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19 juin 2017

Caractéristique des surdoués

Bien que tous les individus surdoués soient uniques, ils partagent certaines caractéristiques. Certaines sont héréditaires, d'autres viennent progressivement, au fil du temps, sous l’influence de l’entourage et des expériences de la vie.

La vitesse de la pensée et du raisonnement.
Les individus surdoués pensent plus rapidement que les autres. Ils passent d’un sujet à l’autre dans une conversation. Leurs idées s’associent à la vitesse de l’éclair dans leur tête, une idée en amène une autre. Pour eux, c’est normal, c’est logique, cette idée a un point commun avec cette autre idée. Vu de l’extérieur, cela prend l’apparence d’interminables digressions qui sont associées à un esprit compliqué, voire dérangé. Les interlocuteurs décrochent facilement sachant que le monde actuel du zapping a formé les masses à avoir une attention médiocre et de courte durée.

Une forte sensibilité.
Un potentiel de développement élevé s'accompagne souvent d'une sensibilité exacerbée. Cette sensibilité se manifeste dans l’intellect, les sens, l’imagination, l’émotivité, et peut ressembler à un trouble du déficit de l'attention.

La sur-stimulation.
La sur-stimulation des sens se manifeste auditivement (machines, radios, lèvres claquantes), visuellement (sources lumineuses) ou au toucher (certains tissus, étiquettes dans les vêtements). Cet aspect de la douance est difficile à gérer car tout peut gêner un surdoué qui s’ignore. Il fait ensuite une fixation sur un bruit que personne n’entend, une lumière qui ne dérange personne, une odeur de parfum qui le perturbe. Être conscient de cette dépendance à son environnement change beaucoup de choses dans la vie. On essaie alors d’éviter une situation dérangeante, mais surtout, on est pleinement conscient de sa particularité. La tension intérieure s’apaise presque instantanément. On est sensible à ce bruit, à cette lumière, à cette odeur car nous sommes plus connectés au monde qui nous entoure. On ne peste pas contre son entourage et on ne se bloque pas dans cette injustice face au fait que ces éléments perturbateurs ne sont pas changés (baisse du volume des conversations environnantes au travail) ou cessés instantanément (une lumière plus douce) car ils ne dérangent personne d’autre.  

L’introversion.
Le monde interne des surdoués est particulièrement bien développé. Ils se blessent rapidement et facilement, ce qui explique pourquoi ils ont tendance à garder les gens à distance. Certains évitent les fêtes et autres sociabilités, car les sujets de conversation (ou les activités comme le binge-drinking ou l’usage de drogues) ne les intéressent pas. Cela peut ressembler à de l'autisme. Ainsi, l'introversion peut également engendrer un sentiment de rejet. Les personnes ayant des QI élevés semblent avoir des difficultés à rencontrer des personnes partageant les mêmes idées qu’eux, ce qui peut les amener rapidement à s’isoler. L’introversion développe une intelligence dite intra-personnelle. Elle permet de se former une représentation de soi précise et fidèle et de l'utiliser efficacement dans la vie. Elle sollicite plus le champ des représentations et des images que celui du langage. Il s'agit de la capacité à décrypter ses propres émotions, à rester ouvert à ses besoins et à ses désirs. Elle permet d'anticiper sur ses comportements en fonction de la bonne connaissance de soi.

Le développement émotionnel.
Les surdoués ressentent fortement les émotions. Mais parce que la réflexion prédomine chez eux et les sécurise, le développement émotionnel reste relativement peu développé. Ils ont du mal à relier les sentiments à la raison. Cela peut être renforcé lorsqu'un individu s'est senti solitaire dès son plus jeune âge et que son entourage ne l’a pas reconnu comme surdoué. Il vivra toutes ses expériences intensément, y laissera des plumes et erra ainsi dans la vie noyée dans ses émotions. Heureusement, la reconnaissance de la douance et le développement personnel sont plus d’actualité de nos jours.

La créativité.
Les processus de pensée des surdoués diffèrent des standards habituels. Ils sont de nature plus globale et avec une forte capacité d'imagination. Les surdoués ne peuvent souvent pas suivre leur train de pensée. Une solution est de noter les idées comme elles viennent sur un morceau de papier ou sur une application idoine. Sinon, elles disparaissent. Personnellement, je consacre tous les soirs du temps pour collecter et archiver les idées/les pensées que j’ai eu dans la journée. Les surdoués peuvent identifier les modèles rapidement, ainsi ils peuvent prédire des tendances avec succès. Ils peuvent souvent tirer des conclusions intuitivement et proposer des changements/des modifications/des idées perspicaces. Cette créativité est souvent frustrée par le système scolaire/le monde personnel qui ne lui permettent pas de s’épancher.

L’indépendance.
La formation des jugements et des opinions se déroule souvent de manière autonome. Ils sont non conformistes et affichent donc ce que les enseignants étiquètent facilement comme des comportements inappropriés . Pour faire court des gêneurs ou des emmerdeurs. Cette indépendance va de pair avec la créativité. Ils ont souvent une aversion viscérale à l'autorité non démocratique. C’est souvent là que les problèmes commencent dans le monde du travail.

Le perfectionnisme.
Le perfectionnement est souvent accompagné d'attentes trop élevées envers les autres, mais aussi de la honte, des sentiments de culpabilité et des sentiments d'infériorité devant l’impossibilité de réaliser ses propres attentes. Cela entraîne une tension et souvent une paralysie, une inaction destructrice. Le perfectionnisme, c’est surtout une critique négative de soi.

La façon d’apprendre.
Elle est souvent exploratoire. Les surdoués ont une aversion extrême pour les listes de choses à apprendre par cœur, ils trouvent cela inintéressant et ennuyant. Souvent, ils ne comprennent pas les questions de l'enseignant ou les questions posées dans le livre de référence, car ils cherchent des choses qui ne sont pas là. Cela entraîne une frustration. Certains adultes surdoués n'ont pas de connaissances de base, mais ont des connaissances approfondies dans les domaines qui les intéressent.

Peur de l'échec et de pas atteindre leurs objectifs.
Si leur intelligence n'est pas stimulée, les enfants développent souvent de mauvaises habitudes de travail. Ils pensent parfois qu'ils sont stupides, ils ont peur de l'échec et commencent à ne pas donner leur maximun et ainsi n'arrivent pas à exprimer leur intelligence. Et leur motivation pour apprendre diminue. Cela peut donner plus tard des frustrations et des déceptions dans leur parcours professionnel.

18 septembre 2016

La théorie des intelligences multiples

La théorie des intelligences multiples a été proposée par un psychologue du développement américain, Howard Garner, en 1983. Il suggère qu'il existe plusieurs types d'intelligence chez chacun d'entre nous. Cette théorie est devenu un outil pour comprendre l'intelligence des enfants en échec scolaire aux États-Unis. Elle permet à ce stade du blog de poser un jalon, pour une approche en douceur de l'intelligence de chacun, pour une meilleur connaissance de soi. Chacun pouvant identifier en soi ses points forts et ses points faibles. Quelles sont parmi ses intelligences, celles qui me définissent le mieux, celles sur laquelles je peux travailler. Par exemple, disons que je ne suis pas très réceptif à la musique. Je peux commencer à écouter différents types de musiques et développer ainsi cette "intelligence". Cette théorie est dite "heuristique", c'est un outil que tout a chacun (surdoué ou non) peut utiliser pour découvrir les intelligences qui prédominent chez lui et celles qui sont moins développées et qu'il peut commencer à développer.

La théorie des intelligences multiples a ses limites. Il existe d'autres théories comme celles de Daniel Goleman sur l'intelligence émotionnelle. Nous verrons également qu'il en existe une autre theorie qu'il ne remplace pas celle-ci, mais qui permet au surdoué, en pleine crise existentielle, de comprendre ce qu'il lui arrive et ainsi de se sortir par le haut de sa situation. Je vais en parler en détail plus tard dans le blog car elle représente une avancée considérable dans la connaissance de la douance. Voyons maintenant qu'elles sont les différentes intelligences définies par Howard Gardner:

L'intelligence verbo-linguistique
C’est l’aptitude à penser avec des mots et à employer le langage pour exprimer ou saisir des idées complexes. On la retrouve chez les écrivains et les poètes, les traducteurs et les interprètes.

L’intelligence logico-mathématique
Les personnes qui ont une intelligence logico-mathématique développée possèdent la capacité de calculer, de mesurer, de faire preuve de logique et de résoudre des problèmes mathématiques et scientifiques. Elles analysent les causes et les conséquences d'un phénomène ou d'une action et sont capables d'expliquer le pourquoi des choses. Elles ont aussi tendance à catégoriser et à ordonner les objets. Elles aiment les chiffres, l'analyse et le raisonnement.

L’intelligence spatiale
L’intelligence spatiale permet à la personne d’utiliser des capacités intellectuelles spécifiques pour avoir mentalement une représentation spatiale du monde.Toute activité qui demande de résoudre des problèmes et de créer dans le domaine visio-spatial exige l’utilisation de ce type de capacités intellectuelles. Les géographes, les peintres, les dessinateurs de mode, les architectes, etc.

L’intelligence intra-personnelle
L'intelligence intra-personnelle permet de se former une représentation de soi précise et fidèle et de l'utiliser efficacement dans la vie. Elle sollicite plus le champ des représentations et des images que celui du langage. Il s'agit de la capacité à décrypter ses propres émotions, à rester ouvert à ses besoins et à ses désirs. C'est l'intelligence de l'introspection, de la psychologie analytique. Elle permet d'anticiper sur ses comportements en fonction de la bonne connaissance de soi.

L'intelligence interpersonnelle
L’intelligence interpersonnelle (ou sociale) permet à l’individu d’agir et de réagir avec les autres de façon correcte et adaptée. Elle l’amène à constater les différences et nuances de tempérament, de caractère, de motifs d’action entre les personnes. Elle permet l’empathie, la coopération, la tolérance.

L’intelligence corporelle-kinesthésique
L’intelligence kinesthésique est la capacité d’utiliser son corps pour exprimer une idée ou un sentiment ou réaliser une activité physique donnée. Elle est particulièrement utilisée par les professions de danseur, d'athlète, de chirurgien et d'artisan.

L’intelligence musicale-rythmique
L’intelligence musicale constitue l’aptitude à penser en rythme et en mélodies, de reconnaître des modèles musicaux, de les interpréter et d'en créer.

L’intelligence naturaliste-écologiste
C’est l’intelligence qui permet d’être sensible à ce qui est vivant ou de comprendre l’environnement dans lequel l’homme évolue. C'est la capacité d’apprécier, de reconnaître et de classer la faune, la flore et le monde minéral. Cette capacité s’applique aussi, par extension, à l’univers culturel qu’il permet d’interpréter.

L’intelligence existentielle
L'intelligence existentielle, ou intelligence spirituelle, chez Howard Gardner, se définit par l’aptitude à se questionner sur le sens et l’origine des choses. C’est la capacité à penser nos origines et notre destinée.