’organise autour de trois étapes :

1/ Tout d’abord, il faut savoir reconnaître le Potentiel
Puis il faut transmettre au patient cette idée, et lui dire que cette hypothèse sera prise en compte dans la prise en charge, ce qui nécessite un peu d’assurance et de persévérance face à des patients parfois incrédules ou sceptiques, jusqu’à ce qu’ils arrivent à se l’approprier. Reconnaître le haut potentiel, veut dire aussi faire une relecture du parcours du sujet, et déterminer en quoi ce potentiel a pu être un plus ou un frein dans la réalisation de son épanouissement. Et cela veut enfin dire les encourager à assumer cette différence.

2/ La deuxième étape est de leur expliquer comment ils fonctionnent. Comment canaliser leur intelligence et leur énergie pour sortir de l’inhibition, des obsessions, comment arriver à se vider la tête pour retrouver le sommeil. Comment aussi retrouver un plaisir à utiliser son intelligence, là où penser est souvent devenu une contrainte, voire une torture. Une approche en thérapie corporelle associée (relaxation, psychomotricité) sera souvent conseillée.

3/ La dernière étape sera de les remotiver, autour de la reprise d’études, de projets professionnels, autour d’un projet artistique ou créatif. Toutes les idées, leurs idées sont bonnes à prendre, car on sait bien qu’un sujet à haut potentiel motivé aura les moyens de réussir ce qu’il entreprend.

Alors bien sûr il y a aussi le reste du travail psychiatrique et psychothérapique, en gardant à l’esprit que ce travail ne pourra produire de bons résultats chez le sujet HP que dans un cadre particulièrement interactif et explicite.

Surdoué(es) ?

Qui dit surdoué ne dit pas forcément parcours brillant. De fait, nombreux sont les adultes, autrefois enfants intellectuellement précoces, à ignorer leurs capacités. Voici quelques repères pour se situer.

En l'absence d'un dépistage généralisé, des milliers d'enfants, et en conséquence des dizaines de milliers d'adultes, sont surdoués sans s'en douter le moins du monde, car ils ne se trouvent pas très au point justement. Ils partagent l'idée communément admise que quelqu'un de très intelligent, ça se voit, ça réussit ses études et ça poursuit une brillante carrière. Donc, en l'absence d'une telle réussite, ils ne peuvent se concevoir comme surdoués et lorsque vous émettez cette hypothèse les concernant, ils commencent par nier farouchement, vous dressant la liste de tous leurs échecs, éberlués par l'incongruité d'une affirmation aussi peu crédible à leurs yeux.

Or, être surdoué, c'est d'abord une question de neurophysiologie, un bagage génétique qui se transmet de génération en génération. Cela se traduit, entre autres, par une myélinisation accrue des neurones, c'est-à-dire un gainage plus important des prolongements neuronaux qui augmente la vitesse de transmission des informations, en limite la déperdition et conduit le cerveau à utiliser moins d'énergie dans son fonctionnement courant. Les diverses zones cérébrales sont aussi mieux connectées entre elles, ce que permet une pensée plus globale, souvent plus intuitive, qui joue beaucoup de tours au surdoué confronté à un système scolaire ou professionnel qui ne valorise pas cette manière inhabituelle de réagir.

Cette différence de câblage dote aussi le surdoué d'une plus grande acuité de ses cinq sens et lui apporte une plus grande sensibilité émotionnelle, souvent mal accueillie par l'entourage. On pointe son hypersensibilité, voire son manque de maturité, alors que ses tendances à l'empathie sont spontanément plus fortes. Bref, être surdoué, c'est avoir un cerveau qu'il faut apprivoiser comme si on conduisait une voiture de grand prix, ce qui rend les choses bien plus compliquées qu'être au volant d'une berline familiale.

Puisqu'il s'agit d'une transmission héréditaire, repérable dès les premiers mois de l'existence pour un oeil averti, il en découle que si votre enfant a été diagnostiqué surdoué, vous ou votre conjoint l'êtes aussi, voire vous l'êtes tous les deux, car les surdoués ont tendance à s'attirer. De même, si vous ne vous sentez pas trop bien dans votre peau, si vous vous posez beaucoup de questions, avec l'impression d'être souvent en décalage avec autrui, repérer les caractéristiques qui font éventuellement de vous un ou une surdoué(e), vous permettra de découvrir vos meilleurs atouts dans la vie.

Vous ennuyiez-vous à l'école, sans comprendre pourquoi l'enseignant répétait plusieurs fois la même chose? Pour trouver le temps moins long, vous envoliez-vous dans vos rêves ou faisiez-vous le pitre plutôt? Aviez-vous des notes en dents de scie, selon ce qui vous passionnait sur le moment ou encore selon votre sympathie pour le professeur? Trouviez-vous difficile d'apprendre par coeur, alors que vous connaissiez vos cours sans les avoir révisés, si cela vous intéressait? 

Avez-vous décroché à un moment de votre parcours scolaire, en globalité ou dans certaines matières, car tout cela vous dépassait et n'avait guère de sens pour vous? Avez-vous des capacités de concentration et de mémoire qui étonnent autour de vous, mais seulement si vous êtes motivé(e)? Êtes-vous capable de vous remémorer des détails anodins que vous êtes seul(e) à avoir remarqués? Adorez-vous découvrir des choses et partager ce que vous avez appris? Êtes-vous d'une étourderie parfois handicapante, car votre esprit est déjà passé à l'idée suivante? Avez-vous l'impression de ne pouvoir vous arrêter de penser, au point que cela vous donne le vertige et que cela agace vos proches? Vous trouvez-vous trop sensible, trop révolté(e) par l'injustice, l'hypocrisie, etc.? 

Ou alors avez-vous l'impression d'avoir enfoui toutes ces choses au fond de vous pour arrêter de souffrir, être comme tout le monde et cesser de vous faire remarquer? Sans doute serait-il temps pour vous d'arrêter de cacher vos véritables richesses, d'apprendre à vous aimer pour vous sentir mieux avec vous-même et avec les autres. 

6 avril 2017

Reconnaître un surdoué

Adultes surdoués: comment les reconnaître?
Hypersensible, anxieux, perfectionniste... Un surdoué adulte est souvent en décalage malgré ses efforts pour se fondre dans la masse. Des surdoués, vous en avez sûrement autour de vous, mais vous n'avez peut-être jamais pensé à les identifier comme tels. Sans doute connaissez-vous quelqu'un qui vous fascine par ses connaissances, vous charme par son brio et son impertinence ou encore vous agace par de longues explications fourmillant de détails, ou vous interrompt par des questions qui paraissent sans rapport. 

Des personnalités souvent hypersensibles
Vous êtes peut-être intrigué, au contraire, par la retenue et le silence d'un de vos proches. Vous trouvez curieux qu'il ne participe pas à la conversation, tout en ayant l'air de ne pas en laisser passer une miette, par un regard vif posé sur les interlocuteurs et par un commentaire si pertinent tout à coup qu'il fait basculer un échange anodin en réflexion d'une profondeur inattendue. Il y a aussi certainement dans votre entourage un râleur invétéré, qui n'est jamais content, de lui-même, des autres et de la manière dont va le monde, qui trouve que les gens ne comprennent rien à rien, que l'on va droit dans le mur et que si on suivait ses idées, tout irait bien mieux, c'est évident. Vous aurez sans doute déjà rencontré une personne qui vous est apparue hypersensible, fortement préoccupée par des sujets bien loin de votre quotidien, facilement anxieuse par rapport à ce qu'elle vit et qui ne vous perturberait pas autant à sa place, quelqu'un qui se dit souvent qu'il ne va pas y arriver et qui semble se compliquer la tâche par un souci du détail qui confine à un perfectionnisme excessif à vos yeux.

Des adultes qui dérangent
Bref, les surdoués ne sont pas que des enfants qui attirent l'attention lorsqu'ils ont des difficultés scolaires incompréhensibles au vu de leur potentiel. Ce sont aussi des adultes qui se vivent souvent en décalage, dans leur univers professionnel comme personnel. Mais est-ce que ce sont eux qui s'excluent ou se marginalisent par leur grande sensibilité, leur sens impérieux de la justice, leur rejet bruyant de l'hypocrisie et des faux-semblants, leur silence face à l'absurdité des choses ou leurs sarcasmes lorsqu'ils n'en peuvent plus de se taire? Ou est-ce que ce sont les autres qui, ne fonctionnant pas sur le même plan, ont les plus grandes difficultés à les intégrer, à accepter leur différence et à ne pas se sentir dévalorisés, ce qui est pourtant la dernière chose que souhaite généralement faire le surdoué?

Pourtant, ils font tout pour être comme les autres
Le grand problème de celui-ci, qui le tenaille depuis l'enfance, est en effet d'essayer au maximum d'avoir l'air comme tout le monde, de ne pas en rajouter pour se faire remarquer, sauf peut-être dans le chahut et les bêtises ou là, son intelligence à faire le pitre pourra le rendre acceptable aux yeux de ses camarades. Il a ainsi tendance à développer un "faux-self", c'est-à-dire une personnalité de façade qui intègre au maximum la norme, celle de son éducation familiale, celle de l'école ou celle des relations avec autrui, telles qu'il les perçoit. Il y met tout son talent et ce n'est qu'en cas d'échec patent qu'il se réfugie dans l'agressivité, la rêverie, le mutisme ou les comportements auto-destructeurs, en réaction à un monde qu'il ne comprend pas et qui ne semble pas non plus comprendre tous les efforts qu'il fait pour se conformer.

Conseils de méditation

Le généticien Matthieu Ricard est l'homme le plus heureux du monde, selon les chercheurs. Il a tourné le dos à la vie intellectuelle parisienne il y a quarante ans et s'est installé en Inde pour étudier le bouddhisme. Il est maintenant un proche du Dalaï-Lama et un érudit respecté de la religion. Il semble que la méditation quotidienne a des avantages pour lui, notamment de renforcer la capacité d'être heureux.

Le neuroscientifique Richard Davidson a connecté le cerveau de Matthieu Ricard avec 256 capteurs à l'Université du Wisconsin dans le cadre de la recherche sur des centaines de praticiens avancés de la méditation. Les scans montrent que, lorsqu'on médite sur la compassion, le cerveau de Ricard produit un niveau d'ondes gamma - celles liées à la conscience, à l'attention, à l'apprentissage et à la mémoire - jamais rapportées dans la littérature sur les neurosciences. La compassion est le secret principal de Ricard pour être l'homme le plus heureux dans le monde.

Les scans montrent également une activité excessive dans le cortex préfrontal gauche de son cerveau par rapport à son homologue droit, lui donnant une capacité anormalement grande pour le bonheur et une propension réduite à la négativité. La recherche sur ce phénomène, connu sous le nom de «neuroplasticité», en est à ses débuts et Ricard a été à l'avant-garde des expériences innovantes avec d'autres scientifiques de premier plan à travers le monde.

Voici les sept conseils de Matthieu Ricard pour apprendre et pratiquer la méditation:
1) Un esprit sain devrait agir comme un miroir - les visages peuvent se refléter dans une glace, mais ne s'y impriment pas. Utilisez la même technique avec les pensées - laissez-les passer dans votre esprit, mais qu'elles ne s'attardent pas.

2) Il est impossible d'arrêter les pensées qui nous viennent à l'esprit. Cependant, se concentrer sur un son particulier ou la respiration entrante et sortante calme l'esprit et nous donne une plus grande clarté. Contrôler l'esprit, ce n'est pas réduire votre liberté, c'est ne pas être esclave de vos pensées. Pensez à diriger votre esprit comme un bateau plutôt que de le laisser dériver.

3) Être conscient - accordez de l'attention aux sensations que vous ressentez lorsque vous inspirez et expirez. Si vous remarquez que votre esprit vagabonde, ramenez le simplement à se concentrer sur votre souffle. C'est ce que l'on appelle la pleine conscience. Vous pouvez l'appliquer à d'autres sensations pour vous amener dans le «présent» plutôt que de s'attarder sur le passé ou sur l'avenir. Vous pouvez vous concentrer, par exemple, sur la chaleur, le froid et les sons que vous entendez.

4) Une fois que vous avez atteint une certaine maîtrise dans ce domaine, vous pouvez l'utiliser pour cultiver des qualités telle que la gentillesse, ou à gérer les émotions qui vous perturbent. Matthieu Ricard dit que tout le monde a déjà ressenti l'amour absolu, mais en général il ne dure environ que quinze secondes, mais vous pouvez tenir et nourrir ce sentiment présent en vous concentrant sur lui dans la méditation. Si vous le sentez devenir flou, vous pouvez le réveiller consciemment.

5) Lorsque vous jouez du piano, jouez pendant vingt minutes aura un impact beaucoup plus important dans le temps que quelques secondes. La pratique régulière est également indispensable comme l'est l'arrosage d'une plante.

6) Vous pouvez utiliser la méditation pour prendre vos distances avec les émotions négatives. Mathhieu Ricard dit: "Vous pouvez regarder votre expérience comme un feu qui brûle. Si vous êtes conscient de la colère, vous n'êtes pas en colère, vous êtes conscient. Être conscient de l'anxiété n'est pas être anxieux, c'est être conscient." En étant conscient de ces émotions, vous n'ajoutez plus de carburant au feu et elles vont brûler entièrement.

7) Vous verrez les avantages dans votre niveau de stress et votre bien-être général ainsi que les changements dans votre cerveau en pratiquant régulièrement la méditation. Ceux qui disent ne pas avoir assez de temps pour méditer devraient regarder les avantages: Si la méditation vous donne les ressources pour faire face à tout le reste de la journée, cela semble bénéfique de méditer 20 minutes par jour.

Https://fr.wikipedia.org/wiki/Matthieu_Ricard
Ricard utilise 3 types de méditation: La compassion, la conscience ouverte et la conscience analytique. Il a passé cinq ans dans la méditation solitaire, en grande partie dans une cabane isolée à la  montagne.

Développer sa curiosité et sa créativité

6 conseils pour développer sa curiosité et sa créativité au quotidien !

1. Gardez l’esprit ouvert !
C’est un point essentiel. Soyez ouvert pour apprendre, désapprendre et réapprendre encore. Certaines choses que vous savez et croyez sont peut-être fausses, et vous devez être prêt à accepter cette possibilité pour changer votre point de vue. Gardez à l’esprit que seule la remise en question vous permettra d’évoluer dans le bon sens.

2. Ne prenez pas les choses pour acquises
Si vous vous contentez de voir le monde tel qu’il est, sans chercher à creuser plus profondément, vous perdrez certainement la « sainte curiosité » évoquée par Einstein. Ne considérez jamais rien comme acquis, car les idées ou les connaissances que vous possédez à un instant donné peuvent évoluer par la suite. Votre ignorance de certains éléments ou votre humeur du moment peuvent fausser votre jugement. Essayez de creuser plus profondément sous la surface des choses et abreuvez-vous de ce qui vous entoure.

3. Ne cessez jamais de vous questionner
Pour comprendre comment booster sa créativité, il faut être prêt à creuser plus profondément sous la surface des choses. Un bon moyen de le faire est de se poser ces questions:

Qu’est-ce que c’est?
Pourquoi c’est fait de cette façon?
Quand cela a-t-il été créé?
Qui l’a inventé?
D’où ça vient?
Comment ça marche?
« Quoi », « pourquoi », « quand », « qui », « où » et « comment » sont les meilleurs amis des gens curieux.

4. Ne qualifiez pas quelque chose « d’ennuyeux » trop vite
Chaque fois qu’on définit quelque chose comme étant ennuyeux, on sabote une opportunité de développer sa curiosité. Les gens curieux ne sont pas du genre à qualifier d’emblée quelque chose de « rébarbatif ». Au lieu de ça, ils vont toujours voir ces choses comme une opportunité d’apprendre, une porte vers un nouveau monde passionnant.

5. Voyez l’apprentissage comme quelque chose d’amusant
Si vous voyez l’apprentissage comme un fardeau, il y a peu de chances que vous soyez tentés de creuser plus profondément lorsque vous découvrez quelque chose. Au contraire, si vous le voyez comme quelque chose d’amusant, vous allez naturellement vouloir approfondir le sujet. Regardez la vie à travers le prisme du plaisir et de l’excitation, et profitez du processus d’apprentissage (ce dernier est souvent plus gratifiant que la découverte en elle-même). Les enfants sont souvent de bons exemples de ce type d’attitude.

6. Élargissez vos lectures !
Ne passez pas trop de temps sur un seul domaine. Jetez un œil à d’autre univers et souvenez-vous des premiers et quatrièmes conseils de cette liste. Un bon moyen de faire cela est de lire des magazines de vulgarisation.

5 avril 2017

Booster sa créativité

7 techniques infaillibles pour booster sa créativité !

1. Dépassez la peur de l’échec
Créer nécessite d’échouer de temps à autres. Échouer n’est pas grave en soi, cela sous-entend déjà qu’on a essayé. L’important est de ne pas se décourager, et surtout ne pas laisser le fruit de cet échec pourrir vos initiatives futures.

2. Notez vos idées
Toujours, tout le temps, NOTEZ VOS IDÉES ! Emportez toujours un carnet avec vous, ou bien confiez les à OneNote ou Evernote. La créativité c’est de l’inspiration, mais aussi un peu d’organisation.

3. Changez d’air pour renouveler l’inspiration
Si vous vous sentez en panne d’inspiration, sortez, allez faire un tour, aérez-vous l’esprit. La science a prouvé qu’une simple promenade avait le pouvoir d’encourager votre cerveau à être plus créatif.

4. Ne vous obstinez pas lorsque vous allez dans la mauvaise direction
Parfois on a une super idée, mais il n’est pas possible de la mettre en œuvre. C’est frustrant, c’est sûr. Mais orienter votre énergie vers une solution plus concrétisable sera préférable au fait de stagner dans une idée qui n’a pas d’avenir.

5. Dézoomez
Éloignez-vous de votre projet pour en avoir une vision plus globale, quitte a rester un peu plus dans le flou à cette étape là. Il se pourrait que des idées périphériques à votre idée de base vous viennent à l’esprit et enrichissent votre projet ! Les cartes mentales (mind mapping) sont un moyen privilégié pour développer votre pensée en arborescence et générer un maximum d’idées transverses.

6. Sortez de votre zone de confort
La créativité est une notion ambivalente. Bien sûr, elle se nourrit de liberté mais une dose de contraintes ne lui fait pas de mal de temps à autres. Alors n’ayez pas peur de prendre quelques risques, vous en ressortirez grandi !

7. Portez un regard extérieur à votre idée
Qu’il s’agisse d’une idée ou d’une problématique, il est conseillé de prendre du recul pour porter un regard différent dessus. Par exemple, laisser passer quelques jours. Une autre technique consiste à se demander comment telle ou telle personne reconnue pour son ingéniosité aurait fait sur une problématique donnée.

Paul Gaugin

Citation du peintre Paul Gaugin: "Pour voir je ferme les yeux."

Humour noir

Une étude prouve que la sensibilité à l'humour noir est liée à une intelligence supérieure à la moyenne. Une étude scientifique établit un lien très fort entre votre intelligence et votre sensibilité à l’humour noir. Et en plus de cela, un lien avec l’agressivité a aussi été mis en lumière. Dans cette expérience, les chercheurs ont observé les réactions de 156 personnes face à des dessins satiriques.
Parmi ces dessins, on pouvait notamment voir celui d’une femme venant identifier le corps de son mari à la morgue et dire au médecin légiste qui soulève le drap mortuaire : « Oui c’est mon mari… Mais quelle lessive utilisez-vous pour obtenir un blanc aussi éclatant ? ».

Forcément, ces dessins ont provoqué des réactions très différentes selon les personnes, et ces dernières ont été triées selon leurs réactions. Les scientifiques ont dégagé un premier groupe dont la réaction était positive. Et ce groupe a obtenu les meilleurs résultats aux tests verbaux et non-verbaux de QI. Le second groupe était composé de personnes qui avaient moyennement apprécié les dessins. Ceux-ci ont obtenu des résultats moyens aux tests d’intelligence. Enfin, le troisième groupe, qui n’avait pas apprécié les dessins, ont obtenu des résultats encore plus faibles.

Des résultats qui montrent une évidente corrélation entre la sensibilité à l’humour noir et le niveau du QI comme l’explique l’étude : « Cela confirme des recherches précédentes selon lesquelles le sens de l’humour entretient un lien avec l’intelligence. Mais cela contredit la croyance usuelle selon laquelle les personnes ayant un humour noir sont plus maussades et tendent à être sadiques. » En effet, leur étude a aussi révélé que le niveau d’agressivité des personnes testées avait un lien relatif avec l’appréciation de l’humour noir. Le premier et le troisième groupe n’ont montré aucun signe de colère, tandis que le second groupe (celui qui avait des résultats moyens) était composé de membres plus agressifs. Selon les chercheurs, le fait d’apprécier l’humour noir « implique un mécanisme complexe d’analyse des informations » qui permettraient de réguler la mauvaise humeur et le niveau d’agressivité.

4 avril 2017

Conseils pour réactiver son imagination et la libérer

L’imagination est sans doute le don le plus précieux qui est alloué à l’être humain à la naissance. C’est parce que nous avons la faculté d’imaginer ce que nous désirons que nous sommes à présent l’espèce dominante sur la planète. C’est aussi parce que nous imaginons que chaque jour est différent du précédent, et de ceux à venir. Malheureusement, beaucoup de gens perdent cette fabuleuse aptitude en vieillissant. Préoccupés par les tracas du quotidien, ils ont perdu l’habitude de rêver éveillé et de percevoir la vie comme peuvent le faire les enfants, par exemple. C’est d’autant plus dommage que l’imagination est la source même de la créativité.

La créativité est une qualité innée
Rejetez l’idée voulant que la créativité est réservée aux seuls artistes, aux inventeurs ou autres gens   « spéciaux ». La créativité est votre héritage humain, un don de naissance. Commencez à développer une image de vous-même en tant qu’individu créatif. Exercez votre imagination et arrêtez de dire:     « Je ne suis pas créatif du tout». Au lieu de ça, faites en sorte de découvrir de quelle manière vous êtes, ou pouvez-être, vraiment créatif.

Intuition vs logique
Respectez et réactivez votre intuition. Prenez conscience de votre subconscient et développez l’habitude de garder contact avec votre voix intérieure. Notre culture a injustement rejeté l’intuition comme une forme de connaissance féminine, favorisant  la logique. Pourtant, l’intuition et la logique ne sont pas forcément incompatibles dans une optique de poursuite de la connaissance. Il vous faut comprendre les limites de la logique. Souvenez-vous que de nombreuses idées créatives sont issues en dehors des schémas de pensée linéaires.

Reconsidérez vos croyances
Réfléchissez et réexaminez ce que vous croyez être vrai – sur vous-même, vos capacités, votre travail, et sur le monde qui vous entoure en général. Souvent nos hypothèses, ce que nous croyons être vrai, nous empêchent de considérer des alternatives créatives.

Bannissez la « zone de confort »
Prenez des risques. Surmontez votre peur de l’inconnu. Essayez de nouvelles façons, de nouvelles idées et de nouvelles choses. Les règles et la routine sont les ennemies de la créativité. Si la routine fait partie intégrante de votre environnement professionnel, brisez-la sur votre temps personnel. Reconsidérez les « règles » pour déterminer si elles sont vraiment utiles. Analysez votre peur du risque et apprenez progressivement à la maîtriser.

Changez de décor
Renouvelez-vous, rafraîchissez-vous, en un mot : recréez-vous !  Tentez un changement de décor, même brièvement. Achetez plus de jouets et jouez plus. La recherche a d’ailleurs montré que le jeu peut aider à faire croître les cellules cérébrales. De plus, un nouvel environnement peut souvent allumer l’étincelle qui donne naissance à de nouvelles idées, de nouvelles façons de penser.

Émerveillez-vous comme un enfant
Retrouvez et réappropriez-vous votre curiosité innée. Recapturez votre capacité d’émerveillement enfantine. Beaucoup de grands bonds en avant ont été initiés par des questions simples. Picasso a rejeté le « premier principe » de la peinture (un point de vue unique) afin de développer l’approche cubiste, qui a révolutionné le monde de l’art.

Renoncez à la perfection
Si vous n’avez pas besoin d’être un artiste pour être imaginatif et créatif, renouer avec celui qui est en vous peut-être un moyen très efficace d’entretenir un dialogue avec votre imagination. Vous pouvez prendre des leçons de dessin ou de musique, apprendre à chanter, danser ou jouer. Acceptez et embrassez l’imperfection, en gardant conscience que votre imagination, comme un muscle, sera renforcée par vos efforts.

La compétition… avec modération
Réduisez votre esprit de compétition. La recherche a montré que la concurrence, contrairement à la croyance populaire, freine davantage la créativité qu’elle ne l’inspire. Pourquoi ? Parce que les situations extrêmement compétitives amènent les gens à jouer la sécurité, à mettre l’accent sur les résultats plutôt que sur les processus.

Faites-vous l’avocat du diable
Réaffirmez vos croyances en considérant ouvertement le point de vue opposé de celui qui vous vient spontanément. Jouez l’avocat du diable avec vous-même. Cet exercice vous permettra de renforcer ou de remodeler vos croyances.

Multipliez les idées
Réactivez le remue-méninge. Faites-en une habitude. Résistez à l’envie d’opter pour la première solution ou idée raisonnable venue. Générez autant d’idées que vous le pouvez, même celles qui vous paraissent complètement farfelues. Différez l’évaluation et le jugement d’une situation ou d’un problème. Réaménagez, rassemblez, reconsidérez et recyclez vos idées. Essayez de faire des combinaisons d’idées insolites.

Reconsidérez les « problèmes »
Redéfinissez les problèmes. Parfois, notre première impression d’un problème peut être incorrecte. De combien de façons pouvez-vous réagir à un problème? Par exemple, certaines entreprises ont constaté que le «problème» des employés arrivant souvent en retard ou demandant plus régulièrement des congés pouvait être résolu en leur proposant des horaires flexibles ou du télétravail. L’idée, c’est avant tout de rechercher le problème derrière le problème.

Concrétisez vos idées
Réengagez-vous à la réalisation de vos idées. Une fois que vous aurez renforcé votre imagination et développé votre créativité, vous vous sentirez plus confiant dans les résultats. Plus vous vous autoriserez à exercer votre imagination, plus heureux et productif vous pourrez être !

Rêveur professionnel à tendance explorateur

Philippe Starck, invité dimanche de C’est arrivé demain sur Europe 1 (voir lien ci-dessous), aime se définir comme un "rêveur professionnel à tendance explorateur". Son inspiration prolifique n’a aucune limite. Le créateur de génie a récemment réinventé le champagne, rendu sa noblesse à la bière et bâti rien de moins que "le plus grand voilier privé de l’histoire de l’humanité". Un monstre marin futuriste de 22 000 tonnes, aux voiles transparentes et à la cale de verre.

Cette fulgurance d’idées, Philippe Starck la doit a un rituel d’introspection bien précis, qu’il pratique chaque matin dans ses nombreux lieux de vie itinérants. "Je vis avec ma femme et ma fille de cinq ans, loin de tout, au milieu de nulle part, au milieu de la forêt, de la mer, de la boue, des dunes, dans des cabanes sans eau ni électricité, raconte-t-il. Et tous les matin à 7h, devant une petite table de cuisine à un mètre de mon lit, tout nu, je suis en face de moi-même, en face de ma feuille blanche, toujours la même." C’est donc uniquement dans cet environnement dépouillé que son cerveau peut se mettre en marche. "Une fois qu’on on est seul, qu’on a pas écouté la radio, pas regarder la télé, pas lu les journaux, on est obligé de puiser à l’intérieur de soi-même, de ses propres réflexions, de ses propres intuitions".

Le niveau de production de Philippe Starck est hors-norme. "Je travaille sur un gros projet tous les jours et demi. C’est une maladie mentale", confie cet insatiable curieux, animé par la nécessité de comprendre le monde et son fonctionnement. "Ce travail de lecture de compréhension, de gisement à l’intérieur de son propre inconscient, c’est mon boulot et je fais ça nuits et jours et pour toujours peut-être".

http://www.europe1.fr/culture/philippe-starck-je-travaille-sur-un-gros-projet-tous-les-jours-et-demi-cest-une-maladie-mentale-3195815

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Starck