16 avril 2017

Coaching


J’ai découvert ma douance sur le tard, à la suite d’un divorce. J’ai délibérément consulte une psychothérapeute spécialisée dans les adultes surdoués (elle-même surdouée). Elle m’a ouvert les yeux sur moi. Je me suis beaucoup documenté dessus. Plusieurs années plus tard, après des milliers de pages lues et deux livres écrits, j’ai acquis une certaine expertise dans ce domaine. J’ai analyse ma vie passée et changé  mes comportements et mes actions pour enfin obtenir le meilleur de moi et m’épanouir dans ce monde de brutes. Aujourd’hui, je travaille jours après jours pour devenir la meilleure version de moi-même.

Suite à la publication de mes ebooks, j’ai répondu à de nombreux messages de surdoués en panique, perdus et émotionnellement troubles. Mon expérience m’a permis de les aider à délier leur esprit, à changer leur état d’esprit, à passer à l’action. Je leur ai donné les clés pour avancer. Dans un de mes ebooks, je parle de la difficulté de prendre conscience de sa douance et de la promesse de développement personnel qu’elle suscite. Je fais référence à un labyrinthe. “C’est comme trouver une porte en trompe l’œil dans un labyrinthe que l’on a emprunté des milliers de fois. Une porte qui ouvre sur un beau paysage et de belles perspectives. Il faut garder à l’esprit que la plupart des surdoués ne savent pas qui ils sont. Certains ont réussi pleinement leur vie dans un grand concours de circonstances. D’autres ont trouvé une clé par terre dans le labyrinthe et savent qu’il y a une porte quelque part pour sortir du cercle infernal. Beaucoup tournent en rond et végètent. Ils sont résignés. Ils vivent leur vie malgré tout, mais savent au fond d’eux que se cachent un être atrophié qu’ils auraient rêvé inconsciemment de voir s’épanouir…”

Votre état d’esprit doit être positif et déterminé. C’est le point de départ vers de nouvelles aventures. Si vous voulez avoir ce que vous n’avez jamais eu, il faut faire des choses que vous n’avez jamais faites. En me faisant la démarche de me consulter, je vous donnerai des clefs pour progresser dans votre vie face a ce cocktail explosif du surdoué fait d’intensité, de complexité et de détermination. Un des points les plus important pour un surdoué est de passer à l’action (je pense ici à la créativité notamment), car c’est elle qui va vous révéler, pas le seul fait d’être surdoué(e).

8 avril 2017

Recadrer la pensée

5 façons de recadrer votre pensée pour être comme Elon Musk.
Comment des esprits innovateurs comme Elon Musk et Steve Jobs ont-ils des idées révolutionnaires ? Voici cinq façons qui les font penser différemment.

-la pensée visionnaire;
-la pensée systémique;
-la pensée créative;
-la pensée critique/analytique;
-la pensée influente.

La pensée visionnaire
L'une des choses les plus passionnantes sur les êtres humains est notre capacité à imaginer des futurs alternatives futures. La pensée de Musk se définit dans un article intitulé The Secret Tesla Motors Master Plan, qui décrit les bases: trois générations de voitures, d'abord la voiture de sport super-high-end, puis une voiture familiale sportive à quatre portes, puis une voiture pour le grand public. Sa conviction que ses voitures seraient opérationnelles, mais seraient aussi convoitées par la suite. Sans doute, à l'époque, beaucoup de gens de l'industrie automobile riaient de sa naïveté. Ils ne rient plus maintenant.

La pensée systémique
L'idée ici est que souvent une occasion se révèle à vous parce que vous voyez le lien entre deux choses, leur interdépendance, que les autres ne voient pas.

La pensée créative
Si vous pensez utiliser des analogies dans une discipline ou un domaine où d'autres essaient également de résoudre le problème, vous ne trouverez pas de nouvelle solution. Vous devez aller en dehors du cadre existant. Vous faites cela en recherchant des modèles, ou vérités, qui sont des blocs fondateurs fondamentaux et ensuite en les appliquant à votre problème.

La pensée critique ou analytique
Une fois que nous aurons trouvé une solution potentielle, il y a une forte tendance pour nous d'essayer les solutions qui ont déjà été essayées, même si nous savons qu'elles ne fonctionnent pas.  Ce n'est pas logique; C'est social. Les humains ont un désir de s'intégrer, et ne pas être considérée comme différents. Une réflexion analytique ou critique solide peut nous donner la confiance nécessaire pour lutter contre ce conditionnement.

La pensée influente
Enfin, tous les innovateurs se heurtent au problème que les idées innovantes sont toujours incompatibles avec la logique et les croyances dominantes. C'est pourquoi la capacité d'influencer les autres pour considérer votre point de vue, et de réexaminer leur logique et leurs croyances, est critique. Cette compétence est un élément central du succès. La réputation de Steve Jobs pour la distorsion de la réalité est bien connue. À sa manière, Musk est tout aussi persuasif, en faisant confiance à sa propre logique interne et à ses instincts faceau refoulement.

L’écriture automatique

L’écriture automatique est un mode d'écriture dans lequel n'interviennent ni la conscience ni la volonté. Ce processus a au moins cinq champs d'application différents : littérature, psychologie, peinture, parapsychologie ou autohypnose. En tant que phénomène spirite, l'écriture automatique est appelée psychographie.

Origine
L'écriture automatique était une pratique spirite déjà rapportée par Hippolyte Taine dans la préface de la troisième édition de son ouvrage De l'intelligence paru en 1878 : « Il y a une personne qui, en causant, en chantant, écrit sans regarder son papier des phrases suivies et même des pages entières, sans avoir conscience de ce qu'elle écrit. À mes yeux, sa sincérité est parfaite ; or, elle déclare qu'au bout de sa page, elle n'a aucune idée de ce qu'elle a tracé sur le papier. Quand elle le lit, elle en est étonnée, parfois alarmée... Certainement on constate ici un dédoublement du moi, la présence simultanée de deux séries d'idées parallèles et indépendantes, de deux centres d'actions, ou, si l'on veut, de deux personnes morales juxtaposées dans le même cerveau ; chacune a une œuvre, et une œuvre différente, l'une sur la scène et l'autre dans la coulisse. ».

L’écriture automatique a été utilisée par les surréalistes comme un mode de création littéraire, permettant de s'émanciper de l'étroitesse de la pensée régie par la raison. Ce point est caractéristique du mouvement surréaliste. C’est au terme d’une quête sur la nature de l’inspiration poétique qu’André Breton formalisa cette technique appliquée à la création littéraire. Elle consiste à écrire le plus rapidement possible, sans contrôle de la raison, sans préoccupations esthétique ou morale, voire sans aucun souci de cohérence grammaticale ou de respect du vocabulaire. L’état nécessaire à la bonne réalisation est un état de lâcher-prise, entre le sommeil et le réveil (proche d’un état hypnotique).

Définition de l'écriture automatique par André Breton dans Manifeste du surréalisme (1924) : « Placez-vous dans l'état le plus passif ou réceptif que vous pourrez... écrivez-vite sans sujet préconçu, assez vite pour ne pas vous retenir et ne pas être tenté de vous relire ».

L’écriture automatique trouve un équivalent graphique dans la technique dite du frottage, inventée par Max Ernst en 1925 : elle consiste à laisser courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture), ce qui fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires.

L’écriture automatique dévie l’inconscient de la pensée. C’est l’imprudence du vocabulaire pour enfin libérer l’expression inconsciente à travers l’écriture. Cette technique trouve son inspiration en nul autre que le père de la psychanalyse, Sigmund Freud. Les lois, les termes ainsi que le lexique ne montrent aucune constance. C’est un jargon, fabriqué puis retranscrit sur papier. L’esprit saisit la main du medium pour entrer en contact avec le monde physique. Il écrit et dessine. Aucune liaison n’est visible, aucune union n’est en accord avec ce qui pourrait être un « vrai texte ».

C’est un moyen intermédiaire de lâcher prise en utilisant une autre manière transmettre sa pensée. Une forme de dictée inconséquente. En effet, les parapsychologues, les psychologues et les spirites sont de nos jours les plus propices à utiliser ce procédé. Elle est d’ailleurs encore et souvent adoptée pour recueillir ce qu’on sait d’un sujet lors d’un remue-méninge (brainstorming).

Elle s’inscrit dans le mouvement surréaliste puisqu’elle est avant tout le surpassement du réel. Elle pénètre au-delà de la motivation visible à l’homme. Elle donne l’opportunité à l’artiste qui veille en nous de s’exprimer. Le chef-d’œuvre est notre propre imagination fécondée, en isolant les matériaux considérés. Les lois littéraires ne sont pas crédibles et la grammaire fonctionnelle n’a aucune place dans l’écriture automatique. Elle cherche le mélange entre l’inconnu et l’invisible.

7 avril 2017

Le postulat de Kazimierz Dabrowski - Dabrowski -

Kazimierz Dabrowski (psychologue, psychiatre, médecin, écrivain et poète) postule que la personnalité s’élabore au cours de cinq niveaux de développement influencés par trois facteurs distincts :
-facteurs héréditaires;
-facteurs environnementaux;
-facteurs motivationnels dépendant de la volonté de l’individu (autonome et auto-déterminée, que Dabrowski nomme le 3ème facteur).

Selon cette conception, les facteurs héréditaires prennent en compte cinq éléments caractéristiques de la personnalité, strictement innés et regroupés sous le terme générique d’« hyperstimulabilités » (ou surexcitabilités), qui correspondent à des réactions extrêmes et constantes en réponse à des stimuli internes et externes, pouvant s’exprimer à travers cinq formes postulées génétiquement indépendantes : psychomotrice, sensuelle, imaginaire, intellectuelle et émotionnelle.

Michael Piechowski, qui travailla avec Dabrowski, définit l’hyperexcitabilité émotionnelle comme « la grande profondeur et l’intensité de la vie émotionnelle exprimée au travers d’une vaste gamme de sentiments, de ressentis, d’attachements, de compassion, d’un sens élevé de la responsabilité et d’une autocritique scrupuleuse ».


Shape of you

Pause musicale. Ed Sheeran est un artiste talentueux. Son titre "Shape of you":

https://www.youtube.com/watch?v=JGwWNGJdvx8

Refrain:
I'm in love with the shape of you
We push and pull like a magnet do
Although my heart is falling too
I'm in love with your body
And last night you were in my room
And now my bedsheets smell like you
Every day discovering something brand new
I'm in love with your body

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ed_Sheeran

Les surdoués adultes vus par une psychiatre

La notion du haut potentiel chez le sujet adulte est encore bien peu abordée, et le plus souvent absente du schéma de compréhension et de décision du psychiatre qui reçoit en consultation un de ces sujets. Ceci, pour différentes raisons :
-On en connaît de plus en plus sur la question des enfants précoces, au travers des problèmes de scolarité qu’ils peuvent rencontrer, ou des symptômes qui peuvent les amener dans les cabinets des psys. Leur devenir à l’âge adulte reste par contre encore bien peu connu.
-Le haut potentiel n’est pas une maladie, et les psychiatres, contrairement aux psychologues qui sont formés à la question de l’intelligence, n’ont aucune formation, voire aucune idée sur le sujet.
-Enfin, la plupart des enfants à haut potentiel seront des enfants heureux, et deviendront des adultes heureux. Et ce, probablement d’autant plus que ce potentiel aura été détecté, expliqué, et accompagné pour aller dans le sens de leur épanouissement.

Par contre, une fraction non négligeable de cette population, non détectée, ou bien ne bénéficiant pas d’un entourage familial ou éducatif adéquat, risquera de se trouver en situation de sous utilisation de ce potentiel, avec une difficulté dans la construction de leur personnalité, et dans la capacité à trouver un équilibre de vie épanouissant. Que risque le sujet adulte à HP non détecté au cours de sa vie, en termes de symptômes psychiatrique ?

Chez les sujets qui ont pu optimiser leur potentiel, dans le sens de la réussite professionnelle ou personnelle :
-Un risque anxieux avant tout.
L’anxiété semble quasi constante chez le sujet à HP, liée entre autre à un pseudo-perfectionnisme. Toute son échelle de valeurs est en effet biaisée dans la mesure où, pour le sujet à HP, la norme, c’est la perfection. L’anxiété sociale et relationnelle sera aussi communément retrouvée, car le sujet à HP non détecté n’a souvent pas conscience de son décalage par rapport à la moyenne, et aura tendance, surtout pour les femmes, à s’accorder peu de valeur. Ce manque d’estime de soi, associé à une hypersensibilité émotionnelle, seront des facteurs favorisants de décompensations dépressives.

-En aval du risque anxieux, un risque dépressif.
Trop d’activités, trop de projets, une hypersensibilité émotionnelle pouvant compliquer les rapports sociaux, des troubles du sommeil par incapacité à mettre sa tête au repos, et c’est le syndrome d’épuisement classique, qui est une dépression qui se manifeste notamment par une incapacité brutale à penser. Comme le sujet à HP présente un idéal du Moi très élevé (voire en plus un Surmoi très rigide…), et une fâcheuse tendance à vouloir dépasser ses limites, ce tableau dépressif pourra être subit, et surtout très mal toléré sur le plan narcissique, avec des risques de mise en danger important.

Les sujets qui n’ont pas pu utiliser leur potentiel dans le sens de la réussite sont plus difficiles à détecter en consultation psychiatrique, alors même qu’ils sont souvent en grande souffrance du fait de la sous-utilisation de leur intelligence.
Indéniablement, haut potentiel rime avec excès. Excès de sensations, excès de stimulations, excès de pensées, excès de sentiments, mais surtout excès d’énergie. Ces personnalités sont excessives, avec toutes un style différent, conditionné par le tempérament, qui est une donnée innée, et canalisées par ce qui aura été proposé par l’environnement.

Si l’environnement a été ouvert, curieux, tolérant et stimulant, mais aussi cadrant, l’énergie est canalisée sur une multitude de rails. Dans le cas contraire, l’excès d’énergie reste coincé à l’intérieur du sujet, et se retourne contre la personne. Ce qui produit une inhibition en surface, et la création de voies de sortie pathologiques de l’énergie en excès, au travers de symptômes, et ce d’autant plus que le milieu familial aura été pathogène ou non sécurisant. On retrouve là en premier lieu des symptômes anxieux et pseudo-obsessionnels, avec une dispersion de la pensée, des raisonnements obsédants, voire de vraies obsessions idéatives (la pensée classiquement décrite chez le sujet à HP comme arborescente perd –ou bien n’a jamais développé- son système de priorités et de tâches subalternes, et devient confuse et douloureuse). On trouve aussi un risque addictif, soit à des produits (cannabis et alcool préférentiellement), mais aussi des addictions comportementales comme des Troubles du Comportement Alimentaire, l’addiction à internet, ou tout simplement une addiction à la rêverie qui est en fait vivre sa vie en rêve, sans obstacles ni contraintes. Ces addictions ont pour fonction de permettre au sujet de se « vider la tête » face à une pensée qu’il n’arrive pas à canaliser et utiliser correctement.

Lorsqu’un adulte ou un adolescent de ce type arrive dans le cabinet d’un psychiatre, le psychiatre ne voit que la surface, l’inhibition ou les symptômes, et seule une attention particulière permettra de suspecter le HP caché. D’où un sacré risque de passer à côté d’une donnée centrale de la problématique, et de ne proposer qu’une prise en en charge partiellement efficace.

Alors, comment rendre la vie plus belle aux sujets à hauts potentiels adolescents et adultes ?
Le déroulement est en fait le même que pour l’enfant précoce qui rencontre un psychologue, et s’organise autour de trois étapes :

1/ Tout d’abord, il faut savoir reconnaître le Potentiel
Puis il faut transmettre au patient cette idée, et lui dire que cette hypothèse sera prise en compte dans la prise en charge, ce qui nécessite un peu d’assurance et de persévérance face à des patients parfois incrédules ou sceptiques, jusqu’à ce qu’ils arrivent à se l’approprier. Reconnaître le haut potentiel, veut dire aussi faire une relecture du parcours du sujet, et déterminer en quoi ce potentiel a pu être un plus ou un frein dans la réalisation de son épanouissement. Et cela veut enfin dire les encourager à assumer cette différence.

2/ La deuxième étape est de leur expliquer comment ils fonctionnent. Comment canaliser leur intelligence et leur énergie pour sortir de l’inhibition, des obsessions, comment arriver à se vider la tête pour retrouver le sommeil. Comment aussi retrouver un plaisir à utiliser son intelligence, là où penser est souvent devenu une contrainte, voire une torture. Une approche en thérapie corporelle associée (relaxation, psychomotricité) sera souvent conseillée.

3/ La dernière étape sera de les remotiver, autour de la reprise d’études, de projets professionnels, autour d’un projet artistique ou créatif. Toutes les idées, leurs idées sont bonnes à prendre, car on sait bien qu’un sujet à haut potentiel motivé aura les moyens de réussir ce qu’il entreprend.

Alors bien sûr il y a aussi le reste du travail psychiatrique et psychothérapique, en gardant à l’esprit que ce travail ne pourra produire de bons résultats chez le sujet HP que dans un cadre particulièrement interactif et explicite.

Surdoué(es) ?

Qui dit surdoué ne dit pas forcément parcours brillant. De fait, nombreux sont les adultes, autrefois enfants intellectuellement précoces, à ignorer leurs capacités. Voici quelques repères pour se situer.

En l'absence d'un dépistage généralisé, des milliers d'enfants, et en conséquence des dizaines de milliers d'adultes, sont surdoués sans s'en douter le moins du monde, car ils ne se trouvent pas très au point justement. Ils partagent l'idée communément admise que quelqu'un de très intelligent, ça se voit, ça réussit ses études et ça poursuit une brillante carrière. Donc, en l'absence d'une telle réussite, ils ne peuvent se concevoir comme surdoués et lorsque vous émettez cette hypothèse les concernant, ils commencent par nier farouchement, vous dressant la liste de tous leurs échecs, éberlués par l'incongruité d'une affirmation aussi peu crédible à leurs yeux.

Or, être surdoué, c'est d'abord une question de neurophysiologie, un bagage génétique qui se transmet de génération en génération. Cela se traduit, entre autres, par une myélinisation accrue des neurones, c'est-à-dire un gainage plus important des prolongements neuronaux qui augmente la vitesse de transmission des informations, en limite la déperdition et conduit le cerveau à utiliser moins d'énergie dans son fonctionnement courant. Les diverses zones cérébrales sont aussi mieux connectées entre elles, ce que permet une pensée plus globale, souvent plus intuitive, qui joue beaucoup de tours au surdoué confronté à un système scolaire ou professionnel qui ne valorise pas cette manière inhabituelle de réagir.

Cette différence de câblage dote aussi le surdoué d'une plus grande acuité de ses cinq sens et lui apporte une plus grande sensibilité émotionnelle, souvent mal accueillie par l'entourage. On pointe son hypersensibilité, voire son manque de maturité, alors que ses tendances à l'empathie sont spontanément plus fortes. Bref, être surdoué, c'est avoir un cerveau qu'il faut apprivoiser comme si on conduisait une voiture de grand prix, ce qui rend les choses bien plus compliquées qu'être au volant d'une berline familiale.

Puisqu'il s'agit d'une transmission héréditaire, repérable dès les premiers mois de l'existence pour un oeil averti, il en découle que si votre enfant a été diagnostiqué surdoué, vous ou votre conjoint l'êtes aussi, voire vous l'êtes tous les deux, car les surdoués ont tendance à s'attirer. De même, si vous ne vous sentez pas trop bien dans votre peau, si vous vous posez beaucoup de questions, avec l'impression d'être souvent en décalage avec autrui, repérer les caractéristiques qui font éventuellement de vous un ou une surdoué(e), vous permettra de découvrir vos meilleurs atouts dans la vie.

Vous ennuyiez-vous à l'école, sans comprendre pourquoi l'enseignant répétait plusieurs fois la même chose? Pour trouver le temps moins long, vous envoliez-vous dans vos rêves ou faisiez-vous le pitre plutôt? Aviez-vous des notes en dents de scie, selon ce qui vous passionnait sur le moment ou encore selon votre sympathie pour le professeur? Trouviez-vous difficile d'apprendre par coeur, alors que vous connaissiez vos cours sans les avoir révisés, si cela vous intéressait? 

Avez-vous décroché à un moment de votre parcours scolaire, en globalité ou dans certaines matières, car tout cela vous dépassait et n'avait guère de sens pour vous? Avez-vous des capacités de concentration et de mémoire qui étonnent autour de vous, mais seulement si vous êtes motivé(e)? Êtes-vous capable de vous remémorer des détails anodins que vous êtes seul(e) à avoir remarqués? Adorez-vous découvrir des choses et partager ce que vous avez appris? Êtes-vous d'une étourderie parfois handicapante, car votre esprit est déjà passé à l'idée suivante? Avez-vous l'impression de ne pouvoir vous arrêter de penser, au point que cela vous donne le vertige et que cela agace vos proches? Vous trouvez-vous trop sensible, trop révolté(e) par l'injustice, l'hypocrisie, etc.? 

Ou alors avez-vous l'impression d'avoir enfoui toutes ces choses au fond de vous pour arrêter de souffrir, être comme tout le monde et cesser de vous faire remarquer? Sans doute serait-il temps pour vous d'arrêter de cacher vos véritables richesses, d'apprendre à vous aimer pour vous sentir mieux avec vous-même et avec les autres. 

6 avril 2017

Reconnaître un surdoué

Adultes surdoués: comment les reconnaître?
Hypersensible, anxieux, perfectionniste... Un surdoué adulte est souvent en décalage malgré ses efforts pour se fondre dans la masse. Des surdoués, vous en avez sûrement autour de vous, mais vous n'avez peut-être jamais pensé à les identifier comme tels. Sans doute connaissez-vous quelqu'un qui vous fascine par ses connaissances, vous charme par son brio et son impertinence ou encore vous agace par de longues explications fourmillant de détails, ou vous interrompt par des questions qui paraissent sans rapport. 

Des personnalités souvent hypersensibles
Vous êtes peut-être intrigué, au contraire, par la retenue et le silence d'un de vos proches. Vous trouvez curieux qu'il ne participe pas à la conversation, tout en ayant l'air de ne pas en laisser passer une miette, par un regard vif posé sur les interlocuteurs et par un commentaire si pertinent tout à coup qu'il fait basculer un échange anodin en réflexion d'une profondeur inattendue. Il y a aussi certainement dans votre entourage un râleur invétéré, qui n'est jamais content, de lui-même, des autres et de la manière dont va le monde, qui trouve que les gens ne comprennent rien à rien, que l'on va droit dans le mur et que si on suivait ses idées, tout irait bien mieux, c'est évident. Vous aurez sans doute déjà rencontré une personne qui vous est apparue hypersensible, fortement préoccupée par des sujets bien loin de votre quotidien, facilement anxieuse par rapport à ce qu'elle vit et qui ne vous perturberait pas autant à sa place, quelqu'un qui se dit souvent qu'il ne va pas y arriver et qui semble se compliquer la tâche par un souci du détail qui confine à un perfectionnisme excessif à vos yeux.

Des adultes qui dérangent
Bref, les surdoués ne sont pas que des enfants qui attirent l'attention lorsqu'ils ont des difficultés scolaires incompréhensibles au vu de leur potentiel. Ce sont aussi des adultes qui se vivent souvent en décalage, dans leur univers professionnel comme personnel. Mais est-ce que ce sont eux qui s'excluent ou se marginalisent par leur grande sensibilité, leur sens impérieux de la justice, leur rejet bruyant de l'hypocrisie et des faux-semblants, leur silence face à l'absurdité des choses ou leurs sarcasmes lorsqu'ils n'en peuvent plus de se taire? Ou est-ce que ce sont les autres qui, ne fonctionnant pas sur le même plan, ont les plus grandes difficultés à les intégrer, à accepter leur différence et à ne pas se sentir dévalorisés, ce qui est pourtant la dernière chose que souhaite généralement faire le surdoué?

Pourtant, ils font tout pour être comme les autres
Le grand problème de celui-ci, qui le tenaille depuis l'enfance, est en effet d'essayer au maximum d'avoir l'air comme tout le monde, de ne pas en rajouter pour se faire remarquer, sauf peut-être dans le chahut et les bêtises ou là, son intelligence à faire le pitre pourra le rendre acceptable aux yeux de ses camarades. Il a ainsi tendance à développer un "faux-self", c'est-à-dire une personnalité de façade qui intègre au maximum la norme, celle de son éducation familiale, celle de l'école ou celle des relations avec autrui, telles qu'il les perçoit. Il y met tout son talent et ce n'est qu'en cas d'échec patent qu'il se réfugie dans l'agressivité, la rêverie, le mutisme ou les comportements auto-destructeurs, en réaction à un monde qu'il ne comprend pas et qui ne semble pas non plus comprendre tous les efforts qu'il fait pour se conformer.

Conseils de méditation

Le généticien Matthieu Ricard est l'homme le plus heureux du monde, selon les chercheurs. Il a tourné le dos à la vie intellectuelle parisienne il y a quarante ans et s'est installé en Inde pour étudier le bouddhisme. Il est maintenant un proche du Dalaï-Lama et un érudit respecté de la religion. Il semble que la méditation quotidienne a des avantages pour lui, notamment de renforcer la capacité d'être heureux.

Le neuroscientifique Richard Davidson a connecté le cerveau de Matthieu Ricard avec 256 capteurs à l'Université du Wisconsin dans le cadre de la recherche sur des centaines de praticiens avancés de la méditation. Les scans montrent que, lorsqu'on médite sur la compassion, le cerveau de Ricard produit un niveau d'ondes gamma - celles liées à la conscience, à l'attention, à l'apprentissage et à la mémoire - jamais rapportées dans la littérature sur les neurosciences. La compassion est le secret principal de Ricard pour être l'homme le plus heureux dans le monde.

Les scans montrent également une activité excessive dans le cortex préfrontal gauche de son cerveau par rapport à son homologue droit, lui donnant une capacité anormalement grande pour le bonheur et une propension réduite à la négativité. La recherche sur ce phénomène, connu sous le nom de «neuroplasticité», en est à ses débuts et Ricard a été à l'avant-garde des expériences innovantes avec d'autres scientifiques de premier plan à travers le monde.

Voici les sept conseils de Matthieu Ricard pour apprendre et pratiquer la méditation:
1) Un esprit sain devrait agir comme un miroir - les visages peuvent se refléter dans une glace, mais ne s'y impriment pas. Utilisez la même technique avec les pensées - laissez-les passer dans votre esprit, mais qu'elles ne s'attardent pas.

2) Il est impossible d'arrêter les pensées qui nous viennent à l'esprit. Cependant, se concentrer sur un son particulier ou la respiration entrante et sortante calme l'esprit et nous donne une plus grande clarté. Contrôler l'esprit, ce n'est pas réduire votre liberté, c'est ne pas être esclave de vos pensées. Pensez à diriger votre esprit comme un bateau plutôt que de le laisser dériver.

3) Être conscient - accordez de l'attention aux sensations que vous ressentez lorsque vous inspirez et expirez. Si vous remarquez que votre esprit vagabonde, ramenez le simplement à se concentrer sur votre souffle. C'est ce que l'on appelle la pleine conscience. Vous pouvez l'appliquer à d'autres sensations pour vous amener dans le «présent» plutôt que de s'attarder sur le passé ou sur l'avenir. Vous pouvez vous concentrer, par exemple, sur la chaleur, le froid et les sons que vous entendez.

4) Une fois que vous avez atteint une certaine maîtrise dans ce domaine, vous pouvez l'utiliser pour cultiver des qualités telle que la gentillesse, ou à gérer les émotions qui vous perturbent. Matthieu Ricard dit que tout le monde a déjà ressenti l'amour absolu, mais en général il ne dure environ que quinze secondes, mais vous pouvez tenir et nourrir ce sentiment présent en vous concentrant sur lui dans la méditation. Si vous le sentez devenir flou, vous pouvez le réveiller consciemment.

5) Lorsque vous jouez du piano, jouez pendant vingt minutes aura un impact beaucoup plus important dans le temps que quelques secondes. La pratique régulière est également indispensable comme l'est l'arrosage d'une plante.

6) Vous pouvez utiliser la méditation pour prendre vos distances avec les émotions négatives. Mathhieu Ricard dit: "Vous pouvez regarder votre expérience comme un feu qui brûle. Si vous êtes conscient de la colère, vous n'êtes pas en colère, vous êtes conscient. Être conscient de l'anxiété n'est pas être anxieux, c'est être conscient." En étant conscient de ces émotions, vous n'ajoutez plus de carburant au feu et elles vont brûler entièrement.

7) Vous verrez les avantages dans votre niveau de stress et votre bien-être général ainsi que les changements dans votre cerveau en pratiquant régulièrement la méditation. Ceux qui disent ne pas avoir assez de temps pour méditer devraient regarder les avantages: Si la méditation vous donne les ressources pour faire face à tout le reste de la journée, cela semble bénéfique de méditer 20 minutes par jour.

Https://fr.wikipedia.org/wiki/Matthieu_Ricard
Ricard utilise 3 types de méditation: La compassion, la conscience ouverte et la conscience analytique. Il a passé cinq ans dans la méditation solitaire, en grande partie dans une cabane isolée à la  montagne.

Développer sa curiosité et sa créativité

6 conseils pour développer sa curiosité et sa créativité au quotidien !

1. Gardez l’esprit ouvert !
C’est un point essentiel. Soyez ouvert pour apprendre, désapprendre et réapprendre encore. Certaines choses que vous savez et croyez sont peut-être fausses, et vous devez être prêt à accepter cette possibilité pour changer votre point de vue. Gardez à l’esprit que seule la remise en question vous permettra d’évoluer dans le bon sens.

2. Ne prenez pas les choses pour acquises
Si vous vous contentez de voir le monde tel qu’il est, sans chercher à creuser plus profondément, vous perdrez certainement la « sainte curiosité » évoquée par Einstein. Ne considérez jamais rien comme acquis, car les idées ou les connaissances que vous possédez à un instant donné peuvent évoluer par la suite. Votre ignorance de certains éléments ou votre humeur du moment peuvent fausser votre jugement. Essayez de creuser plus profondément sous la surface des choses et abreuvez-vous de ce qui vous entoure.

3. Ne cessez jamais de vous questionner
Pour comprendre comment booster sa créativité, il faut être prêt à creuser plus profondément sous la surface des choses. Un bon moyen de le faire est de se poser ces questions:

Qu’est-ce que c’est?
Pourquoi c’est fait de cette façon?
Quand cela a-t-il été créé?
Qui l’a inventé?
D’où ça vient?
Comment ça marche?
« Quoi », « pourquoi », « quand », « qui », « où » et « comment » sont les meilleurs amis des gens curieux.

4. Ne qualifiez pas quelque chose « d’ennuyeux » trop vite
Chaque fois qu’on définit quelque chose comme étant ennuyeux, on sabote une opportunité de développer sa curiosité. Les gens curieux ne sont pas du genre à qualifier d’emblée quelque chose de « rébarbatif ». Au lieu de ça, ils vont toujours voir ces choses comme une opportunité d’apprendre, une porte vers un nouveau monde passionnant.

5. Voyez l’apprentissage comme quelque chose d’amusant
Si vous voyez l’apprentissage comme un fardeau, il y a peu de chances que vous soyez tentés de creuser plus profondément lorsque vous découvrez quelque chose. Au contraire, si vous le voyez comme quelque chose d’amusant, vous allez naturellement vouloir approfondir le sujet. Regardez la vie à travers le prisme du plaisir et de l’excitation, et profitez du processus d’apprentissage (ce dernier est souvent plus gratifiant que la découverte en elle-même). Les enfants sont souvent de bons exemples de ce type d’attitude.

6. Élargissez vos lectures !
Ne passez pas trop de temps sur un seul domaine. Jetez un œil à d’autre univers et souvenez-vous des premiers et quatrièmes conseils de cette liste. Un bon moyen de faire cela est de lire des magazines de vulgarisation.

5 avril 2017

Booster sa créativité

7 techniques infaillibles pour booster sa créativité !

1. Dépassez la peur de l’échec
Créer nécessite d’échouer de temps à autres. Échouer n’est pas grave en soi, cela sous-entend déjà qu’on a essayé. L’important est de ne pas se décourager, et surtout ne pas laisser le fruit de cet échec pourrir vos initiatives futures.

2. Notez vos idées
Toujours, tout le temps, NOTEZ VOS IDÉES ! Emportez toujours un carnet avec vous, ou bien confiez les à OneNote ou Evernote. La créativité c’est de l’inspiration, mais aussi un peu d’organisation.

3. Changez d’air pour renouveler l’inspiration
Si vous vous sentez en panne d’inspiration, sortez, allez faire un tour, aérez-vous l’esprit. La science a prouvé qu’une simple promenade avait le pouvoir d’encourager votre cerveau à être plus créatif.

4. Ne vous obstinez pas lorsque vous allez dans la mauvaise direction
Parfois on a une super idée, mais il n’est pas possible de la mettre en œuvre. C’est frustrant, c’est sûr. Mais orienter votre énergie vers une solution plus concrétisable sera préférable au fait de stagner dans une idée qui n’a pas d’avenir.

5. Dézoomez
Éloignez-vous de votre projet pour en avoir une vision plus globale, quitte a rester un peu plus dans le flou à cette étape là. Il se pourrait que des idées périphériques à votre idée de base vous viennent à l’esprit et enrichissent votre projet ! Les cartes mentales (mind mapping) sont un moyen privilégié pour développer votre pensée en arborescence et générer un maximum d’idées transverses.

6. Sortez de votre zone de confort
La créativité est une notion ambivalente. Bien sûr, elle se nourrit de liberté mais une dose de contraintes ne lui fait pas de mal de temps à autres. Alors n’ayez pas peur de prendre quelques risques, vous en ressortirez grandi !

7. Portez un regard extérieur à votre idée
Qu’il s’agisse d’une idée ou d’une problématique, il est conseillé de prendre du recul pour porter un regard différent dessus. Par exemple, laisser passer quelques jours. Une autre technique consiste à se demander comment telle ou telle personne reconnue pour son ingéniosité aurait fait sur une problématique donnée.

Paul Gaugin

Citation du peintre Paul Gaugin: "Pour voir je ferme les yeux."

Humour noir

Une étude prouve que la sensibilité à l'humour noir est liée à une intelligence supérieure à la moyenne. Une étude scientifique établit un lien très fort entre votre intelligence et votre sensibilité à l’humour noir. Et en plus de cela, un lien avec l’agressivité a aussi été mis en lumière. Dans cette expérience, les chercheurs ont observé les réactions de 156 personnes face à des dessins satiriques.
Parmi ces dessins, on pouvait notamment voir celui d’une femme venant identifier le corps de son mari à la morgue et dire au médecin légiste qui soulève le drap mortuaire : « Oui c’est mon mari… Mais quelle lessive utilisez-vous pour obtenir un blanc aussi éclatant ? ».

Forcément, ces dessins ont provoqué des réactions très différentes selon les personnes, et ces dernières ont été triées selon leurs réactions. Les scientifiques ont dégagé un premier groupe dont la réaction était positive. Et ce groupe a obtenu les meilleurs résultats aux tests verbaux et non-verbaux de QI. Le second groupe était composé de personnes qui avaient moyennement apprécié les dessins. Ceux-ci ont obtenu des résultats moyens aux tests d’intelligence. Enfin, le troisième groupe, qui n’avait pas apprécié les dessins, ont obtenu des résultats encore plus faibles.

Des résultats qui montrent une évidente corrélation entre la sensibilité à l’humour noir et le niveau du QI comme l’explique l’étude : « Cela confirme des recherches précédentes selon lesquelles le sens de l’humour entretient un lien avec l’intelligence. Mais cela contredit la croyance usuelle selon laquelle les personnes ayant un humour noir sont plus maussades et tendent à être sadiques. » En effet, leur étude a aussi révélé que le niveau d’agressivité des personnes testées avait un lien relatif avec l’appréciation de l’humour noir. Le premier et le troisième groupe n’ont montré aucun signe de colère, tandis que le second groupe (celui qui avait des résultats moyens) était composé de membres plus agressifs. Selon les chercheurs, le fait d’apprécier l’humour noir « implique un mécanisme complexe d’analyse des informations » qui permettraient de réguler la mauvaise humeur et le niveau d’agressivité.

4 avril 2017

Conseils pour réactiver son imagination et la libérer

L’imagination est sans doute le don le plus précieux qui est alloué à l’être humain à la naissance. C’est parce que nous avons la faculté d’imaginer ce que nous désirons que nous sommes à présent l’espèce dominante sur la planète. C’est aussi parce que nous imaginons que chaque jour est différent du précédent, et de ceux à venir. Malheureusement, beaucoup de gens perdent cette fabuleuse aptitude en vieillissant. Préoccupés par les tracas du quotidien, ils ont perdu l’habitude de rêver éveillé et de percevoir la vie comme peuvent le faire les enfants, par exemple. C’est d’autant plus dommage que l’imagination est la source même de la créativité.

La créativité est une qualité innée
Rejetez l’idée voulant que la créativité est réservée aux seuls artistes, aux inventeurs ou autres gens   « spéciaux ». La créativité est votre héritage humain, un don de naissance. Commencez à développer une image de vous-même en tant qu’individu créatif. Exercez votre imagination et arrêtez de dire:     « Je ne suis pas créatif du tout». Au lieu de ça, faites en sorte de découvrir de quelle manière vous êtes, ou pouvez-être, vraiment créatif.

Intuition vs logique
Respectez et réactivez votre intuition. Prenez conscience de votre subconscient et développez l’habitude de garder contact avec votre voix intérieure. Notre culture a injustement rejeté l’intuition comme une forme de connaissance féminine, favorisant  la logique. Pourtant, l’intuition et la logique ne sont pas forcément incompatibles dans une optique de poursuite de la connaissance. Il vous faut comprendre les limites de la logique. Souvenez-vous que de nombreuses idées créatives sont issues en dehors des schémas de pensée linéaires.

Reconsidérez vos croyances
Réfléchissez et réexaminez ce que vous croyez être vrai – sur vous-même, vos capacités, votre travail, et sur le monde qui vous entoure en général. Souvent nos hypothèses, ce que nous croyons être vrai, nous empêchent de considérer des alternatives créatives.

Bannissez la « zone de confort »
Prenez des risques. Surmontez votre peur de l’inconnu. Essayez de nouvelles façons, de nouvelles idées et de nouvelles choses. Les règles et la routine sont les ennemies de la créativité. Si la routine fait partie intégrante de votre environnement professionnel, brisez-la sur votre temps personnel. Reconsidérez les « règles » pour déterminer si elles sont vraiment utiles. Analysez votre peur du risque et apprenez progressivement à la maîtriser.

Changez de décor
Renouvelez-vous, rafraîchissez-vous, en un mot : recréez-vous !  Tentez un changement de décor, même brièvement. Achetez plus de jouets et jouez plus. La recherche a d’ailleurs montré que le jeu peut aider à faire croître les cellules cérébrales. De plus, un nouvel environnement peut souvent allumer l’étincelle qui donne naissance à de nouvelles idées, de nouvelles façons de penser.

Émerveillez-vous comme un enfant
Retrouvez et réappropriez-vous votre curiosité innée. Recapturez votre capacité d’émerveillement enfantine. Beaucoup de grands bonds en avant ont été initiés par des questions simples. Picasso a rejeté le « premier principe » de la peinture (un point de vue unique) afin de développer l’approche cubiste, qui a révolutionné le monde de l’art.

Renoncez à la perfection
Si vous n’avez pas besoin d’être un artiste pour être imaginatif et créatif, renouer avec celui qui est en vous peut-être un moyen très efficace d’entretenir un dialogue avec votre imagination. Vous pouvez prendre des leçons de dessin ou de musique, apprendre à chanter, danser ou jouer. Acceptez et embrassez l’imperfection, en gardant conscience que votre imagination, comme un muscle, sera renforcée par vos efforts.

La compétition… avec modération
Réduisez votre esprit de compétition. La recherche a montré que la concurrence, contrairement à la croyance populaire, freine davantage la créativité qu’elle ne l’inspire. Pourquoi ? Parce que les situations extrêmement compétitives amènent les gens à jouer la sécurité, à mettre l’accent sur les résultats plutôt que sur les processus.

Faites-vous l’avocat du diable
Réaffirmez vos croyances en considérant ouvertement le point de vue opposé de celui qui vous vient spontanément. Jouez l’avocat du diable avec vous-même. Cet exercice vous permettra de renforcer ou de remodeler vos croyances.

Multipliez les idées
Réactivez le remue-méninge. Faites-en une habitude. Résistez à l’envie d’opter pour la première solution ou idée raisonnable venue. Générez autant d’idées que vous le pouvez, même celles qui vous paraissent complètement farfelues. Différez l’évaluation et le jugement d’une situation ou d’un problème. Réaménagez, rassemblez, reconsidérez et recyclez vos idées. Essayez de faire des combinaisons d’idées insolites.

Reconsidérez les « problèmes »
Redéfinissez les problèmes. Parfois, notre première impression d’un problème peut être incorrecte. De combien de façons pouvez-vous réagir à un problème? Par exemple, certaines entreprises ont constaté que le «problème» des employés arrivant souvent en retard ou demandant plus régulièrement des congés pouvait être résolu en leur proposant des horaires flexibles ou du télétravail. L’idée, c’est avant tout de rechercher le problème derrière le problème.

Concrétisez vos idées
Réengagez-vous à la réalisation de vos idées. Une fois que vous aurez renforcé votre imagination et développé votre créativité, vous vous sentirez plus confiant dans les résultats. Plus vous vous autoriserez à exercer votre imagination, plus heureux et productif vous pourrez être !

Rêveur professionnel à tendance explorateur

Philippe Starck, invité dimanche de C’est arrivé demain sur Europe 1 (voir lien ci-dessous), aime se définir comme un "rêveur professionnel à tendance explorateur". Son inspiration prolifique n’a aucune limite. Le créateur de génie a récemment réinventé le champagne, rendu sa noblesse à la bière et bâti rien de moins que "le plus grand voilier privé de l’histoire de l’humanité". Un monstre marin futuriste de 22 000 tonnes, aux voiles transparentes et à la cale de verre.

Cette fulgurance d’idées, Philippe Starck la doit a un rituel d’introspection bien précis, qu’il pratique chaque matin dans ses nombreux lieux de vie itinérants. "Je vis avec ma femme et ma fille de cinq ans, loin de tout, au milieu de nulle part, au milieu de la forêt, de la mer, de la boue, des dunes, dans des cabanes sans eau ni électricité, raconte-t-il. Et tous les matin à 7h, devant une petite table de cuisine à un mètre de mon lit, tout nu, je suis en face de moi-même, en face de ma feuille blanche, toujours la même." C’est donc uniquement dans cet environnement dépouillé que son cerveau peut se mettre en marche. "Une fois qu’on on est seul, qu’on a pas écouté la radio, pas regarder la télé, pas lu les journaux, on est obligé de puiser à l’intérieur de soi-même, de ses propres réflexions, de ses propres intuitions".

Le niveau de production de Philippe Starck est hors-norme. "Je travaille sur un gros projet tous les jours et demi. C’est une maladie mentale", confie cet insatiable curieux, animé par la nécessité de comprendre le monde et son fonctionnement. "Ce travail de lecture de compréhension, de gisement à l’intérieur de son propre inconscient, c’est mon boulot et je fais ça nuits et jours et pour toujours peut-être".

http://www.europe1.fr/culture/philippe-starck-je-travaille-sur-un-gros-projet-tous-les-jours-et-demi-cest-une-maladie-mentale-3195815

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Starck