20 juillet 2017

Rainforest Mind

"Qu'est-ce qu'un esprit Rainforest ? Imaginez que les personnes soient des écosystèmes, vous pouvez imaginer certaines comme des prairies, d’autres comme des déserts, ou comme des montagnes ou d’autres encore comme des forêts humides (rainforest). Bien que tous les écosystèmes soient beaux et contribuent ensemble à l’équilibre de notre environnement, les forêts humides sont particulièrement complexes : multicouches, sensibles, colorées, intenses, fragiles, envahissantes et mystérieuses. On peut dire qu’une forêt humide cache plus de complexité et de secrets qu’une prairie ou un champs de ble. La forêt humide n’est pas un meilleur écosystème, elle est simplement plus compliquée. Elle apporte également une contribution essentielle à la planète quand elle peut être elle-même, et non dévastée pour ses richesses (bois). Le terme «Rainforest Mind» comprend plus que simplement la pensée, la connaissance ou le cerveau. Il comprend le cœur, l'âme, le corps et l'esprit. La douance ne concerne pas uniquement une acuité mentale ou une capacité cognitive. Ce n'est pas seulement à propos de réalisation. Dans ma pratique et dans la littérature sur les surdoués, la douance est définie comme un ensemble de caractéristiques, comprenant la sensibilité, l'empathie et le perfectionnisme. Cela peut inclure, ou non, des diplômes, des réalisations ou la célébrité. De grandes réalisations peuvent se produire, mais pas nécessairement." Your Rainforest Mind: A Guide to the Well-Being of Gifted Adults and Youth - Paula Prober

Le terme "Rainforest Mind" est pertinent. Comme l'est celui de "zèbre". On compare la douance/un surdoué à un écosystème ou à un animal. Cela permet d'avoir une idée de la complexité ou de l'originalité du surdoué. Il identifie aussi un terme à son inventeur (Rainforest Mind avec Paula Prober, Zèbre avec Jeanne Siaud-Facchin). J'ai déjà développé les limites du terme "zèbre" (Vous avez dit zèbres ?). À propos de Rainforest Mind, je dirais que si je devais me comparer à un écosystème ou à un endroit géographique, je me comparerais à une île du Pacifique. Je pense à la grande île d'Hawaii ("Big Island"). Elle possède la plupart des climats de la terre, sous forme de microclimats. On y trouve un versant ensoleillé toute l'année, une partie pluvieuse, des volcans en activité, un désert, la neige, le vent...etc. Pour moi, la douance c'est ça dans une seule personne. Tout est là, un mélange de complexité, de ressources et de simplicité aussi. Prêts à être découverts et révélés aux autres.

18 juillet 2017

La pariedolie

Une paréidolie (du grec ancien para-, « à côté de », et eidôlon, diminutif d’eidos, « apparence, forme ») est une sorte d’illusion d’optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale. C'est cette étonnante capacité du cerveau humain à « donner du sens » là où il n'y en a pas réellement, et dont les mécanismes cognitifs sont encore mal connus.

Plus généralement, la pariedolie permet de saisir que toute perception est construction : c’est le sujet qui donne du sens à des stimulis perceptifs. Les exemples dans la vie courante sont légions : formes familières dans les nuages et dans diverses taches et objets. Il arrive ainsi que des personnes observent dans leur environnement des formes qui leur paraissent signifiantes. Ce phénomène est fréquent dans les photographies.

Le phénomène de paréidolie s’avère parfois très troublant pour certaines personnes, qui peuvent par exemple le considérer comme le signe d’un défunt. Quelle que soit au final l’explication de ce phénomène, il est donc souvent important de tenter d’en saisir le sens pour la personne, au-delà de son caractère étrange.

Bref, cette faculté découle possiblement d'un avantage évolutif ayant mené à une hypersensibilité à détecter une présence, qui favorise la survie mais pas nécessairement la précision. Ainsi, par exemple, les erreurs se font presque toutes dans la même « direction » : des faux positifs (reconnaître une présence qui n'est pas là) plutôt que des faux-négatifs (ne pas reconnaître une présence).

À la différence des autres illusions d'optiques, qui découlent des lois universelles de la perception humaine, chacun peut, dans le cas des paréidolies, voir une chose différente. L'humain a tendance à deviner notamment des visages dès qu'un objet y ressemble. Les attentes, les prédispositions, la culture de chacun a un impact sur ces « projections ». Ainsi, par exemple, le test de Rorschach est basé sur cette fonction cognitive. Les paréidolies relèvent donc de phénomènes cognitifs complexes.

Leonard de Vinci a également écrit sur la paréidolie, comme un outil artistique et poétique : "Si vous regardez tous les murs tachetés de diverses taches ou avec un mélange de différents types de pierres , si vous êtes sur le point d’inventer une scène que vous serez en mesure de voir une ressemblance avec divers paysages différents ornés de montagnes, rivières, rochers , arbres , plaines, vallées larges et divers groupes de collines", écrit-il dans ses notes.

17 juillet 2017

La magie du chat

Je n'ai pas de chat actuellement. Cependant, j'en ai eu. Je me souviens qu'il m'ont appris une chose fascinante. Ils m'ont appris ce qu'est une aura, cette atmosphère qui entoure certains êtres, comme un charisme qui se dégage d'une présence et envahit une pièce.

J'en ai parlé à mon entourage, et tout le monde m'a confirmé avoir vécu cette sensation fascinante. Je contextualise. Je suis assoupi dans mon lit, en fin de soirée, au milieu de la nuit ou au petit matin, et je sens la présence d'une entité. Je ne la vois pas, mais elle est là et me regarde sûrement. Avec l'habitude, je sait que c'est mon chat et qu'il va, à un moment donné, sauter sur le lit pour se coucher. Mais, cette présence est fascinante. On ne la voit pas, on ne la sent pas, mais elle se manifeste par une énergie qui envahit la chambre.

Je suis quelqu'un de rationnel et ne partage ici qu'une observation personnelle, mais pour ceux qui croient en la magie et en l'ésotérisme. L'article qui suit pourrait vous intéresser : http://www.espritsciencemetaphysiques.com/chats-vous-protegent-fantomes-esprits.html

Le masque que nous portons

Le vrai soi désigne l'image que le sujet se fait de lui-même et qui correspond effectivement à ce qu'il est et perçoit à travers une réaction adaptée. Le faux soi désigne une instance qui s'est constituée pour s'adapter à une situation plus ou moins anormale et contraignante. L'image qui est alors en cause est défensive et fonction de réactions inadaptées de l'environnement et est surtout représentative d'un rôle qu'on lui aurait imposé. Les rapports entre vrai soi et faux soi évoluent tout au long de la vie, en termes d'adaptation à l'environnement ou avec l'aide du travail thérapeutique.  On distingue cinq degrés d'organisation du faux self :

-À l'extrême, c'est le faux-soi que l'on prend pour la personne, le vrai soi inapparent restant dissimulé. Cependant, il manque au faux soi « ...quelque chose d'essentiel. ». Socialement la personne est ressentie comme fausse. Le faux soi a entièrement recouvert la personnalité, laissant en toute situation une impression de fausseté dans la relation. Le vrai soi est totalement dissimulé aux autres. L'individu souffre de la situation qu'il subit en société: la tension entre vrai et faux soi crée un handicap dans sa vie sociale.

-Le faux soi protège le vrai soi qui reste virtuel. C'est «..l'exemple le plus clair d'une maladie clinique organisée dans un but positif : la préservation de l'individu en dépit des conditions anormales de l'environnement». Le faux soi, pour préserver l'individu d'un environnement jugé nocif, maintient le vrai soi sous protection.

-Plus proche de la santé, le faux soi prend en charge la recherche des conditions qui permettront au vrai soi de « recouvrer son bien ». Son bien, à savoir son identité propre. Le faux soi tente de trouver une adaptation avec l'environnement pour permettre au vrai soi de s'exprimer.

-Encore plus proche de la santé, le faux soi «...s'établit sur la base d'identifications...». Des identifications tiennent lieu de faux soi. Le vrai soi parvient à s'exprimer relativement facilement à travers elles.

-Chez une personne en bonne santé, le faux soi est constitué de ce qui organise «...une attitude sociale polie, de bonnes manières et une certaine réserve». C'est cette politesse qui permet la vie en société. Le faux soi autorise l'expression en société par une attitude a priori polie, des manières sociales adaptées aux autres et respectant les conventions. Il établit le contact, maintient la distance et préserve l'intimité. Le vrai soi peut s'exprimer dès que l'individu le souhaite, et avec qui il le souhaite. Pour un surdoué, ce stade peut être entretenu par la mise en place d'une intelligence pratique ou "street smarts".

Le faux soi doit juste être un léger ajustement à la société. On respecte les conventions sociales en exprimant clairement et avec respect notre personnalité. Plus on cache sa vraie nature, plus on tend à se dédoubler (faux soi en société - vraie soi à la maison), voire à s'effacer (faux tout le temps). Il faut en être conscient.

14 juillet 2017

Vous avez dit zèbres ?

Jeanne Siaud-Facchin est psychologue clinicienne et psychothérapeute. Elle est connue pour son livre "Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué". Dans ce livre, elle emploie le terme de Zèbre pour parler des enfants surdoués. Ce terme a été, depuis, repris par de nombreux parents d’enfants surdoués et par des surdoués eux-mêmes, afin d’éviter les terminologies habituelles, à savoir : Enfant intellectuellement précoce, surdoué et haut potentiel (HP).

Jeanne Siaud-Facchin a donc choisi le mot « zèbre » pour parler des individus possédant un fonctionnement intellectuel différent. L'idée est que le zèbre est le seul animal sauvage que l’homme n’a pu domestiquer, que son pelage rayé est destiné à jouer avec les ombres et la lumière pour mieux se dissimuler, puis soudain apparaître dans toute sa splendeur en se détachant, par ses rayures, de tous les autres animaux de la savane. On parle aussi d’un drôle de zèbre pour désigner un individu original, peu banal. OK, pourquoi pas !

Le seul problème pour moi, et il est crucial, est que le zèbre est quoi qu'on en dise facilement identifiable et localisable dans la savane (*). Tandis que le surdoué, surtout lorsqu'il est non diagnostiqué, est tout sauf reconnaissable dans la foule. Un oeil avisé peut, éventuellement, en le fréquentant ou en discutant avec lui avoir un indice sur l'existence d'une douance, mais à part ça, le surdoué est tout sauf identifiable, contrairement au zèbre. Et c'est, par ailleurs, une de ses souffrances principales : ne pas être reconnu à sa juste valeur par les autres.

Je comprends l'idée d'identifier les surdoués aux zèbres pour ne pas utiliser des termes trop prétentieux ou arrogants comme surdoués, HP, etc. Pour les enfants, il permet aussi de s'identifier à un animal élégant et original. Je comprends aussi l'idée d'associer un nom à une personne -zèbre et Mme Siaud-Facchin- cela permet astucieusement de créer une dynamique commerciale. Ce que je ne comprends pas, c'est que tout le monde utilise ce terme -avec l'aide de la presse complaisante- sans questionner la pertinence de l'association zèbre-surdoué, l'un est visible comme le nez au mileu du visage, l'autre est un véritable caméléon. Tiens, pourquoi pas caméléon alors ? 

Au fil de mes lectures sur les surdoués, essentiellement en anglais, la littérature française sur le sujet étant très pauvre, j'ai découvert d'autres associations d'images/d'idées comme zèbre-surdoué. Je détaillerai prochainement l'idée de "Rainforest Mind", ce que l'on peut traduire par "l'esprit forêt humide" (je sais, cela sonne moins bien en français).

(*) Au 19e siècle, l'écrivain Rudyard Kipling et le naturaliste Alfred Russel Wallace ont contribué à diffuser l'hypothèse selon laquelle les rayures du zèbre lui permettaient de mieux se fondre dans la savane. Cette hypothèse longtemps considérée comme crédible dans la communauté scientifique a toutefois été démentie au début du 21e siècle. L'hypothèse est formellement démentie en 2016. En fait, dans la savane, le zèbre est très visible, et il tendrait donc à se dresser comme une exception à la règle du camouflage. (source Wikipedia)

11 juillet 2017

Les colibris

Fascinants par leur taille minuscule, les colibris, qui passent de fleur en fleur pour trouver le nectar qui constitue l'essentiel de leur alimentation, sont capables d'un vol extrêmement performant et rapide. Battant des ailes plusieurs dizaines de fois par seconde, les « oiseaux-mouches », comme ils sont surnommés, sont les seuls oiseaux à savoir voler en marche arrière.


Cinq blessures qui empêchent d'être soi-même

Tout problème physique, émotionnel et mental proviendrait de cinq blessures principales : la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice. Afin d'éviter la souffrance attachée à ces blessures originelles, nous nous créerions des masques qui nous permettraient de prétendre que nous ne sommes pas blessés par ces dites blessures.

Cependant, si ces masques nous ont permis de survivre et de nous adapter, enfant, à notre environnement, ces masques seraient aussi des obstacles à notre épanouissement personnel. Lorsque nous portons ces masques, nous ne sommes plus nous-mêmes. Nous finissons souvent par croire que ces masques empruntés sont partie intégrante de notre personnalité alors qu'ils ne sont, en fait, que des moyens mis en place pour nous protéger d'une souffrance que nous pensons, à tort, ne pas pouvoir supporter. S'ils sont une protection, pourquoi les abandonner ? Car, en plus d'empêcher d'être soi-même, ces masques seraient également le moyen le plus sûr d'entretenir nos blessures originelles.

Enfant, lorsque nous avons osé être nous-mêmes, agir comme bon nous semblait, nous avons vite compris que cela dérangeait le monde environnant. Nous en avons déduit qu'être soi n'était pas bien. C'est ainsi que nous nous sommes créés une nouvelle personnalité pour pouvoir, non seulement survivre, mais également être acceptés, voire aimés. La mise en place d'un masque suit quatre étapes :
- La première étape est celle où nous découvrons la joie d'être soi et de pouvoir agir.
- La deuxième étape correspond à la douleur ressentie lorsque nous nous apercevons que nous n'avons pas le droit d'être nous-mêmes..
- La troisième étape est celle de la crise, de la révolte et de la colère ressentie face à notre impossibilité de nous exprimer. Certaines personnes demeurent d'ailleurs enlisées toute leur vie à la troisième étape, c'est-à-dire un état de réaction continuelle.
- La quatrième étape est celle de la résignation et surtout de l'adaptation. Afin de réduire la douleur que l'enfant ressent, il fait le choix de se résigner et devient ce que les autres veulent qu'il soit ( performant, singe savant, séducteur, bouc émissaire, dépourvu d'émotion, enfant objet, etc.) Sa nouvelle personnalité (masque) est née.

Cependant, à chaque masque correspond une trahison de soi. Car si ces masques nous aident à prétendre ne pas être affectés, la blessure originelle, quant à elle, est toujours présente, malgré notre bonne volonté à l’enfouir au plus profond de notre inconscient. Il faut donc reconnaître ses masques. Bien que notre ego fasse tout ce qu'il peut pour ne pas nous laisser voir nos plus grandes blessures, tant que la blessure n'est pas guérie, elle se manifeste très facilement.

Car si l'adulte cherche, le plus souvent, un coupable à l'origine de sa souffrance, ce n'est pas ce que l'on vit qui fait souffrir, mais bien la réaction à ce que l'on vit, à cause de blessures non guéries. En plus d'être attiré par des personnes porteuses des mêmes blessures que soi, l'importance de nos masques, son épaisseur, serait à mettre en rapport avec le degré de la souffrance ressentie. Ainsi, plus nous avons souffert d'une blessure, plus le masque serait conséquent. Il est importance de porter son attention sur son ressenti plutôt que les mots et caractéristiques pour reconnaître la blessure qui nous touche le plus. 

9 juillet 2017

Le génie des oiseaux (2)

"La mésange (chickadee en anglais) est plus qu’un oiseau bavard et agile. Elle est aussi acrobatique dans ses aptitudes, curieuse, intelligente et opportuniste, avec une mémoire remarquable : c’est un chef-d'œuvre d'oiseau. Elle se tient en haut du tableau avec le pivert (woodpecker). Dernièrement, les scientifiques ont recensé les différents sifflets et les appels complexes des mésanges et en ont conclu qu'ils représentent l'un des systèmes de communication les plus sophistiqués et exigeants de tous les animaux terrestres.  Les mésanges utilisent leurs appels comme un langage avec une syntaxe qui peut générer un nombre illimité d'appels uniques. Ils utilisent certains appels pour transmettre leur emplacement à un autre oiseau ou pour signaler de nouveaux emplacements de nourriture. D'autres signaux servent à signaler la présence de prédateurs - à la fois le type de bête, sa localisation (dans les airs ou perchée) et l'ampleur de la menace. L’intensité croissante des appels identifie un prédateur plus petit et plus dangereux. Cela peut sembler contre-intuitif, mais les prédateurs petits et agiles qui peuvent se déplacer rapidement et furtivement  sont une plus grande menace. Les expressions vocales des mésanges sont si fiables que d'autres espèces tiennent compte de leurs avertissements." (*) Pour en savoir plus: https://www.youtube.com/watch?v=LfMsUuU9KtQ

(*) The Genius of Birds – Jennifer Ackerman

8 juillet 2017

L'intelligence des plantes

Les recherches scientifiques récentes révèlent des propriétés étonnantes chez les plantes: la capacité de mouvement, la perception de la musique, la coopération entre membres d’une même famille, la défense contre les parasites. Voici quelques exemples étonnants de communication végétale :

L’intelligence des plantes en action : le tabac sauvage repousse ses prédateurs, attire des insectes mercenaires, change de pollinisateur. Des larves de chenille éclosent sur les feuilles d’un plant de tabac sauvage dans le désert de l’Utah et commencent à les manger. Aussitôt, la plante fait pousser des trichomes, petits poils fins chargés de sucs dont raffolent les petites chenilles. Sauf que, quand elles mangent cette substance, les chenilles émettent une odeur particulière, comme vous et moi, quand nous mangeons beaucoup d’ail, par exemple, qui attire des punaises et des fourmis qui, elles, aiment bien manger…des chenilles ! Et voilà : la plante est débarrassée de ses agresseurs. Sauf que… d’autres chenilles, plus âgées et donc indifférentes aux sucs gobés par les jeunes, agressent la plante à leur tour. Alors, celle-ci change de tactique et dégage des substances volatiles, appelées HIPV par les spécialistes, pour herbivore-induced plant volatiles  : substances volatiles induites par la présence d’herbivores, qui à leur tour attirent une espèce de punaise bien connue des jardiniers bio pour ses capacités de prédateur, le Géocoris. Problème résolu : la punaise mange les chenilles… Mais du coup le problème se complique pour notre plant de tabac rusé. Ces chenilles qui la mangeaient, c’étaient de futurs papillons Sphynx, papillons utiles au tabac sauvage, car ce sont des pollinisateurs. Sans pollinisateurs, pas d’autres Nicotiana attenuate. Que fait-il alors ? Il change de stratégie une fois encore. Selon les chercheurs, la plante se métamorphose en quelques jours : ses fleurs se mettent à pousser le jour plutôt que la nuit, son parfum se modifie, son aspect change. Résultat : elle n’attire plus les papillons Sphynx, dont les petits la dévoraient. Elle attire des pollinisateurs diurnes, comme les colibris. Et le tour est joué : plus de chenilles qui la mangent, mais la pollinisation est assurée. Cette étonnante capacité de la plante à évaluer une situation problématique pour sa survie et à trouver une solution pour y parer, fait penser à de plus en plus de chercheurs que les plantes, à l’instar des animaux, possèdent une (forme d’) intelligence, que nous commençons à peine à comprendre. 

Les plantes se parlent entre elles par la feuille et par la racine. Donc, les plantes communiquent, par leurs feuilles, avec des insectes, prédateurs ou mercenaires. Elles envoient des substances volatiles dans l’atmosphère pour les attirer ou au contraire les repousser. Elles peuvent aussi secréter des toxines pour les empoisonner. Mais elles communiquent aussi entre elles. Quand vous coupez l’herbe, vous aimez surement cette bonne odeur d’herbe fauchée, n’est-ce pas ? Sachez qu’en fait, votre herbe est en train d’envoyer un message aux voisines pour les prévenir de votre attaque pour qu’elles puissent se protéger. Une plante stressée envoie aussitôt à ses congénères un message par voie aérienne. On a observé que les plantes savent identifier les plantes aux alentours et modifier leur comportement alimentaire en fonction du voisinage.  Ainsi, un plant de tomate, par exemple, placé à côté d’autres plants de même famille, développera un réseau racinaire moins important que s’il est placé à côté de plants d’une autre espèce. Dans le second cas, la tomate se sentira en concurrence et essaiera d’occuper le maximum d’espace possible pour tirer profit des nutriments du sol. Les plantes ont donc un « esprit de famille » et coopèrent entre elles pour minimiser l’effort et le stress. D’après les recherches, les racines d’une plante se déplacent comme un animal qui chasse : plus rapidement quand elle cherche sa nourriture, lentement, voire pas du tout quand elle l’a trouvée. Quand on place une cuscute, plante invasive et parasite, à côté d’autres plantes, elle envoie ses racines vers les leurs et libère une substance chimique, la catéchine, qui tue leurs racines et lui permet de coloniser tout le secteur. Heureusement, ce comportement agressif est assez rare dans le domaine végétal, où les plantes arrivent généralement à trouver une équilibre avec leurs voisines.

Les arbres-mères. Tous ceux qui ont vu le film Avatar se souviennent de ces merveilleux « arbres-mères » qui protégeaient tous les organismes vivants grâce à leur réseau magique. L'écologue canadien Suzanne Simard, chercheuse de l’Université de Colombie Britannique, étudie depuis longtemps le rôle protecteur des vieux pins Douglas. La chercheuse et ses étudiants ont enveloppé des branches de pins dans des sacs plastiques, où ils ont injecté du CO2 faiblement radioactif, forçant les feuilles à synthétiser des sucres que l’on peut suivre à la trace. A l’aide de compteurs Geiger, ils ont pu tracer le déplacement d’une partie de ce sucre à de nombreux arbres alentour. Et le transfert le plus important s’opérait entre les vieux arbres les plus volumineux et les jeunes poussant à leur pied, le plus souvent issus de leurs graines. Ce qui prouve la remarquable solidarité existant entre les générations de pins. Cette nourriture est également transportée par les mycorhizes, des champignons du sous-sol qui relient les racines des arbres. Suzanne Simard a ainsi pu cartographier les connexions d’une parcelle, et révéler le réseau caché des sols forestiers, cet espace souterrain où, à travers un incroyable embrouillamini de racines entremêlées, les vieux arbres jouent le rôle de plaques tournantes, interconnectant tous les individus et distribuant les flux nutritifs, en particulier vers les plus jeunes. Conférence TED de Suzanne Simard sur les arbres : https://www.ted.com/talks/suzanne_simard_how_trees_talk_to_each_other?language=fr

5 juillet 2017

Une visualisation créatrice n’est pas une formule magique

C’est un entraînement qui nécessite répétition afin que de nouvelles connexions se créent. Il est possible que des résultats surprenants arrivent de manière rapide, tout comme il est également possible qu’il faille un certain temps afin que la plasticité cérébrale fasse son œuvre. Il faut être patient avec vos comportements et vos émotions sachant qu’un travail d’un mois à fréquence quotidienne (une quinzaine de minutes) produit des résultats remarquables !

En imaginant que la situation que vous allez visualiser de manière idéale ne donne pas le résultat voulu (on ne peut pas toujours contrôler le résultat)… de quoi pourrez-vous quand même être fier et qui ne dépend que de vous ? Prenons pour exemple le cas d’une situation de conflit qui se répète et engendre un stress chronique : « j’ai su rester calme, lucide, réceptif à mon client/partenaire/collègue tout en étant focalisé sur l’objectif de cette rencontre. Je n’ai pas obtenu le résultat voulu, mais j’ai amélioré une relation avec un collègue ou un partenaire, c’est un bon point de départ pour la prochaine fois. De plus je suis toujours calme pour le reste de ma journée. Je fais quotidiennement quelque chose pour résoudre cette situation et j’en suis fier. »

C’est là une étape importante pour briser un scénario où se répètent des émotions et des comportements automatiques. Un des éléments importants qui entre dans le maintien de cette répétition est la honte et la culpabilité. Il faut donc briser également ces émotions pour se libérer de leur « mauvais sort ». L’acceptation de soi est ici très importante. Pratiquer la visualisation créatrice régulière sur un sujet qui vous tient à cœur va avoir pour effet de vous hyperfocaliser sur une cible. Il faut donc être attentif aux émotions qu’entraîne cette focalisation.

Ancrer une visualisation créatrice dans son cerveau

Trois étapes pour réaliser une bonne visualisation créatrice :
1/ Préparez une visualisation créatrice.
2/ Commencez une visualisation créatrice.
3/ Ancrez une visualisation créatrice dans son cerveau. 

Recommencez la scène parfaite et, cette fois-ci, « ancrez » cette scène positive dans le moment présent, en choisissant un raccourci (un mot, une image, ou un geste) , qui servira de rappel à l’état ressource que vous avez crée par votre visualisation créatrice. Au moment le plus fort de la visualisation, associez-y un mot, une image, un geste, une sorte ‘’d’étiquette’’, un rappel.

La répétition de cet ancrage va permettre de gagner du temps pour déclencher l’état interne ressource associé aux comportements. Après plusieurs répétitions de la visualisation complète, l’ancrage deviendra efficace. Il ne faudra alors qu’une minute de concentration sur votre respiration et sur le mot, le geste ou l’image afin de vous conditionner positivement à bien agir. Ensuite, quand vous aurez besoin de convoquer de nouveau cet état interne de confiance, de calme, d’énergie et de détermination, vous n’aurez qu’à reproduire votre ancrage (le geste, le mot, ou l’image qui vous aura ainsi servi d’étiquette pour désigner votre visualisation créatrice).

Commencer une visualisation créatrice

Trois étapes pour réaliser une bonne visualisation créatrice :
1/ Préparez une visualisation créatrice.
2/ Commencez une visualisation créatrice.
3/ Ancrez une visualisation créatrice dans son cerveau.

Portez attention à votre respiration :
    -Observez comment « ça » inspire dans l’inspiration, puis comment « cela » expire pendant l’expiration.
    -Le simple fait de porter attention à sa respiration peut augmenter la durée de l’expiration ou de l’inspiration. Restez sans rien modifier, juste à observer amicalement le processus de respiration qui s’opère de lui-même sans votre participation active.
    -Observez les mouvements du corps (lors de l’expiration et lors de l’inspiration).
    -Êtes-vous bien installé ? Si nécessaire installez-vous plus confortablement.

Progressivement, entrez dans l’état interne positif. Installez votre paysage mental :
    -A l’intérieur ou à l’extérieur ?
    -Seul ou accompagné ?
    -Plutôt lumineux ou sombre ?
    -Bruyant ou calme ?
    -Y a-t-il des odeurs particulières ?
    etc…

Visualisez maintenant avec précision plusieurs détails de votre comportement dans la situation cible :
    -Que faites-vous ? Visualisez-vous en train de faire quelques-unes de ces actions.
    -Quelles sensations y sont associées ?
    -Portez maintenant attention aux pensées : de quoi êtes-vous sûr ? Qu’est-ce qui est important ici et maintenant pour réussir ?

Ressentez les sensations de confiance, de calme, de détermination… laisser grandir ces sensations, elles peuvent par exemple grandir comme un soleil qui rayonne à l’intérieur de vous ou bien vous entourer, vous envelopper comme une aura. Ressentez aussi l’énergie associée à ce rayonnement. Visualisez à présent le scénario parfait (utilisez tous vos sens, tous les éléments propices à une bonne visualisation créatrice), portez attention aux réactions des personnes présentes dans la scène (s’il y en a), au ton de votre voix, ressentez le plaisir que cela procure, la fluidité de l’action. Voyagez librement dans la visualisation créatrice.

Déroulez à nouveau la scène en insistant sur les moments les plus intenses émotionnellement. Agrandissez ce que vous voyez, rajoutez de la clarté. Animez votre visualisation créatrice. Vous devez avoir l’impression de tout ressentir comme si vous y étiez. Maintenant visualisez même l’imprévu : imaginez la scène qui prend une autre tournure, et que vous pouvez réussir à rétablir parfaitement.

Préparer une visualisation créatrice

Trois étapes pour réaliser une bonne visualisation créatrice :
1/ Préparez une visualisation créatrice.
2/ Commencez une visualisation créatrice.
3/ Ancrez une visualisation créatrice dans son cerveau.

Une bonne visualisation créatrice comprend :
    -un contexte et un environnement précis (visuel, auditif, olfactif).
    -des comportements (et les réactions qu’ils produisent sur l’environnement).
    -des sensations kinesthésiques.
    -des pensées (cela peut-être juste : « je suis pleinement présent »).
    -des émotions (calme, concentré….).
    -l’atteinte de l’objectif à réussir.

Il faut donc aller chercher ces éléments, pour vous voir en train de réussir votre objectif dans la situation cible, projetée mentalement de façon aussi concrète et sensible que possible. Identifiez les quatre éléments clés de l’état d’esprit de la performance. Allez rechercher un souvenir lors duquel ces quatre états étaient présents :
– le calme : pour être lucide.
– la confiance : pour oser.
– la détermination : pour être focalisé (concentré) et avancer malgré les obstacles.
– l’énergie : pour faire.
Et associez ces sensations de calme, de confiance, de détermination et d’énergie avec votre situation cible, pour amplifier les effets de votre visualisation créatrice.

Imaginons que la scène commence par se dérouler parfaitement bien… et qu’un élément (un événement) vienne impulser une tout autre tournure à la situation… quel pourrait être cet événement ? Sur quoi avez-vous envie de porter votre attention à ce moment-là ? Comment décidez-vous de réagir ?

Prenons un exemple : vous avez du mal à vous voir réussir ? Par rapport à cette situation, trouvez une situation similaire qui s’est déjà bien passée. Si c’est une situation de conflit avec une personne, cherchez une situation de tension lors de laquelle vous êtes resté serein, lucide et efficace. Si c’est une situation de prise de parole en public : une situation où vous avez agi avec confiance malgré le regard des autres. Si c’est une situation de négociation : une situation lors de laquelle vous êtes resté déterminé tout en restant ouvert d’esprit…Souvenez-vous… à quoi pensiez-vous juste avant ce moment ? Quelle a été votre stratégie ? Sur quoi s’est portée votre attention durant l’action ? Ceci va constituer des ressources que vous pourrez exploiter (ou non) pour construire votre visualisation.

Trois étapes pour réaliser une bonne visualisation créatrice

1/ Préparez votre visualisation créatrice
Choisissez une situation que vous avez envie de réussir, et imaginez la situation idéale.
Osez visualiser une réussite éclatante, une situation extraordinaire.

2/ Commencez votre visualisation créatrice
Portez attention à votre respiration.
Progressivement, entrez dans un état interne positif.

3/ Ancrez votre visualisation créatrice dans votre cerveau
Recommencez la scène parfaite et, cette fois-ci, « ancrez » cette scène positive dans le moment présent, en choisissant un raccourci (un mot, une image, ou un geste) , qui servira de rappel à l’état ressource que vous avez crée par votre visualisation créatrice.

Voir les différents billets sur la visualisation créatrice pour plus de détails.

La visualisation créatrice et les émotions

Face à l’incertitude d’une situation (match, négociation, conflit, etc.) notre cerveau va analyser l’environnement, le contexte et rechercher dans sa base de données les expériences passées qui se rapprochent le plus de celle-ci. Un peu à la manière d’un juke-box il va sélectionner le disque de réponses qu’il a l’habitude d’utiliser dans ce contexte, ceci afin de se simplifier le nombre d’informations qu’il a à gérer. Ce disque, qui contient des émotions et des comportements, va jouer une certaine musique de manière quasi automatique. 

La visualisation créatrice est d’autant plus importante concernant des situations plus marquées émotionnellement (tel contexte me met en colère, tel autre me stresse, tel autre me trouble, la surprise me fait perdre mes moyens, etc…), parce que les émotions perturbent l’action réfléchie et notre capacité de traitement de l’information (diminution visible par IRM de l’action du cortex préfrontal) au profit d’une action réflexe et automatique (suractivité de l’amygdale).

Du fait de la plasticité cérébrale, la visualisation créatrice va permettre de conditionner une émotion particulière (en plus d’un comportement) pour répondre à un contexte spécifique. Une bonne visualisation créatrice inclura donc, dans un contexte spécifique, le comportement souhaité et un état d’esprit positif. Quatre états internes ont été identifiés pour une performance optimum :

    -Le calme : pour être lucide.
    -La confiance : pour oser.
    -La détermination pour être concentré et avancer malgré les obstacles.
    -L’énergie : pour faire.

Afin d’optimiser les effets de la visualisation créatrice, il est donc conseillé d’associer ces états internes au contenu de votre visualisation.

Introduction à la visualisation créatrice

La visualisation créatrice est une technique ancestrale du Yoga Nidra notamment, pour programmer son subconscient et faire advenir les résultats espérés dans notre vie. Depuis quelques années, les sportifs de haut niveau y recourent pour préparer les compétitions. Des études montrent combien la visualisation créatrice est efficace.

Le cerveau ne fait pas vraiment de différence entre une situation provenant d’une bonne visualisation positive et une situation vécue réellement. Si je me mets dans une situation de prise de parole en public, réellement et virtuellement, par IRM on peut observer que ce sont les mêmes aires cérébrales qui « s’allument ». Ainsi une étude sur des pianistes a montré qu’à la suite de répétitions de visualisation (donc sans pratique physique, seulement se voir et se sentir mentalement jouer au piano) on peut observer un agrandissement de l’aire cérébrale dédiée à la motricité de doigts ! La visualisation créatrice impacte donc (et modifie) physiquement le cerveau du fait de la plasticité neuronale de celui-ci. Lors d’une étude conduite à l’université de Chicago, une équipe de Basket Ball a été divisée en 3 groupes afin de tester leur habilité au lancer franc :

    -Le premier groupe pratiqua des lancers francs durant une heure quotidiennement.
    -Le second groupe se contenta de se visualiser en train de réaliser des lancers francs.
    -Le troisième groupe, enfin, n’eut rien à faire.

Après 30 jours, les groupes furent de nouveau soumis au test des lancers francs.

    -Le troisième groupe ne s’améliora évidemment pas.
    -Le premier groupe s’améliora de 24 %.
    -Enfin le second groupe, lui, progressa de 23 % par la seule visualisation.

La visualisation a donc eu un effet sur la performance presque aussi important que l’entraînement physique ! Grâce à la répétition de cette visualisation (ici pendant 30 jours consécutifs), de nouvelles connexions neuronales ont donc été mises en place (plasticité cérébrale), comme si les personnes s’étaient entraînées, leur permettant de progresser réellement, sans avoir touché un ballon.

3 juillet 2017

Ordinary world

Pause musicale. Hier je cherchais des chansons des années 80 sur Internet. Je suis tombé sur ce superbe morceau de Duran Duran "Ordinary world". "Mais je ne me lamenterai pas sur le passé, Il y a un monde ordinaire que je dois trouver tant bien que mal, et en essayant de tracer mon chemin dans ce monde quelconque, j'apprendrai à survivre". Voilà le clip de la chanson:

But I won't cry for yesterday
There's an ordinary world
Somehow I have to find
And as I try to make my way
To the ordinary world
I will learn to survive

Je voudrai ajouter une vidéo émouvante qui montre une personne, Eugene Sprague, se jeter du Golden Gate Bridge. La musique de Duran Duran a été choisie pour illuster cette tragédie. On voit ce type aller et venir, ne sachant que faire, et finalement se hisser sur la rambarde et se laisser tomber en arrière. Quelle horreur ! Cela m'a crevé le coeur. Quelque soit le mal, la dépression que l'on traverse, il faut avancer, sans subterfuges (anti-dépresseurs, drogues) pour s'abrutir ou s'étourdir, car cette épreuve nous aide à devenir plus fort et à découvrir l'essentiel de notre personnalité. Vidéo à régarder...ou non. Pour moi, c'est un hommage à cette personne qui n'a pas trouvé l'aide et les ressources nécessaires pour éviter le pire. Rest in peace Eugene !
 

29 juin 2017

Le génie des oiseaux (1)

« Plus de vingt-cinq espèces d'oiseaux trempent les aliments dans la nature pour différentes raisons : pour laver de la nourriture souillée ou toxique, pour ramollir des aliments ou les humidifier, pour lisser la fourrure ou le plumage d’une proie dure à avaler (comme le corbeau de Cortes, vu en train de tremper un moineau mort). C'est un comportement proto-outil, une sorte de transformation alimentaire. » (*) 

Hier, j’ai aperçu par la fenêtre d’une boutique un corbeau qui s’était posé sur un rocher noir d’ornement. Sur le haut du rocher, un jet d’eau jaillissait légèrement et s’écoulait le long de la masse sombre. Le corbeau était là, buvant de l’eau et trempant délicatement, et un après l’autre, des petits morceaux de pop-corn dans l’eau stagnante. Quel joli spectacle qui a illuminé ma journée ! 

 (*) The Genius of Birds – Jennifer Ackerman

24 juin 2017

Les dilemmes du surdoué

Les principes sous-jacents sur lesquels reposent une vie épanouissante pour un surdoué (passionnée, active, créative, où tous ses talents s’exprimeront pleinement) dépend des choix qu'il fait parmi des dilemmes qui tourmentent sa vie quotidienne. Chaque surdoué doit choisir entre une option libératrice qui va le révéler à lui-même et lui permettre de devenir la meilleure version de lui-même, et une option qui va le maintenir dans une situation frustrante et déprimante.

-Soit définir, accepter et développer ses talents de surdoué - soit les nier en satisfaisant les souhaits des autres.
-Soit honorer son besoin d'indépendance et trouver d’authentiques pairs - soit tolérer l’incompréhension ou la solitude.
-Soit prendre des risques raisonnables et éviter ceux qui mettent en danger sa mission - soit la jouer tranquille, sans prise de risques, en risquant uniquement d’avoir plus tard des regrets.
-Soit gérer ses relations avec les autres de manière perspicace - soit dire adieu à son intimité.
-Soit écouter son guide intérieur et activer la vraie nature de son âme - soit refuser d'entendre sa voix intérieure et enterrer son esprit créatif dans une réalité unidimensionnelle.
-Soit utiliser ses exceptionnels talents pour en faire bénéficier l'humanité - soit se faire plaisir en s'auto-gratifiant, ce qui finit par dévorer son esprit.
-Soit valoriser les différents traits et capacités des autres - soit demeurer intolérants et immatures face aux autres, chroniquement impatient et perpétuellement déçu.
-Soit transformer sa frustration et son sentiment de rejet en énergie créative - soit s'accrocher à ses ressentiments et abandonner ses rêves.
-Soit planifier des stratégies pour son équilibre personnel - soit attendre une intervention extérieure pour lui dicter sa conduite et contrôler sa vie.

23 juin 2017

La névrose n’est pas une maladie

Extrait d’un livre de Kazimierz Dabrowski intitulé « La névrose n’est pas une maladie », ce poème  :

Je vous salue névrosés !
Parce que vous êtes sensibles dans un monde insensible, n’avez aucune certitude dans un monde pétri de certitudes
Parce que vous ressentez les autres comme si ils étaient vous-mêmes
Parce que vous ressentez l’anxiété du monde et son étroitesse sans fond et sa suffisance
Parce vous refusez de vous laver les mains de toutes les saletés du monde, parce que vous craignez d’être prisonniers des limites du monde pour votre peur de l’absurdité de l’existence
Pour votre subtilité à ne pas dire aux autres ce que vous voyez en eux
Pour votre difficulté à gérer les choses pratiques et pour votre pragmatisme à gérer l’inconnu,  pour votre réalisme transcendental et votre manque de réalisme au quotidien
Pour votre sens de l’exclusivité et votre peur de perdre vos amis proches, pour votre créativité et votre capacité à vous extasier
Pour votre inadaptation à « ce qui est » et votre capacité d’adaptation à « ce qui devrait être », pour toutes vos capacités inutilisées
Pour la reconnaissance tardive de la vraie valeur de votre grandeur qui ne permettra jamais l’appréciation de la grandeur de ceux qui viendront après vous
Parce que vous êtes humiliés alors que vous veillez à ne pas humilier les autres, parce que votre pouvoir immense est toujours mis à bas par une force brutale; et pour tout ce que vous êtes capable de deviner, tout ce que vous n’exprimez pas, et tout ce qui est infini en vous
Pour la solitude et l’étrangeté de vos vies
Soyez salués! 

Kazimierz Dabrowski et la désintégration positive - Dabrowski -

Kazimierz Dabrowski (1902-1980) était un psychologue, psychiatre, médecin, écrivain et poète. Il fut professeur au département de psychologie de l'université Laval et au département de psychologie de l'université de l'Alberta ainsi que membre de la société royale de médecine. Kazimierz Dabrowski a développé le concept de la désintégration positive, une approche nouvelle du développement de la personnalité. La théorie de la désintégration positive apparaît être très utilisée par les individus à haut potentiel (surdoués) pour comprendre leur développement intellectuel/mental.

Selon Dabrowski, rejeter la souffrance équivaut à rejeter toute possibilité de développement. Les troubles nerveux et psychonévroses ne sont donc des maladies que du point de vue unilatéral, quand les personnes n’ont pas pu les résoudre de manière positive. Dąbrowski utilise l’exemple de plusieurs philosophes (Kierkegaard, Nietzsche, Platon) et artistes (Chopin, Beethoven, Van Gogh, Michel-Ange), pour montrer que les grandes personnalités ont su transformer la souffrance, la dépression, ou l’angoisse (« nuit noire de l’âme »), en actions créatrices. Les expériences difficiles permettent ainsi de réaliser notre nature multidimensionnelle.

21 juin 2017

Je joue de la musique

Pause musicale. Fête de la Musique oblige: Calogero - “Je joue de la musique”
https://www.youtube.com/watch?v=_V2kVebUFPc

L'étonnante plasticité du cerveau humain

Avec ses 86 milliards de cellules nerveuses et ses millions de milliards de connexions, le cerveau de l'homme moderne est une merveille de complexité qui n'a pourtant rien d'immuable et de figé comme le sont les éléments d'un ordinateur. Si connexions, mémoire et langage il y a, ceux-ci sont faits de chair vive: matière changeante construite pour le changement et qui n'existe elle-même que par le changement. Cela veut dire que cet organe incarne un devenir: il confère la faculté d'accomplir demain des opérations que nous sommes incapables de réaliser aujourd'hui. Toutes nos aptitudes particulières, manuelles ou intellectuelles, qui concourent à faire de chacun d'entre nous un spécialiste, un expert unique, sont pour une grande part façonnées durant les premières phases du développement cérébral de l'enfant et de l'adolescent. Mais tout ne se joue pas si précocement.

L'étude de la croissance du cerveau de l'homme moderne montre deux caractéristiques importantes que l'on ne retrouve pas chez les autres primates. La première singularité concerne la lente croissance de notre cerveau qui nécessite plusieurs décennies pour s'accomplir. Cette croissance apathique offre la possibilité d'une longue période d'éducation où l'instruction sera centrale pour sculpter la formation des circuits cérébraux. La seconde caractéristique est illustrée par le retard du cerveau du fœtus à se développer. Alors que le cerveau d'un nouveau-né humain atteint à peine 25 % de la complexité du cerveau adulte, au même stade, celui du macaque est déjà ébauché à plus de 75%.

Programmés pour apprendre
Pendant cette longue période de croissance, le cerveau de l'enfant reçoit des signaux du monde extérieur, interagit avec son groupe social et l'imite. La transmission génétique, principalement à l'œuvre dans la construction du cerveau du primate non humain, s'efface alors devant un nouvel ordre où la transmission sociale, culturelle et technologique, prime avant tout. C'est par ce biais que des fonctions cognitives, comme le langage ou la pensée symbolique, sont apparues durant l'odyssée de l'espèce humaine, pour permettre l'immense saut qualitatif qui facilitera l'émergence du cerveau humain moderne avec ses capacités uniques d'abstraction. Or ces nouvelles facultés mentales nécessitent un système nerveux malléable, flexible et non plus pré câblé, qui se nourrit des interactions avec l'autre.

Bien sûr, les acquis de nos aptitudes manuelles et intellectuelles dépendent d'une machinerie cérébrale parfaitement ordonnée et bien hiérarchisée selon un déterminisme génétique. Mais il faut en même temps que cette organisation soit en partie adaptable et reconfigurable à tout moment, et à tout âge. En définitive, les différences neurobiologiques qui existent entre les êtres humains proviennent, certes, des caractères dont ils ont hérité, mais surtout de l'apprentissage qu'ils ont reçu et de l'influence du milieu dans lequel ils ont vécu. En somme, nous sommes programmés, mais programmés pour apprendre ! Ces interactions entre le monde extérieur et les activités nerveuses fournissent un mécanisme grâce auquel l'environnement peut influencer la forme et les fonctions du cerveau pour produire un individu unique, affranchi, capable de réponses adaptées mais aussi imprévisibles.

Aujourd'hui, les neurosciences apportent leurs lots incessants d'arguments témoignant des propriétés protéiformes du cerveau humain même lorsqu'il atteint un âge avancé. Loin d'être immuable, notre cerveau adulte reste un organe façonnable qui dispose d'une grande capacité d'adaptation aux sollicitations de l'environnement. Sous l'action d'un apprentissage, même tardif, de nouvelles cellules nerveuses naissent dans certaines régions cérébrales, de nouvelles connexions sont établies ou renforcées, tandis que d'autres sont éliminées. C'est à l'aune de cette plasticité cérébrale permanente que l'on prend toute la mesure de ce qu'écrivait l'humaniste hollandais Érasme (1466-1536): « On ne naît pas homme, on le devient.»

Source: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/10/19/19319-letonnante-plasticite-cerveau-humain

20 juin 2017

Les stratégies d’adaptation des surdoués

Reconnaître sa douance/son talent est souvent une étape importante pour aller mieux et apprendre à vivre dans un environnement inadapté. Des études ont permis d’identifier cinq stratégies adoptées par les surdoués dans leur vie de tous les jours et dans leur carrière professionnelle.

-Stratégie de celui qui ne se fait pas remarquer.
Reste discret, ne se fait pas remarquer, ce qui entraîne un développement personnel minimum. Souvent ignorant de la qualité et du niveau de son intelligence. Il se considère plutôt stupide. Il travaille dans des emplois de base. Sous réserves de prendre conscience de sa douance, il peut évoluer vers les autres stratégies.

-Stratégie de celui qui est accepté.
A établi des liens avec d'autres personnes comme lui dès son plus jeune âge ce qui agit comme un stimulant. N'a pas eu de problèmes majeurs d'adaptation et a vécu un développement personnel normal. Travaille dans un environnement professionnel de surdoués, comme consultant dans une seule entreprise, ou a créé une start-up.

-Stratégie de celui qui est social.
A découvert avec l’expérience que vous ne pouvez rien accomplir avec l'intelligence seule. A activement augmenté ses compétences sociales à un niveau élevé. Est donc capable de résoudre de nombreux problèmes d'adaptation. Travaille souvent bien dans des emplois à caractère intrinsèquement multidisciplinaire.

-Stratégie de celui qui est agressif.
A une carrière professionnelle en dent de scie. De conflit en conflit et même parfois de licenciement/démission en licenciement/démission. Essaye de survivre en mettant l'accent sur la qualité du travail. Peut évoluer vers « celui qui est social » ou se trouver dans la situation « de celui qui s’isole ».

-Stratégie de celui qui s’isole.
Fonctionne presque exclusivement dans un état d'isolement. Prend le risque de perdre le contact avec la société.

Le développement personnel consiste souvent à passer d'une stratégie à l'autre. Parfois, dans des environnements spécifiques, deux stratégies sont adoptées en parallèle.  Le paradoxe est que les surdoués peuvent réfléchir bien et très rapidement, mais cela ne s'applique pas obligatoirement et logiquement au contrôle de leur propre développement ou de leur propre carrière.

19 juin 2017

Les surdoués et leurs problèmes au travail

Les surdoués peuvent avoir du mal à exprimer et à développer leurs propres talents dans le monde professionnel, à moins que certaines conditions – étranges parfois - ne soient remplies. L'inspiration et la motivation semblent être des facteurs plus importants que la connaissance et la capacité. Voici une liste de remarques faites par l’entourage professionnel du surdoué et ce que lui en pense. Si trois ou plusieurs de ces caractéristiques sont présentes, la possibilité d'être considéré comme surdoué est importante avec des problèmes d'adaptation et de communication au travail.

Ce que l'entourage professionnel remarque - Ce que le surdoué en pense.
1. De nombreux conflits avec le management et l’autorité - J'ai un grand sens de la justice.
2. N’écoute pas ce que les autres disent - Mes idées ne sont pas comprises et j'ai généralement raison.
3. Difficile à se motiver -  Je suis une menace pour mes collègues.
4. Manque de ponctualité, lors des réunions par exemple - Je suis en retenu tout le temps et tout va si lentement.
5. Des performances qui varient, sans aucune raison - Je n'ai aucune idée de ce que je veux, je trouve presque tout intéressant.
6. Ne sait pas exactement qu’elle est sa mission et ses limites – Je suis peu considéré et les gens ne voient pas ce dont je suis capable.
7. Manque de persévérance et de discipline - Je suis facilement distrait.
8. Est difficile à aborder, pas social - Je n'aime pas les discussions d’ordre sociale.
9. A toutes sortes d’exigences concernant l’environnement de travail - Je ne comprends pas comment d'autres personnes peuvent travailler dans ce bruit.

Les individus surdoués qui dysfonctionnent –parce qu’ils n’ont pas été identifiés ou ne maîtrisent pas encore leur intensité- ne sont souvent pas conscients de leur propre intelligence, ce qui leur permet d'interpréter le manque de connaissance des autres comme de la réticence. Ils deviennent irrités et accélèrent leur rythme de travail, ce qui n’arrange rien. En outre, ils ont tendance à se focaliser sur le contenu, plutôt que sur l'enthousiasme et la motivation. D'autre part, ils ont tendance parfois à trop s'adapter, ce qui peut entraîner un mécontentement général et de la frustration.

Les fonctions de consultants, les professions créatives et les secteurs spécialisées (juridique, médical, technologique, scientifique, éducatif, relations publiques ou journalisme) sont souvent bien adaptés. La mise en place d’un projet personnel sous forme d’un entreprenariat est aussi une solution à privilégier. Le responsable hiérarchique d’un surdoué doit plus se concentrer sur les buts et les résultats que sur la méthode à suivre. Ainsi, son subordonné surdoué peut apporter une contribution unique à la stratégie, à la résolution de problèmes, à dégager des tendances et au développement des produits.

Caractéristique des surdoués

Bien que tous les individus surdoués soient uniques, ils partagent certaines caractéristiques. Certaines sont héréditaires, d'autres viennent progressivement, au fil du temps, sous l’influence de l’entourage et des expériences de la vie.

La vitesse de la pensée et du raisonnement.
Les individus surdoués pensent plus rapidement que les autres. Ils passent d’un sujet à l’autre dans une conversation. Leurs idées s’associent à la vitesse de l’éclair dans leur tête, une idée en amène une autre. Pour eux, c’est normal, c’est logique, cette idée a un point commun avec cette autre idée. Vu de l’extérieur, cela prend l’apparence d’interminables digressions qui sont associées à un esprit compliqué, voire dérangé. Les interlocuteurs décrochent facilement sachant que le monde actuel du zapping a formé les masses à avoir une attention médiocre et de courte durée.

Une forte sensibilité.
Un potentiel de développement élevé s'accompagne souvent d'une sensibilité exacerbée. Cette sensibilité se manifeste dans l’intellect, les sens, l’imagination, l’émotivité, et peut ressembler à un trouble du déficit de l'attention.

La sur-stimulation.
La sur-stimulation des sens se manifeste auditivement (machines, radios, lèvres claquantes), visuellement (sources lumineuses) ou au toucher (certains tissus, étiquettes dans les vêtements). Cet aspect de la douance est difficile à gérer car tout peut gêner un surdoué qui s’ignore. Il fait ensuite une fixation sur un bruit que personne n’entend, une lumière qui ne dérange personne, une odeur de parfum qui le perturbe. Être conscient de cette dépendance à son environnement change beaucoup de choses dans la vie. On essaie alors d’éviter une situation dérangeante, mais surtout, on est pleinement conscient de sa particularité. La tension intérieure s’apaise presque instantanément. On est sensible à ce bruit, à cette lumière, à cette odeur car nous sommes plus connectés au monde qui nous entoure. On ne peste pas contre son entourage et on ne se bloque pas dans cette injustice face au fait que ces éléments perturbateurs ne sont pas changés (baisse du volume des conversations environnantes au travail) ou cessés instantanément (une lumière plus douce) car ils ne dérangent personne d’autre.  

L’introversion.
Le monde interne des surdoués est particulièrement bien développé. Ils se blessent rapidement et facilement, ce qui explique pourquoi ils ont tendance à garder les gens à distance. Certains évitent les fêtes et autres sociabilités, car les sujets de conversation (ou les activités comme le binge-drinking ou l’usage de drogues) ne les intéressent pas. Cela peut ressembler à de l'autisme. Ainsi, l'introversion peut également engendrer un sentiment de rejet. Les personnes ayant des QI élevés semblent avoir des difficultés à rencontrer des personnes partageant les mêmes idées qu’eux, ce qui peut les amener rapidement à s’isoler. L’introversion développe une intelligence dite intra-personnelle. Elle permet de se former une représentation de soi précise et fidèle et de l'utiliser efficacement dans la vie. Elle sollicite plus le champ des représentations et des images que celui du langage. Il s'agit de la capacité à décrypter ses propres émotions, à rester ouvert à ses besoins et à ses désirs. Elle permet d'anticiper sur ses comportements en fonction de la bonne connaissance de soi.

Le développement émotionnel.
Les surdoués ressentent fortement les émotions. Mais parce que la réflexion prédomine chez eux et les sécurise, le développement émotionnel reste relativement peu développé. Ils ont du mal à relier les sentiments à la raison. Cela peut être renforcé lorsqu'un individu s'est senti solitaire dès son plus jeune âge et que son entourage ne l’a pas reconnu comme surdoué. Il vivra toutes ses expériences intensément, y laissera des plumes et erra ainsi dans la vie noyée dans ses émotions. Heureusement, la reconnaissance de la douance et le développement personnel sont plus d’actualité de nos jours.

La créativité.
Les processus de pensée des surdoués diffèrent des standards habituels. Ils sont de nature plus globale et avec une forte capacité d'imagination. Les surdoués ne peuvent souvent pas suivre leur train de pensée. Une solution est de noter les idées comme elles viennent sur un morceau de papier ou sur une application idoine. Sinon, elles disparaissent. Personnellement, je consacre tous les soirs du temps pour collecter et archiver les idées/les pensées que j’ai eu dans la journée. Les surdoués peuvent identifier les modèles rapidement, ainsi ils peuvent prédire des tendances avec succès. Ils peuvent souvent tirer des conclusions intuitivement et proposer des changements/des modifications/des idées perspicaces. Cette créativité est souvent frustrée par le système scolaire/le monde personnel qui ne lui permettent pas de s’épancher.

L’indépendance.
La formation des jugements et des opinions se déroule souvent de manière autonome. Ils sont non conformistes et affichent donc ce que les enseignants étiquètent facilement comme des comportements inappropriés . Pour faire court des gêneurs ou des emmerdeurs. Cette indépendance va de pair avec la créativité. Ils ont souvent une aversion viscérale à l'autorité non démocratique. C’est souvent là que les problèmes commencent dans le monde du travail.

Le perfectionnisme.
Le perfectionnement est souvent accompagné d'attentes trop élevées envers les autres, mais aussi de la honte, des sentiments de culpabilité et des sentiments d'infériorité devant l’impossibilité de réaliser ses propres attentes. Cela entraîne une tension et souvent une paralysie, une inaction destructrice. Le perfectionnisme, c’est surtout une critique négative de soi.

La façon d’apprendre.
Elle est souvent exploratoire. Les surdoués ont une aversion extrême pour les listes de choses à apprendre par cœur, ils trouvent cela inintéressant et ennuyant. Souvent, ils ne comprennent pas les questions de l'enseignant ou les questions posées dans le livre de référence, car ils cherchent des choses qui ne sont pas là. Cela entraîne une frustration. Certains adultes surdoués n'ont pas de connaissances de base, mais ont des connaissances approfondies dans les domaines qui les intéressent.

Peur de l'échec et de pas atteindre leurs objectifs.
Si leur intelligence n'est pas stimulée, les enfants développent souvent de mauvaises habitudes de travail. Ils pensent parfois qu'ils sont stupides, ils ont peur de l'échec et commencent à ne pas donner leur maximun et ainsi n'arrivent pas à exprimer leur intelligence. Et leur motivation pour apprendre diminue. Cela peut donner plus tard des frustrations et des déceptions dans leur parcours professionnel.

10 juin 2017

Conseils de survie en milieu professionel

Beaucoup de gens vraiment intelligents ne peuvent pas bien fonctionner avec les autres. Les personnes surdouées ont besoin de plus d'espace et de moins de contraintes. Elles voient des choses que les autres ne comprennent pas rapidement. Mais vous ne pouvez pas changer la façon dont les autres personnes perçoivent le monde, donc les surdoués qui veulent être efficaces au sein d’une entreprise/d’une organisation doivent apprendre à gérer leur style, au dépend de l’efficacité. Cela ne signifie pas qu’il faut compromettre leurs capacités, cela signifie simplement qu’il faut faire de la place pour les autres afin que l'équipe fasse un excellent travail.

Il faut avouer que beaucoup de surdoués sont obnubilés par le fait qu'ils sont surdoués, et veulent d’une certaine façon que cela soit reconnu par leur entourage. Cela peut se manifester par le fait qu’ils n'écoutent pas les autres, n'étant pas disposés à laisser les autres être plus intelligents qu'eux, ou alors à ne pas aider à trouver un consensus autour des idées des autres, ou bien pire s’approprier les idées des autres parce que le plus important est d’être vu comme le plus intelligent du groupe.

Quelques conseils de survie et d’épanouissement en milieu professionnel :
-Écouter plus que l’on ne parle.
-Apprendre à connaître les personnes avec lesquelles on travaille et à se concentrer sur la confiance et le respect mutuels.
-Comprendre ce qui motive les autres et les fait avancer dans la vie.
-Introduire doucement les idées et les concepts en respectant les idées et les réflexions des collègues.

Dans la plupart des cas, si vous travaillez avec les bonnes personnes, beaucoup d’entre eux trouveront aussi d'excellentes idées. Et, dans le monde compétitif actuel, les idées les plus intéressantes exigent un travail d’équipe complexe et diversifiée pour que ces idées puissent se concrétiser un jour. Dans ce cas, « être surdoué » c'est savoir composer avec son environnement professionnel et arriver à faire de cette diversité/de cette altérité une expérience positive. Le meilleur exemple étant Steve Jobs avec Apple. 

Lorsque l’on demande à des professionnels « quelle est, selon eux, la personne la plus intelligente dans leur entourage professionnel ? », puis ensuite « quelle est la personne avec laquelle ils se sentent le mieux ? » et enfin « avec laquelle de ces personnes ils préfèrent travailler ? », ils répondent à plus de 95% la dernière personne, celle avec laquelle ils se sentent le mieux. À mediter.

Pour un surdoué, gérer l’intensité, la complexité et la motivation liées à la douance est un travail de longue haleine. Ce guide complet et détaillé vous y aidera: https://www.amazon.com/Guide-pour-surdou%C3%A9s-lintensit%C3%A9-complexit%C3%A9-ebook/dp/B06XXY6DPN/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1491363257&sr=1-1

L'enfer, c'est les autres

Le principal problème au travail pour un surdoué, ce n’est jamais le boulot en lui-même, mais les gens avec qui ils doit travailler. Voici quelques tourments/difficultés/dilemmes rencontrés dans le milieu professionnel par les surdoués, et qui peuvent convaincre un jour ces derniers à se tourner vers l'entrepreunariat pour enfin donner libre cours à leur potentiel et à leur créativité:

.Difficulté à juger quoi partager et en quelle proportion avec les autres.
.Difficulté à déléguer le travail aux autres.
.Difficulté à travailler avec les autres.
.Difficulté à communiquer avec les autres.
.Difficulté à déterminer les attentes des autres.
.Difficulté à demander de l'aide.
.Difficulté à accepter que l’on peut prendre un jour de repos. Problème du perfectionnisme.
.Difficulté à accepter le fait que la plupart du temps les gens ne pigent pas ce que l'on fait ou dit.
.Difficulté à accepter le fait qu'avoir raison ne veut pas dire que les choses seront faites de notre façon.

9 juin 2017

Eminem

Je vais être un peu subversif maintenant. Cette vidéo  concerne le rappeur américain Eminem. Il est considéré par ses pairs comme un des meilleurs rappeurs. Il est connu pour son débit vocal unique et exceptionnel. C'est effectivement impressionnant. De mon point de vue, cela est résolumment une hyperstimulabilité psychomotrice (paroles rapides...). Voir dans ce blog, la définition de cette hyperstimulabilité (ou surexcitabilité).

Je ne suis pas un grand fan de rap, mais il faut reconnaître le talent d'Eminem et constater que sa carrière est impressionante et indiscutable (indiscutée). En jetant un coup d'oeil à son parcours personnel, et le fait que sa mère dit de lui qu'il était "bipolaire" quand il était jeune, me fait penser que Emimen est sûrement un surdoué, au sens de doter d'un QI supérieur (le terme "surdoué" étant, de nos jours, utilisé à toutes les sauces). https://fr.wikipedia.org/wiki/Eminem

Dialogue de sourd au travail

La plupart des environnements professionnels - institutionnels, sociaux et culturels - ont des interfaces/des organisations généralement conçues pour des personnes non surdouées et qui permettent de prendre en compte les approches, les réactions et les idées des personnes lambda. Les surdoués ont tendance à avoir un approche différente des choses, ainsi que des réactions et des idées qui se combinent mal avec les interfaces professionnelles. Le scénario qu’il envisage n’a pas été prévu par la machine/l’organisation/le protocole. C’est là que le bât blesse.

De plus, les surdoués ont tendance à travailler d’une manière que ses collègues ne comprennent pas. Quelqu'un qui est  assis sur une terrasse avec une cigarette et une tasse de café peut résoudre un problème complexe et abstrait, ou mettre en place une idée géniale bénéfique pour l'entreprise, ou bien alors visualiser les inconvénients d’une stratégie commerciale mise en place par un autre collègue et trouver les changements à effectuer pour rectifier le tir. Vu de l’extérieur, cette attitude apparemment dilettante n’est pas comprise par l’entourage professionnel. Les problèmes à venir sont prévisibles.

En fait, l'intelligence au travail est beaucoup moins utile que les surdoués le croient. Dans un travail ordinaire, c’est-à-dire qu’il ne demande pas de créativité pure, chaque employé a un rôle et l’ensemble des tâches accomplies constituent une finalité qui a ses limites, mais qui doit avant tout être efficace, à savoir réaliser un service demandé et par la même augmenter les bénéfices de l’entreprise.  

Les surdoués ont aussi parfois la difficulté à expliquer leurs idées aux autres, surtout si ces idées viennent d’intuitions. Ils n’aiment pas travailler en équipe, car ils ont leur propre façon de travailler, seuls. Tout ça donne souvent l'impression aux surdoués d'être immergé dans une langue et une culture étrangères, en sachant que quoi qu’ils pensent et aimeraient partager, doit être traduit dans l'autre langue, sachant que la plupart du temps cet échange semble bizarre ou inutile aux autres. Le meilleur exemple est l’humour du surdoué qui est souvent incompris.
 

4 juin 2017

La solitude

Je pense que les hommes et les femmes réagissent différemment à la solitude. Coco Chanel a bien traduit cette idée dans cette citation: "Il n’y a rien de pire que la solitude. La solitude peut aider un homme à se réaliser; mais la solitude détruit la femme."

Gilbert Simondon (1924-1989) est un philosophe français du XXe siècle. Son œuvre traite de l'appartenance de l'homme au vivant.  À propos de la solitude, il a dit:
-"La véritable relation transindividuelle ne commence que par-delà la solitude.";
-"Le véritable individu est celui qui a traversé la solitude ; ce qu’il découvre au-delà de la solitude, c’est la présence d’une relation transindividuelle." (transindividuel: qui dépasse l'indivu, qui le transcende.)


Les gens intelligents suranalysent tout

Voici pourquoi les gens les plus intelligents suranalysent tout.

Ils ont toujours un million de choses en tête. Même quand ils devraient être détendus, ils stressent à propos de quelque chose. Leur esprit ne s’arrête jamais. Voilà pourquoi ils finissent par tout suranalyser. Ce qu’ils doivent porter. Ce qu’ils doivent manger. Où ils doivent s’asseoir. Pendant combien de temps ils doivent attendre avant de répondre à un message. Ils sont intelligents, ce qui signifie qu’ils peuvent s’imaginer des dizaines de scénarios possibles pour toutes les situations. Et quand ils y pensent, ils s’inquiètent pour des choses qui ont peu de chance de se produire. Ils deviennent fous.  Ils n’ont jamais une minute de tranquillité. Ils suranalysent, parce qu’ils n’aiment pas être pris par surprise. Ils aiment savoir dans quoi ils s’embarquent.  Ils ont l’habitude d’avoir le contrôle de chaque situation et ne veulent pas être pris au dépourvu.  Ils veulent planifier tout ce qui pourrait se produire. Parce que c’est ce qu’ils sont, des planificateurs. Ils aiment savoir où ils vont, qui va être là, et quels événements sont programmés. Ils ont besoin de savoir cela pour ne pas avoir l’impression de marcher à l’aveugle.

Ils détestent quand ils ne comprennent pas ce qu’il faut faire, quand ils se perdent en voiture ou qu’ils rencontrent quelqu’un qu’ils ne s’attendaient pas à voir. Quand ils se sentent pris au dépourvu,  stupides . Ils veulent toujours savoir ce qui se passe. Voilà pourquoi ces personnes suranalysent tout. Les mots dans un texte. La façon dont une personne les regarde. Le ton qu’une personne a employé en parlant d’eux. Ils sont clairvoyants, ils voient tout ce qu’une personne dit et fait – et ils réfléchissent trop à leurs actions. Voilà pourquoi ils sont aussi conscients. Ils peuvent dire quand un ami est ennuyé par quelque chose qu’ils ont dit, quand quelqu’un ne répond pas à un message parce qu’ils l’ont ennuyé.

Ils essaient de lire le langage corporel des gens autour d’eux, pour veiller à ne pas dépasser leurs limites. Ils ne veulent pas faire quelque chose de stupide, comme tomber amoureux de quelqu’un qui ne ressent pas la même chose qu’eux ou déranger un ami qui préférerait rester seul. La plupart des gens pensent que ce sont des personnes logiques, ce qu’ils sont, mais ils sont également parmi les personnes les plus sensibles. Ils ont un cœur aussi grand que leur cerveau. Voilà pourquoi ils se sentent forts, si profondément inquiets. Ils sont souvent fiers d’être aussi intelligents. Ils sont heureux de pouvoir prendre soin d’eux-mêmes, de pouvoir faire ce que la plupart des gens ne peuvent pas faire. Mais parfois, leur esprit leur fait perdre la tête. Parfois, cela leur rend la vie encore plus difficile.

Beigeness

Pause musicale. Kate Tempest est une poétesse, dramaturge et rappeuse anglaise. Sa chanson "Beigeness", que l'on pourrait traduire par "Normalité", parle aux surdoués.

Who's bad? Said the the kiddy in the Jacko hat
To the kiddy in the Rooney shirt
Dragging back
The curtains in the room in her daddy's flat
A young girl heard the truth in an alley-cat
Howling on the roof next door
Imagine that
All your idols were just like you
Nothing's beyond you
Do what you want to do if you feel that it wants you to
Look
True never meant nothing more than it means right now
When everything's fake
But you in your deepest reaches keeping secrets
Know what it takes to make a meaning means something
I’m moving through a space that some can't see
I know this space exists
So do you if your heart beats the oldest groove
Life is huge but we have shrunk it
We've made it small
We used to walk tall
But who cares, right?
We’re having a ball

Them things you don't show, I can see
Them things you don't say, speak to me
Them things you hide ain't hiding
No firm ground but we ain't sliding

Them things that haunt you, let them be
That thing you weep for, leave it

All life is forwards, you will see
It needs you to need it

Go ahead, keep it in ‘til it withers you
Move fast, don’t stop, you got things to do
Tell yourself, it’s them man it isn’t you
Nod your head and believe that until it’s true
You can tell it not to show its face
When you are trying to hold your space
But it’s in you deep in your sinews
And it comes out on the coldest days

See the kid with the memory he can’t shake
See the man with the lover on his mind
See the lady with the guilt and the heartache
See the woman trying to battle with time
See the man with the blood on his hands
See the girl with her hands on her hips
Everybody say nothing. Stay bland
If you don’t show it then it don’t exist
Right?

Them things you don't show, I can see
Them things you don't say, speak to me
Them things you hide ain't hiding
No firm ground but we ain't sliding

Them things that haunt you, let them be
That thing you weep for, leave it

All life is forwards, you will see
It's yours when you’re ready to receive it

You’re so focused on finding the differences
You ignore the bonds that bind us
Got my hand on my heart when the rhythm hits
It’s looking for us but can’t find us
In the valley of vanity, viciousness
Full schedules and empty containers
We’re kissing the coshes that cripple us
Enjoying the Beigeness
Do it your way and they’ll find you ridiculous
Pick apart your behavior
Their scorn ignites what inhibits us
And then we hate ourselves
And our fear pickles us
Sitting in jars ‘cause it’s safer
Some of us are happy to live with it
But some of us know it’s against our nature

Them things you don't show, I can see
Them things you don't say, speak to me
Them things you hide ain't hiding
No firm ground but we ain't sliding

Them things that haunt you, let them be
That thing you weep for, leave it

All life is forwards, you will see
It's yours when you’re ready to receive it

All life is forwards you will see
All life is forwards you will see
All life is forwards you will see
All life is forwards you will see
All life is forwards you will see
All life is forwards you will see
All life is forwards you will see
All life is forwards you will see
All life is forwards you will see
All life is forwards you will see
All life is forwards you will see
All life is forwards you will see

3 juin 2017

Les surdoués, le monde du travail et le Principe de Peter

Officiellement, les entreprises sont toujours en chasse des meilleurs talents. Mais dans les faits, elles se révèlent souvent incapables de gérer la douance. Se montrer trop doué constitue souvent un frein important à une carrière professionnelle. Alors que tout le monde à en tête l’image du chouchou de la maîtresse, avec ses lunettes et sa tête à claque, qui sait cirer les pompes et se taire, beaucoup oublie les parcours à rebondissements de leurs confrères surdoués. Ceux qui pensent que l’intelligence à quelque noblesse n’en ont certainement pas assez pour se rendre compte que ce n’est qu’une malédictio.

Deux catégories de talents
Pour schématiser, on pourrait classer les talents en deux catégories. Il y a d’un côté le «premier de la classe». Diplômé d’une grande école, il dispose d’une grosse capacité de travail, sait se conformer aux règles et maîtrise le bachotage comme personne. De l’autre côté, on a le bon atypique, qui rentre moins facilement dans les cases. Il a un portefeuille de compétences à forte valeur ajoutée pour l’entreprise, des qualités personnelles supérieures à la moyenne, notamment en termes de capacités d’innovation et de leadership, mais il est plus difficilement soluble dans l’organisation.

En résumé: Un surdoué est un individu qui fait dix choses à la fois, convaincu qu’il agit au mieux ; n’anticipe pas la réaction de l’autre ; produit dix idées à la minute ; est impatient ; est dépendant affectivement ; a peur de s’ennuyer ; est vulnérable sur le plan psychologique ; veut sauver le monde.

Les surdoués, l’entreprise et le Principe de Peter
Malgré certains avantages par rapport au reste de la population, les surdoués vivent en décalage avec leur environnement. Cela explique que 70 % des surdoués étaient en échec scolaire en France en 2012. Ce phénomène de décalage et de décrochage se retrouve aussi plus tard, à l’âge adulte, lorsque le surdoué intègre une entreprise. Il existe trois grands décalages entre les surdoués et le monde professionnel:
-Un problème de compréhension: C’est comme dans le conte d’Andersen, « Le vilain petit canard » : le doué est comme un cygne qui vit parmi les canards. Il imagine que le canard pense comme lui.
-Des difficultés relationnelles: La personne douée est plus sensible, elle surréagit.
-Un ancrage identitaire: Ce sont des personnes qui doutent beaucoup. Ils ne perçoivent pas toujours qu’ils sont forts là où ils le sont. En revanche, ils voient leurs points faibles avec une acuité particulière, car ils sont doués.
En entreprise, ils sont parfois qualifiés « d’emmerdeurs ». Simplement contestataire ou manifestant de la curiosité, afin d’engager un dialogue, ils peuvent être perçus comme des empêcheurs de tourner en rond. Et connaissent parfois une vie professionnelle mouvementée.

Un modèle théorique qui permettrait d’expliquer cette anomalie -la normalité voudrait que les Hauts-Potentiels trouvent leur place dans l’entreprise et y restent- est Le Principe de Peter. Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence. La compétence des employés d’une organisation est distribuée selon une loi normale. Ainsi, 80 % des employés au centre de la courbe restent au sein de la hiérarchie, mais pas les 20 % aux extrêmes, c’est la « défoliation/le dégommage hiérarchique ». Selon le Principe de Peter, la super-compétence est plus redoutable que l’incompétence, car un super-compétent outrepasse ses fonctions et bouleverse ainsi la hiérarchie. Elle déroge au premier commandement : « La hiérarchie doit se maintenir ».

Pour qu’un super-compétent soit renvoyé, deux conditions doivent être réunies:
-La hiérarchie le harcèle au point de l’empêcher de travailler (ex: mise au placard); et
-Il n’obéit pas aux principes de respect de la hiérarchie.

La logique permet de comprendre pourquoi ils ne durent pas très longtemps dans une entreprise et préfèrent souvent prendre la poudre d’escampette. Mettre un surdoué sous un manager moyen, bosseur et politique est catastrophique. Toutefois, les surdoués ont toujours de l’avenir dans la nouvelle économie. En effet, ce qui compte dans la nouvelle économie et dans les entreprises comme Google, c'est le talent. Et les surdoués ont le talent nécessaire pour faire avancer notre société.

2 juin 2017

Attitudes à suivre au bureau

-Suivre le rythme de travail, qu'il s'agisse de ralentir ou de passer à la vitesse supérieure.
-Expliquer ses idées/ses opinions sans être condescendant.
-Régler les espoirs/les attentes à la réalité.
-Apprendre la différence entre la perfection, l'excellence et le satisfaisant. Et lequel est approprié suivant la situation sachant que cela dépend du temps et des ressources (budget).
-Gérer ses frustrations/ses échecs avec réserves.
-Être à l'aise avec toutes sortes de personnes et dans toutes sortes d'environnements et de situations.

1 juin 2017

Face aux autres surdoués au travail

Si vous êtes intelligents et que vous avez beaucoup de diplômes, alors la chance que ceux avec qui vous travaillez soient aussi intelligents que vous est élevée. Cela change les perspectives sur les surdoués et leur problème d’intégration au travail. Faire partie des 2% de la population ne s’applique pas obligatoirement à l’environnement professionnel.

Ainsi, il faut se rappeler que les autres personnes peuvent avoir raison et que vous pouvez vous tromper, même si elles ne construisent pas leur raisonnement de la même façon que vous. Respectez-les parce qu'elles peuvent baser leur travail/approche/questionnement/conclusion sur des connaissances qui manquent  à votre analyse/connaissance. Parfois, la logique n'est qu'un moyen très structuré de se tromper.

Simplifiez les explications des raisons et des principes derrière les choses que vous proposez. Tout le monde n'est pas intéressé par l’abstraction et la conceptualisation. Il n’est pas nécessairement de détailler et de s’épancher sur les concepts/la philosophie qui sont à l’origine de vos idées.

Soutenez la vision stratégique des autres. Une personne intelligente peut voir des problèmes à venir ou des opportunités manquées que d'autres personnes ne voient pas. Ils peuvent proposer une modification dans une vision ou une stratégie pour s’impliquer dans le projet. Bien sûr, cette proposition peut ne pas être appréciées par la personne à l’origine de la vision/stratégie. Elle peut prendre cela pour un rejet ou un détournement de leur travail. Ne jouez pas la partition des autres à leur place !