19 avril 2020

Confinement et solitude

Le confinement et les moments de solitude permettent de se retrouver, de faire le point avec soi-même : se laver les dents, prendre sa douche, se balader seul. Il est simple de perdre du temps. Mais c'est aussi pendant ces moments avec soi-même que l'on peut avoir ses idées les plus brillantes. Comment vivre la solitude alors ? Un conseil : considérer la solitude comme une activité à part entière !

La psychanalyste Françoise Dolto disait que « la solitude m'a toujours accompagnée, de près ou de loin, comme elle accompagne tous ceux qui, seuls, tentent de voir et d'entendre, là ou d'aucuns ne font que regarder et ecouter. Amie inestimable, ennemie mortelle - solitude qui ressource, solitude qui détruit, elle nous pousse à atteindre et à dépasser nos limites. »

Charles de Gaulle écrivait que « dans le tumulte des hommes et des événements, la solitude était ma tentation. Maintenant, elle est mon amie. De quelle autre se contenter quand on a rencontré l'Histoire. »

Coco Chanel pensait que les hommes et les femmes réagissent différemment à la solitude : « Il n’y a rien de pire que la solitude. La solitude peut aider un homme à se réaliser ; mais la solitude détruit la femme. »

Le philosophe Gilbert Simondon pensait que « la véritable relation transindividuelle ne commence que par-delà la solitude », et que « le véritable individu est celui qui a traversé la solitude ; ce qu’il découvre au-delà de la solitude, c’est la présence d’une relation transindividuelle. » Une relation transindividuelle est une relation qui dépasse l'indivu, qui le transcende.

La solitude est un élément essentiel de la découverte de soi et de la maturité émotionnelle. La réflexion qui en résulte peut amener à une connaissance approfondie de soi. Être seul nous force à réfléchir sur tous les facettes de notre personnalité.

Michel de Montaigne a popularisé l'idée de la solitude comme un moyen intellectuel de nous séparer de la foule et, par la même, de se forger un point de vue unique et une certaine indépendance d'esprit.

Martin Heidegger, qui avait l'habitude de s'isoler dans un cottage (« la hutte ») à la montagne, disait que « la solitude n'est pas faite pour échapper au monde, mais pour le rencontrer ». Dans le même ordre d'idée, le cinéaste Ingmar Bergman, qui s'isolait aussi dans une cabane en bois, écrivait : « ici, dans ma solitude, j'ai l'impression que je contiens beaucoup d'humanité ».

En effet, dans le silence, nous pouvons entendre le monde autour de nous. Cette solitude nous apporte une grande authenticité, que nous pouvons entretenir et afficher lorsqu'on se retrouve au milieu des autres. La clé de la créativité est un équilibre entre se concentrer sur soi et se concentrer sur les autres, entre intériorité et extériorité, entre profondes réflexions et actions motivées.

Immergez-vous dans la solitude. Accordez-vous du temps et de l’espace afin de parvenir à vous éloigner des attentes extérieurs, des conversations, du bruit, des médias et de la pression. Prenez chaque jour le temps de sortir marcher et de réfléchir. Asseyez-vous sur un banc dans un parc et regardez autour de vous. Partez en voyage, afin de réfléchir. Qu’importe ce que vous faites, éloignez-vous de ce qui vous distrait et vous empêche de contempler votre vie et la direction que vous voulez lui donner. Dans la solitude, vous devrez vous sentir indépendant et auto-suffisant, et non seul, dans le besoin, ou effrayé.

Tout le monde a besoin de passer du temps seul, que vous soyez introverti, extraverti, célibataire, en couple, jeune ou vieux. S’isoler est nécessaire pour se régénérer, s’écouter, pour trouver la paix intérieure, et pour réaliser que la solitude, lorsqu'elle est voulue, n’est pas une mauvaise situation, mais bien davantage un passage libérateur de votre existence. Si vous êtes créatif, vous pourriez découvrir que la solitude stimule votre créativité. Il est bon de collaborer avec d’autres personnes de temps en temps, mais il est difficile d’être réellement créatif lorsque vous êtes constamment entouré de gens. Prenez du recul et puisez dans votre créativité.

Et n'oubliez pas : c'est votre attention qui détermine votre réalité.

14 février 2020

Comment changer sa perception de la vie ?

Voyons plusieurs approches de notre vie, différentes visions qui vont nous permettre de voir les choses différemment et d’ajuster notre comportement pour réaliser pleinement notre potentiel et merveilleusement s’épanouir.
 
Notre vision
Commençons d’abord par cerner notre situation et à comprendre notre vision du monde. C’est le cœur de notre algorithme et de notre vision actuelle de la société. Quelle est notre occupation quotidienne (essentiellement le travail, mais cela peut être une activité privée ou associative) ? Quelles sont nos expériences passées ? Comment percevons-nous notre vie professionnelle ? Où vivons-nous ? Où avons-nous vécu ? Aimons-nous notre environnement actuel ? Avons-nous en mémoire un lieu que nous regrettons ? Ou une destination de rêve ? Les questions sont multiples. Il s’agit de mettre au clair où nous en sommes. Le but de cette démarche n’est pas d’avoir des regrets ni d’être satisfait de nous-mêmes, il faut juste être honnête. J’ai constaté que le monde moderne se divise en deux types de personnes, ceux qui se sous-estiment et ceux qui se surestiment. Essayons d’avoir une approche simple et authentique de qui nous sommes. 

La vision de nos proches
Il s’agit essentiellement des parents. Ce sont eux qui nous ont éduqués, donc qui nous ont transmis le paradigme qui organise notre personnalité. Les proches regroupent aussi, au second plan en général, la famille au sens large et les amis. Toutes ces personnes souhaitent que vous soyez heureux, que vous vous intégriez dans la société et donc que vous rentriez dans la boîte qui vous a été attribuée.

La vision neutre
C’est celle du passant, de la personne que vous croisez pour la première fois ou que vous rencontrez tous les jours, mais qui ne vous connaît pas et dont vous ne savez rien. Elle ne vous veut pas de mal, mais se moque de ce que vous faites et de vos projets. À l’occasion d’une rencontre impromptue, elle ne vous contrarierait pas sur les souhaits que vous avez. Si vous partagiez avec elle votre envie de construire une capsule spatiale et d’aller sur la lune, elle vous encouragerait probablement. Elle est neutre. Elle s’en fout, en fait.

La vision divine
C’est une vision mystique de la vie. En délivrant votre savoir aux autres (sous forme d’enseignement, par exemple), vous partagez votre don avec le monde. Vous faites un monde meilleur, vous aidez votre prochain. Cela peut paraître un peu extravagant, mais cette vision est nécessaire pour donner du sens à nos vies. Prenons un exemple. Une amie me confessait que son travail d’aide-soignante dans une maison de retraite la déprimait. Les astreintes de nuit, les soins lourds et humiliants à donner aux patients, les émotions liées à la décrépitude, tout un environnement qui détruit à petit feu. Je lui ai suggéré de voir la situation de façon différente, histoire de lui remonter le moral. En lui disant que ce travail était pour moi un vrai sacerdoce, il comportait un aspect essentiel : donner de la dignité à des êtres humains qui sont les naufragés de nos sociétés modernes (autrefois les vieux mourraient en famille). Cette vision philosophique permet de donner du sens à des tâches souvent ingrates. Chacun d’entre nous avons une place essentielle dans la société et sur Terre. Essayons de voir cet aspect mystique dans notre vie quotidienne.

La vision des mentors
Vous pouvez avoir un ou plusieurs mentors. Ce sont des personnes que vous connaissez personnellement, que vous suivez sur Internet ou que vous lisez régulièrement. Ils vous apportent une bouffée d’air frais dans votre vie. Leur vision du monde vous encourage à progresser, à grandir, à devenir la meilleure version de vous-mêmes. Ils vous encouragent à opérer des changements dans votre vie. Leur approche est dynamique et pleine de promesses.

Nous venons donc de détailler cinq façons de voir le monde, comme cinq paires de lunettes qui nous donnent une vision différente de la vie. Ils en existent beaucoup d’autres. Chacun est libre d’établir son propre éventail de visions. Celles-ci sont cependant les principales, mais rien n’interdit d’avoir d’autres approches comme une vision systémique, une vision  pragmatique, une vision aristocratique, etc… Le plus important est de changer de lunettes de temps en temps pour pouvoir progresser et ne pas rester bloqué dans une situation stérile. 

Imagination

L'imagination l'emporte toujours lorsqu'il y a un conflit entre la volonté et l'imagination. On ne crée par la vie que l'on veut, mais celle que l'on peut imaginer. « La liberté s’imagine avant de se vivre pleinement. »

La volonté vient de notre conscience, alors que notre imagination se loge dans notre subconscient. Suivant que nous utilisons notre volonté et notre imagination, séparément ou ensemble, les résultats vont suivre, ou pas. 

Ainsi, plusieurs scenarios se présentent :
-La volonté couplée avec l’imagination donne évidemment les résultats attendus.
-La volonté seule, sans imagination, n’amène à rien si l’imagination n’est pas activée et féconde.
-Par contre, l’imagination par elle-même, sans la volonté, bouge des montagnes.
-Sans volonté et sans imagination, il est clair qu’aucun résultat n’est à espérer.

Ikigaï

L’Ikigaï est un concept japonais qui veut dire « raison d’être ». Le mot « Ikigai » est utilisé habituellement pour indiquer la source de la valeur d’une vie ou les choses qui rendent une vie signifiante et utile. Le mot traduit littéralement en français veut dire « chose pour laquelle on vit » ou « raison pour laquelle on se lève le matin ». 

L’Ikigaï de chaque individu lui est personnel et spécifique à sa propre vie, à ses valeurs et à ses croyances. Il reflète le moi intérieur d’une personne et l’exprime fidèlement, en créant simultanément un état mental dans lequel l’individu se sent à l’aise. Les activités qui permettent à chacun de ressentir son Ikigai ne sont jamais forcées ou imposées. Elles sont spontanées et toujours entreprises volontairement, donnant à la personne une satisfaction et un sens de la signification de la vie.

L’Ikigaï est la jonction et l’équilibre entre quatre composantes :
- Ce que j’aime faire (plaisir).
- Ce dans quoi je suis doué (efficacité).
- Ce dont le monde a besoin (sens).
- Ce pour quoi je peux être payé (rémunération).

8 janvier 2020

Lucie

Un petit bijou de Daniel Balavoine : "Lucie".


Lucie, Oh Lucie
Qu'est ce qui t'amène
Oh Lucie, Oh Lucie
Qu'est ce qui te gène
Toute la ville t'appartient
Toute la ville est dans tes mains
Le reste n'est qu'histoire ancienne
Tu connaissais déjà la fin

21 novembre 2019

Scanner

Un scanneur est le contraire d’un spécialiste. Il lui est difficile de choisir une seule passion ou carrière et s’il se force à le faire, il devient malheureux et sa productivité en souffre. 

Les scanneurs peuvent s’intéresser à de nombreux domaines, complètement différents les uns des autres. Ils ont habituellement plusieurs projets “sur le feu” et ont constamment de nouvelles idées. Ils poursuivent rarement toutes ces dernières et s’ils le font, ils vont rarement jusqu’au bout.

J'ai été un scanner pendant longtemps jusqu'à ce que je comprenne que ce que je cherchais était en moi, et non pas dans les opportunités de travail qui se présentaient devant moi.

Seras-tu là

Une belle chanson de Michel Berger : Seras-tu là.


Et quand nos regrets viendront danser
autour de nous, nous rendre fous
Seras-tu là?
Pour nos souvenirs et nos amours
Inoubliables, inconsolables
Seras-tu là?
...

11 octobre 2019

La perception

La perception contrôle ce dont vous prenez conscient dans votre environnement et comment vous choisissez de le voir. La perception a à la fois des fonctions consciente et inconsciente dans l'esprit. Il y a une dualité dans la plupart des choses - devant/derrière, haut/bas, dedans/dehors et bon/mauvais. Le bon n'est jamais dans la chose elle-même, mais avec ce qui vient avec. Et nous avons toujours l'option de choisir sur quoi nous concentrer.

Dans le subconscient, la perception détermine ce dont nous prenons conscient. Nous sommes inondés par des milliers d'informations chaque seconde dans notre conscience et nous pouvons seulement traiter une petite fraction d'entre elles.

Deux critères principaux déterminent ce que nous vivons- ce qui est en accord avec nos croyances et ce que notre esprit croit être important pour nous.

Une astuce pour développer notre perception : prenez votre téléphone pour prendre des photos. Allez dans l'angle d'une pièce et prenez une photo. Allez dans l'angle opposé et prenez une autre photo. Puis comparez les deux images côte à côte. Une pièce, deux photos totalement différentes.

Maintenant mettez en pratique cette leçon dans les "pièces" de votre vie. Choisissez une autre point d'observation/de vue pour regarder vos relations, votre carrière ou votre situation financière.

Une perception singulière dans votre vie peut empêcher une croissance. Une perception différente peut la développer de façon exponentielle. Continuez à changer votre position jusqu'à ce que vous trouviez la bonne, celle qui vous convient le mieux.

4 septembre 2019

La liberté comme source de bonheur

La liberté selon moi, c’est un moment avec toi. Comme ce jour de Janvier 2010, sur une plage de Californie, à Coronado. Nous courrions habillés dans l’eau. Comme des enfants. On lançait à la volée des chips orangées à des mouettes hystériques. Nous rigolions de nos âneries pendant des heures. Ivres d’allégresse. Nous nous enlacions dans l’eau glacée. On roulait dans les vagues pour s’échouer, épuisés, sur la grève. Tu m’as enlevé le cœur ce jour-là. Tu m’as fait toucher du doigt le bonheur, la liberté sur terre. Une liberté, simple et riche de sens. Pleines de promesses, qui, plus tard, s’échoueront, plus au nord, au bord d’un lac forestier, aux eaux sombres, plus profondes et moins accueillantes.

Coronado. L’île « couronnée ». J’y suis retourné au mois de Décembre 2016. Seul. J’ai pris le ferry. J’ai marché le long des allées ombragées en regardant chaque maison. Elles sont si belles. Je suis passé devant la pension de famille avec notre chambre perchée, dans la contre-allée. J’ai longé la grande piscine où j’entendais le soir les hélicos de l’armée rentrer de mission. J’ai regardé le grand hôtel rouge. J’ai couru sur la plage… étourdi. Puis, je me suis arrêté et j’ai aperçu les chiens qui jouaient près de la base navale. Tout était là. Sauf toi. Sept ans déjà. J’ai donc creusé un trou dans le sable et j’y ai caché mon cœur… blessé. À l’abri des regards.

Coronado étire toujours son bras de sable pour se lover au creux de la baie de San Diego. J'ai senti son étreinte et j'y ai ouvert mon cœur. Je l'ai regardé dans les yeux. C'était mon point cardinal : un point à l'ouest, sur l'horizon, qui me donnait la direction à suivre. En retournant à Coronado, j'ai compris que le secret de la liberté et du bonheur se nichait au fond de moi. Et non au dehors. Ce n'est pas un endroit sur terre, c'est un équilibre en soi. Lorsque nous atteignons ce point d'équilibre intérieur, nous nous sentons bien partout. Nous nous sentons enfin libres. Voilà une des facettes de la liberté pour moi.

Extrait du livre "Coronado, essai sur la liberté" disponible sur Amazon :
https://www.amazon.fr/s?k=jean-luc+br%C3%A9bant&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&ref=nb_sb_noss

1 septembre 2019

Aware

Aware. Quand j'entends le mot "aware", je pense comme tout le monde à Jean-Claude Vandamme. Sauf que je ne fais pas partie des gens qui rigolent de ce qu'il disait. Oui effectivement, il a son style, une certaine façon de dire les choses. Ça, c'est la forme ! Mais le fond est intéressant. Être aware, c'est être attentif, être conscient de ce qui se passe dans sa tête, dans ce qui nous entoure, dans nos actions. On ne l'est sûrement pas quand on prendre des pilules, des drogues et/ou des alcools. Là, on s'étourdit, on fuit sa réalité. On n'est plus conscient de sa vie. On subit les circonstances qui se présentent jour après jour.

Être aware, cela permet de faire le point sur sa situation. Où suis-je dans ma vie ? Et où je veux aller ? Voilà deux questions importantes. La réponses à ces deux questions permet de passer à l'action efficacement et d'obtenir des résultats satisfaisants. Donc, il faut être aware pour enclencher des actions qui nous mèneront où l'on veut aller. Rien ne peut arrêter cette dynamique. Alors, n'oubliez pas : ne vivez pas dans votre tête, vous n'êtes pas vos pensées. Sinon vous resterez au point zéro (initial). Exactement comme un cheval de course qui resterait dans son écurie. Il peut être magnifique dans son box, pleins de promesses, il faudra qu'à un moment donné il sorte de cet endroit et fasse des courses. Alors, allez galoper, dès maintenant !

27 août 2019

Baby, Baby

Un tube des années 90. Amy Grant "Baby, baby" : https://www.youtube.com/watch?v=vMXuuYnoRdI

Baby, baby
I'm taken with the notion
To love you with the sweetest of devotion
Baby, baby
My tender love will flow from
The bluest sky to the deepest ocean


24 juin 2019

Que de chemin parcouru


Voilà 4 ans que j'ai commencé mon développement personnel. Je dirais cinq ans pour être plus juste. J'ai pris conscience de qui j'étais (ou de qui je pouvais être sous le masque) en mars 2014. Par hasard, en écoutant une émission à la radio sur les enfants surdoués. Puis, j'ai beaucoup lu.  Je suis tombé sur des livres fascinants. Encore au hasard (vraiment ?).  En août 2015, je suis allé voir une psychothérapeute. Un déclic ! Et un beau jour, c'était plus fort que moi, je me suis mis en route vers le sommet de la  montagne qui se dressait là devant moi. J'ai quitté la zone de confort qui se trouve au pied de cette montagne. Cette zone que 80% (voire plus) des gens ne quittent jamais de leur vie.

Jusqu'au premier col, la route est rude et on a peur de se perdre. Arrivé au col, beaucoup rebroussent chemin et vont se reposer au pied de la montagne en continuant leur routine dévorante. Moi, j'ai continué, bon an mal an, malgré des conflits intérieurs dérangeants. J'étais poussé par une force qui me dépassait et qui balayait mes appréhensions. Après le col, la pente est plus rude. Dans cette deuxième étape, c'est une aventure sans guide, nombreux sont ceux qui se perdent ou s'arrêtent, car leur boussole se dérègle. Puis les choses s'organisent. On s’habitue à l'effort de grimper et on apprend à s'orienter tout seul, sans boussole, sans GPS, pour enfin arriver au sommet. Une fois au sommet, la tentation de redescendre est là. Il faut s'habituer. On a vaincu nos démons. Plus on monte vers le sommet, plus on va vers soi. Le sommet ce n'est pas être champion du monde ou millionnaire, c'est être entièrement soi et mettre en accord ses actions avec ses pensées.

Je n'y suis pas encore, à vrai dire. J'ai appris à m'orienter seul et je persévère vers le sommet. Je suis proche. Je suis actif et conscient, capable de constater et de rechercher activement la solution à mes conflits de valeurs et de concepts. Je me lance des défis constamment. Je suis de plus en plus capable de concilier mes idéaux avec ma vie en opérant des choix courageux. Je vais atteindre mes objectifs personnels quoiqu'il en soit. Je me libère des conventions sociales. La responsabilité de moi-même prend de plus en plus de place. Je m'assume entièrement. Je suis entièrement responsable de mes actions et des résultats qui en découlent. Personne d'autre. Je n'attends rien des autres à priori.

S'acheminer vers le sommet de la montagne conduit vers la réalisation de soi et l'auto-détermination de sa propre personnalité. Parvenir au sommet de la montagne n'est pourtant pas une fin en soi : la croissance interne ne s'arrête pas là, elle va continuer vers un univers de plus grande conscience. À ce stade, je m'éduque et corrige mes propres erreurs. Je deviens de plus en plus conscient de ce que je dois apprendre et je cherche par moi-même les sources d'information. J'ai intègré la hiérarchie de mes propres valeurs qui dirigent mes actions et mes comportements quotidiens.

Voilà où j'en suis en ce mois de Juin 2019. Que de chemin parcouru ! J'ai pleinement intégré mes particularités. Je suis différent des autres, mais je fais parti des autres. Je ne veux pas faire parti d'un club élitiste comme le Rotary et regarder les "normaux pensants" comme des créatures étranges. Je fais partie du monde. Je veux apporter ma contribution à ce monde. C'est tout ! 

Pour conclure, je voudrais citer Edmund Hillary qui fut le premier à gravir l'Everest : "Ce n'est pas la montagne que nous conquérons, c'est nous-mêmes." La seule chose qui nous empêche de vivre et de nous épanouir est cachée en nous. C'est en nous découvrant, en nous acceptant et en nous corrigeant que nous pouvons atteindre des sommets dans la vie.


30 mai 2019

3 étapes pour élimiter les problèmes

Voici une méthode simple en trois étapes pour élimiter complètement les problèmes de sa vie.

Étape 1 - Élimiter complètement le mot "problème" de son vocabulaire
Le dictionnaire définit le mot "problème" comme "une chose qui est difficile à gérer ou à comprendre." Au lieu de nommer quelque chose comme un "problème", pourquoi ne pas l'appeler "une situation", que le dictionnaire définit comme "toutes les circonstances et les choses qui se passent à un moment donné, à un endroit donné." Exemple : "j'ai rencontré une situation", au lieu de "j'ai eu un problème". Plus sympa !

Étape 2 - Oublier
C'est étonnant le nombre de choses qui disparaissent de notre esprit  quand on décide d'oublier pour de bon les choses. Plus de rancoeur et de pensées négatives ! On avance pour de bon !

Étape 3 - Concentrer son attention sur la situation que l'on désire, pas celle que l'on ne veut pas
C'est le pouvoir créatif en nous qui crée notre vie à l'image que l'on souhaite. Si vous vous concentrez sur la situation que vous désirez... C'est ce que vous aurez... La situation que vous voulez de toute votre coeur. 

17 mai 2019

Down to earth

Pause musicale. Un bijou venu tout droit des années 80. Le groupe, "Curiosity killed the cat". La chanson, "Down to earth". Décidément c'est difficile d'être terre-à-terre quand on est un rêveur.


Shooting stars in midnight pastures
And hanging out on clouds beneath the moon
Hitching rides on magic carpets
It's a fairy tale to me but you're in tune

You're shattered by the final frame of the movie scene
That generates your every aim
You ain't no bird and so far what's it's worth
Gonna bring you straight back down down

Plafond de verre

Plus vous rencontrerez du succès, de l'amour, de l'abondance et de la créativité dans votre vie, plus vous vous heurterez à un "plafond de verre" invisible. C'est le seul problème que vous rencontrerez et que vous devrez résoudre pour avancer dans la vie. Ce problème, bien qu'éprouvant, porte en lui un cadeau caché qui n'a pas de prix. Ce cadeau se révèle en explorant et en résolvant ce problème. Il est une connexion authentique avec la source du talent qui est en vous. 

Ce "plafond de verre" est une tendance universelle à s'auto-saboter quand vous atteigniez la limite que vous avez placée arbitrairement pour vous-même. Ce "plafond de verre" est dû à un réglage trop bas de votre autopilote, de votre thermostat personnel réglé sur votre capacité à accomplir et à apprécier un succès ultime. C'est une sorte de peur inconsciente de gagner et de réaliser vos rêves. Ce réglage est établi très tôt dans la vie, au moment où vous n'avez pas de libre-arbitre, où vous ne pensez pas par vous-mêmes.

Plus tard, quand vous vous fixez des objectifs ambitieux et que vous progressez vers l'amour, l'abondance et la créativité qui sont au-dessus des standards établis par votre navigateur automatique, vous vous heurtez au plafond artificiel qui a été mis sur votre chemin vers le succès dans votre inconscient d'enfant. Si vous ne résolvez pas ce problème récurrent qui se met en travers de votre chemin vers la réussite, vous trouverez toujours des moyens de saboter votre progression et de ne pas continuer vers des sommets. Vous devrez briser ces barrières inconscientes pour exprimer et apprécier pleinement votre succès futurs. On identifie quatre barrières :

1. La première barrière est la fausse croyance que vous êtes fondamentalement imparfait d'une certain façon. Si vous avez cette croyance en vous, vous sabotez votre succès car vous pensez êtes mauvais. Si quelque chose de bien se passe, vous gâchez tout pour contrebalancer, car rien de bon ne peut vous arriver.

2. La deuxième barrière est la fausse croyance qu'en réussissant, vous êtes déloyal et que vous laisser des personnes derrière vous. Si vous entretenez ce sentiment, vous sabotez votre succès car vous pensez être déloyal à votre clan/famille en nous envolant vers des sommets.

3. La troisième barrière est la fausse croyance que vous êtes un fardeau pour le monde. Vous sabotez votre succès pour ne pas pouvoir être un plus gros fardeau pour les autres.

4. La quatrième barrière est la fausse croyance que vous devez atténuer les éclats de votre brillance. Ainsi, vous n'éclipserez personne de votre passé. Si vous gardez ce sentiment en vous, vous vous retenez d'exprimer votre potentiel et votre talent.

Comprendre pourquoi vous vous limitez libère une nouvelle énergie en vous, qui peut vous propulsez vers de nouvelles hauteurs faites d'abondance, d'amour et de créativité. Au fur et à mesure que vous progressez dans votre quête pour exprimer votre talent unique, vous allez probablement rencontrer des limitations. Pour cette raison, il est préférable de penser à votre quête comme un voyage continu pour transcender les limites supérieures de votre potentiel. 

Vous transcendez votre problème de "plafond de verre" à chaque fois que vous ressentez plus d'amour, d'abondance et de succès. Cela se passe ainsi : vous vous surprenez à vous inquiéter ou à vous disputer. Tout à coup, vous réalisez que vous êtes dans une phase ascendante dans votre vie. Vous laissez alors tomber vos inquiétudes et votre suscetibilité, et vous prenez une profonde respiration pour vous détendre. Un instant plus tard, vous vous libérez de vos blocages et vous sentez déjà mieux. Dans des moments comme celui-ci, vous élargissez votre capacité à profiter de plus d'amour, d'abondance et de succès.

Ces moments sont des tremplins où vous progressez à pas de géant. Cela ne se produira peut-être pas la première fois, ni la deuxième fois, mais peut-être à la centième fois, mais si vous persistez et maintenez avec diligence et zèle cet état d'esprit, un jour magique, vous leverez les yeux et réalisez que vous avez créé votre propre vie dans votre zone de gratitude et de plénitude. 

12 mai 2019

Moby Dick

Quand Herman Melville, le romancier américain (1819-1891), écrivait "Moby Dick", il n'écrivait pas à propos d'un homme à la recherche d'une baleine, il écrivait à propos d'un homme essayant de trouver son unique et ultime personnalité, son moi supérieur. Il écrit :

"Songez  à  la  ruse  de  la  mer  et  à  la  manière  dont  ses  créatures  les  plus  redoutables  glissent  sous  l’eau,  à  peu  près  invisibles,  traîtreusement  cachées  par  les  plus  suaves  tons  d’azur. Songez à la beauté et à l’éclat satanique de ses plus impitoyables tribus, à la forme exquise de certains requins. Songez au cannibalisme  universel  qui  règne  dans  la  mer  où  les  créatures  de proie   s’entre-dévorent, menant   une   guerre   éternelle   depuis   l’origine du monde.

Songez  à  tout  cela  et  tournez  alors  vos  regards  vers  cette  terre aimable et verte infiniment docile, songez à l’Océan et à la terre,  ne  retrouvez-vous  pas  en  vous-même  leurs  pareils ?  Car de  même  que cet  océan  de  terreur  entoure  les  verts  continents, de même l’âme de l’homme enferme une Tahiti, île de paix et de joie,  cernée  par  les  horreurs  sans  nombre  d’une  vie  à  demi  inconnue. Que Dieu te garde ! Ne pousse pas au large de cette île, tu n’y pourrais jamais revenir !"

À chaque instant de votre vie, vous avez le choix, vous pouvez être l'hôte de la beauté et de la spiritualité du monde (Dieu), ou être l'otage de la représentation fausse que vous vous faîtes de vous-même (Égo). À vous de choisir !

11 mai 2019

La marche (3)

Marcher aide à penser. Un pas devant l’autre, et c’est une idée après l’autre qui nous vient. Comme si nos jambes étaient le moteur de notre pensée. Les longues promenades en montagne stimulent la réflexion. Beaucoup de philosophes étaient des marcheurs, et même ceux qui ne pratiquaient pas cette activité la considéraient comme une image de la pensée. Descartes, par exemple, décrit sa réflexion comme une marche en forêt. Il se sent perdu, il cherche l’issue… Heidegger parle de la pensée comme de « chemins qui ne mènent nulle part » : le but n’est pas d’aller d’un endroit déterminé à un autre, mais de faire la route. C’est le point commun entre le marcheur et le philosophe : ils n’ont d’autre but que de cheminer. 

L'image du penseur plutôt prostré et immobile renvoie à une conception très particulière de la philosophie, qui considère que la pensée serait favorisée par une mise en absence du corps. Celui-ci ne venant plus interférer, la pensée pourrait alors s’élever. Au contraire, la pensée associe toujours corps et esprit. La marche exprime très bien cette réalité. La pensée s’appuie sur le corps et se développe en harmonie avec lui. On pourrait presque dire que dans la marche, c’est le corps qui pense. Marcher, c’est passer d’un pied sur l’autre, et penser, c’est envisager une idée puis une autre. La pensée est toujours en instabilité, inquiète, en mouvement, comme la marche est un déséquilibre sans cesse rattrapé. Dans les deux cas, il s’agit d’une recherche permanente d’un équilibre entre deux positions. Il y a donc une conformité et une coïncidence entre le mouvement du corps et celui de la pensée. Montaigne dit même que son « esprit ne va si les jambes ne l’agitent », et qu’il a le sentiment que ses pensées dorment s’il s’assied !

La marche en ville est très mécanique et utilitaire : on marche pour se rendre au bureau, pour faire ses courses, etc. Et puis on se fond dans l’atmosphère urbaine : nos pas se règlent sur ceux de la foule, notre attention est sans cesse perturbée par des bruits, des agitations. On ne marche pas à « son » rythme. La marche est riche de pensées si elle est libre, choisie et sans autre objet que de passer un moment avec soi-même. Par ailleurs, la marche en ville est trépidante, tandis que, même si elle peut parfois subir des fulgurances, la pensée suit un tempo lent. Un rythme qui a à voir avec la respiration. La marche en montagne est plus intéressante et adaptée à la réflexion car elle oblige davantage à écouter son souffle. Selon le terrain sur lequel on marche, donc selon le souffle que l’on produit, c’est un type de pensée ou d’échange spécifique qui est favorisé. La marche sur du plat permet de longues digressions. La marche en montée convient plutôt à la recherche de la formule juste, puisque l’on manque d’air. Tandis que la descente sert une pensée qui suivrait son propre caprice, sans contrainte.

La pensée est plus conforme à la réalité quand on marche. Nous sommes à la fois corps et esprit, et la marche nous oblige à considérer cette réalité mêlée. Elle est l’occasion de donner à la pensée une assise concrète, que nous sommes tentés de laisser de côté quand nous nous lançons dans des réflexions abstraites. D’ailleurs, quand on marche en montagne, il y a une dialectique entre notre ascension générale et l’inclination de notre regard, de notre tête. C’est comme si nous visions des hauteurs, tout en regardant régulièrement nos pieds.

La marche est une école de sagesse car elle nous tient sur terre ; ce n’est pas un hasard si « humilité » vient du latin humus, « terre ». Et qu’elle nous permet de faire l’expérience de nos limites : en la pratiquant, nous ressentons la fatigue, la vieillesse, nous « sentons » que notre corps n’est pas tout-puissant, alors que les déplacements en voiture, en train ou en avion sont autant d’occasions de dépasser nos limites physiques. La marche nous enseigne aussi qu’il n’est pas dans la nature des choses d’aller droit au but. En montagne, vous avez beau voir au loin la cime à atteindre, vous ne pouvez pas grimper tout droit pour y accéder. Vous comprenez que le chemin le plus direct n’est pas toujours le meilleur et que les détours et digressions peuvent être précieux.

(à suivre)

10 mai 2019

La marche (2)

Schopenhauer dans Esthétique et métaphysique : « Les idées bonnes et sérieuses ne se laissent pas à tout moment librement évoquer ; tout ce que nous pouvons faire est de leur tenir la voie libre, en écartant les ruminations futiles, les sornettes et les mauvaises plaisanteries. On n’a qu’à laisser libre entrée aux bonnes idées : elles viendront. Pour cette raison, il ne faut pas non plus prendre un livre aussitôt qu’on a un moment de loisir. »

« Il convient au contraire d’accorder parfois un peu de tranquillité au cerveau : alors quelque chose de bon peut facilement surgir.  (…) Les pensées personnelles ne viennent guère qu’en marchant ou en se tenant debout, très rarement quand on est assis. Nos meilleures pensées entrent subitement dans la conscience comme une inspiration. Elles sont manifestement le résultat d’une longue méditation inconsciente. »

(à suivre)

La marche (1)

Les pensées viennent en marchant. Ainsi la marche favoriserait la concentration. Platon et Aristote philosophaient en marchant. «Les seules pensées valables viennent en marchant » écrivait Nietzsche. Comme bien des philosophes, le penseur a souligné les vertus de la marche qui libère l’esprit alors que la posture assise, selon lui, est une faute contre l’esprit. 

Au point de condamner Flaubert et son idéal sédentaire (« On ne peut penser et écrire qu’assis »), et de se rallier à l’idéal rousseauiste de la marche qui « met l’esprit en mouvement ». Une forme d’hygiène de pensée. Bien avant eux, Aristote enseignait en déambulant, ce qui valut à son École le qualificatif de péripatéticienne (l’école des promeneurs).

(à suivre)