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14 février 2020

Ikigaï

L’Ikigaï est un concept japonais qui veut dire « raison d’être ». Le mot « Ikigai » est utilisé habituellement pour indiquer la source de la valeur d’une vie ou les choses qui rendent une vie signifiante et utile. Le mot traduit littéralement en français veut dire « chose pour laquelle on vit » ou « raison pour laquelle on se lève le matin ». 

L’Ikigaï de chaque individu lui est personnel et spécifique à sa propre vie, à ses valeurs et à ses croyances. Il reflète le moi intérieur d’une personne et l’exprime fidèlement, en créant simultanément un état mental dans lequel l’individu se sent à l’aise. Les activités qui permettent à chacun de ressentir son Ikigai ne sont jamais forcées ou imposées. Elles sont spontanées et toujours entreprises volontairement, donnant à la personne une satisfaction et un sens de la signification de la vie.

L’Ikigaï est la jonction et l’équilibre entre quatre composantes :
- Ce que j’aime faire (plaisir).
- Ce dans quoi je suis doué (efficacité).
- Ce dont le monde a besoin (sens).
- Ce pour quoi je peux être payé (rémunération).

8 novembre 2016

La solitude

La solitude est un élément essentiel de la découverte de soi et de la maturité émotionnelle. La réflexion qui en résulte peut amener à une connaissance approfondie de soi. Être seul nous force à réfléchir sur tous les facettes de notre personnalité.

Michel de Montaigne a popularisé l'idée de la solitude comme un moyen intellectuel de nous séparer de la foule et, par la même, de se forger un point de vue unique et une certaine indépendance d'esprit.

Martin Heidegger, qui avait l'habitude de s'isoler dans un cottage ("la hutte") à la montagne, disait que "la solitude n'est pas faite pour échapper au monde, mais pour le rencontrer". Dans le même ordre d'idée, le cinéaste Ingmar Bergman, qui s'isolait aussi dans une cabane en bois, écrivait: "ici, dans ma solitude, j'ai l'impression que je contiens beaucoup d'humanité".

En effet, dans le silence, nous pouvons entendre le monde autour de nous. Cette solitude nous apporte une grande authenticité, que nous pouvons entretenir et afficher lorsqu'on se retrouve au milieu des autres.

La clé de la créativité est un équilibre entre se concentrer sur soi et se concentrer sur les autres, entre intériorité et extériorité, entre profondes réflexions et actions motivées.

Extrait du livre "Wired to Create: Unraveling the Mysteries of the Creative Mind".



5 novembre 2016

Pour en finir avec les critiques et le faux-self

Les critiques ont été interiorisées comme des vérités. Les surdoués ont souvent été étiquettés "à problèmes", "tourmentés", "bizarres". Les "défauts", ou plutôt les traits distinctifs du surdoué ont été sujets à des attaques, des censures ou des brimades. Enfant, le surdoué va commencer rapidement à comprendre qu'il "a un problème" et vite conclure qu'il est "un problème".

Face à ces critiques, le surdoué va développer des défenses pour éviter les critiques de son entourage familial, professionnel, etc. Il va le plus souvent "masquer" son identité et se fondre dans la masse. Certains vont "surjouer" et "faire les idiots" en exhibitant et exagérant des traits. Leur agilité mentale et leur extrème sensibilité sont alors utilisées comme des armes de destruction massive. Cette intelligence mise au service du cynisme se retourne alors contre eux. 

L'extreme sensibilité de l'enfant surdoué lui cause beaucoup de remarques. On le trouve trop sensible et susceptible. Il apprend jeune que c'est un problème. Il va la cacher et cela va le ronger toute sa vie. Heureusement, il peut prendre conscience que cette sensibilité est une qualité, qui une fois maitrisée, peut devenir la source d'une créativité épanouissante pour lui et ses contemporains (à travers ses créations).

Beaucoup d'artistes qui expriment un talent dans l'écriture, la musique et autres ont beaucoup de mal à gérer leur sensibilité, malgré le repos et l'apaisement qu'ils trouvent dans la création. Ils se battent contre leur conscience extrème du monde. De plus, ils ont aussi à négocier avec un environnement professionnel impitoyable. Ils noyent alors leurs angoisses dans les drogues en tout genre.

Je parle ici de gens qui d'un façon ou d'une autre épanchent leur trop plein de sensibilité en créant quelque chose, en projettant leur personnalité, leur âme dans un travail créatif. Je vous laisse imaginer ce qui se produit sur les sensibles qui ne laissent pas ce trop-plein de créativité se déverser au-dehors. Ils sont rongés de l'intérieur. Ils n'en ont pas conscience la plupart du temps. Ils sont en mode auto-destruction.

Ainsi, le surdoué doit apprendre à se connaitre. Et ce n'est pas un mince affaire. Cela peut prendre quelques années. Mais cela vaut le coup. Il faut déconstruire la personnalité que nous avons été jusqu'à là. Je parle de cette personnalité ou le faux-self dirige notre vie. Nous jouons un rôle, comme des acteurs, pour notre entourage. Pour ne plus être critiqués, pour être tranquilles, par facilité aussi par la suite, c'est tellement confortable de ne rien changer.

Le faux-self peut avoir une intensité différente suivant le trait dont on parle. Je m'explique. Le surdoué aime bien parler et argumenter. Il est éloquent. Sa curiosité et son plaisir d'apprendre font qu'il connait plus de choses que la moyenne des gens qu'il rencontre. Dans une discussion, il peut adopter différente attitude suivant l'intensité de son faux-self. Quand le faux-self ne contrôle pas la personnalité, la personne parle, argumente, écoute les autres, échange des idées. Quand le faux-self est présent, il peut se manifester par une parole intolérante, cassante et saoulante pour les autres, ou alors c'est le contraire, la personne est absente de la discussion, ne veut pas prendre part à la discussion, dans son silence qui en dit long. Ces trois options peuvent se définir comme une attitude équilibrée, en controle de ses forces, ou alors une attitude exagérée ou la parole est une arme, ou enfin une attitude effrondrée dans laquelle la personne est effacée, comme rentrée en elle. Je développerai ces notions plus tard.