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14 février 2020

Imagination

L'imagination l'emporte toujours lorsqu'il y a un conflit entre la volonté et l'imagination. On ne crée par la vie que l'on veut, mais celle que l'on peut imaginer. « La liberté s’imagine avant de se vivre pleinement. »

La volonté vient de notre conscience, alors que notre imagination se loge dans notre subconscient. Suivant que nous utilisons notre volonté et notre imagination, séparément ou ensemble, les résultats vont suivre, ou pas. 

Ainsi, plusieurs scenarios se présentent :
-La volonté couplée avec l’imagination donne évidemment les résultats attendus.
-La volonté seule, sans imagination, n’amène à rien si l’imagination n’est pas activée et féconde.
-Par contre, l’imagination par elle-même, sans la volonté, bouge des montagnes.
-Sans volonté et sans imagination, il est clair qu’aucun résultat n’est à espérer.

11 octobre 2019

La perception

La perception contrôle ce dont vous prenez conscient dans votre environnement et comment vous choisissez de le voir. La perception a à la fois des fonctions consciente et inconsciente dans l'esprit. Il y a une dualité dans la plupart des choses - devant/derrière, haut/bas, dedans/dehors et bon/mauvais. Le bon n'est jamais dans la chose elle-même, mais avec ce qui vient avec. Et nous avons toujours l'option de choisir sur quoi nous concentrer.

Dans le subconscient, la perception détermine ce dont nous prenons conscient. Nous sommes inondés par des milliers d'informations chaque seconde dans notre conscience et nous pouvons seulement traiter une petite fraction d'entre elles.

Deux critères principaux déterminent ce que nous vivons- ce qui est en accord avec nos croyances et ce que notre esprit croit être important pour nous.

Une astuce pour développer notre perception : prenez votre téléphone pour prendre des photos. Allez dans l'angle d'une pièce et prenez une photo. Allez dans l'angle opposé et prenez une autre photo. Puis comparez les deux images côte à côte. Une pièce, deux photos totalement différentes.

Maintenant mettez en pratique cette leçon dans les "pièces" de votre vie. Choisissez une autre point d'observation/de vue pour regarder vos relations, votre carrière ou votre situation financière.

Une perception singulière dans votre vie peut empêcher une croissance. Une perception différente peut la développer de façon exponentielle. Continuez à changer votre position jusqu'à ce que vous trouviez la bonne, celle qui vous convient le mieux.

1 septembre 2019

Aware

Aware. Quand j'entends le mot "aware", je pense comme tout le monde à Jean-Claude Vandamme. Sauf que je ne fais pas partie des gens qui rigolent de ce qu'il disait. Oui effectivement, il a son style, une certaine façon de dire les choses. Ça, c'est la forme ! Mais le fond est intéressant. Être aware, c'est être attentif, être conscient de ce qui se passe dans sa tête, dans ce qui nous entoure, dans nos actions. On ne l'est sûrement pas quand on prendre des pilules, des drogues et/ou des alcools. Là, on s'étourdit, on fuit sa réalité. On n'est plus conscient de sa vie. On subit les circonstances qui se présentent jour après jour.

Être aware, cela permet de faire le point sur sa situation. Où suis-je dans ma vie ? Et où je veux aller ? Voilà deux questions importantes. La réponses à ces deux questions permet de passer à l'action efficacement et d'obtenir des résultats satisfaisants. Donc, il faut être aware pour enclencher des actions qui nous mèneront où l'on veut aller. Rien ne peut arrêter cette dynamique. Alors, n'oubliez pas : ne vivez pas dans votre tête, vous n'êtes pas vos pensées. Sinon vous resterez au point zéro (initial). Exactement comme un cheval de course qui resterait dans son écurie. Il peut être magnifique dans son box, pleins de promesses, il faudra qu'à un moment donné il sorte de cet endroit et fasse des courses. Alors, allez galoper, dès maintenant !

24 juin 2019

Que de chemin parcouru


Voilà 4 ans que j'ai commencé mon développement personnel. Je dirais cinq ans pour être plus juste. J'ai pris conscience de qui j'étais (ou de qui je pouvais être sous le masque) en mars 2014. Par hasard, en écoutant une émission à la radio sur les enfants surdoués. Puis, j'ai beaucoup lu.  Je suis tombé sur des livres fascinants. Encore au hasard (vraiment ?).  En août 2015, je suis allé voir une psychothérapeute. Un déclic ! Et un beau jour, c'était plus fort que moi, je me suis mis en route vers le sommet de la  montagne qui se dressait là devant moi. J'ai quitté la zone de confort qui se trouve au pied de cette montagne. Cette zone que 80% (voire plus) des gens ne quittent jamais de leur vie.

Jusqu'au premier col, la route est rude et on a peur de se perdre. Arrivé au col, beaucoup rebroussent chemin et vont se reposer au pied de la montagne en continuant leur routine dévorante. Moi, j'ai continué, bon an mal an, malgré des conflits intérieurs dérangeants. J'étais poussé par une force qui me dépassait et qui balayait mes appréhensions. Après le col, la pente est plus rude. Dans cette deuxième étape, c'est une aventure sans guide, nombreux sont ceux qui se perdent ou s'arrêtent, car leur boussole se dérègle. Puis les choses s'organisent. On s’habitue à l'effort de grimper et on apprend à s'orienter tout seul, sans boussole, sans GPS, pour enfin arriver au sommet. Une fois au sommet, la tentation de redescendre est là. Il faut s'habituer. On a vaincu nos démons. Plus on monte vers le sommet, plus on va vers soi. Le sommet ce n'est pas être champion du monde ou millionnaire, c'est être entièrement soi et mettre en accord ses actions avec ses pensées.

Je n'y suis pas encore, à vrai dire. J'ai appris à m'orienter seul et je persévère vers le sommet. Je suis proche. Je suis actif et conscient, capable de constater et de rechercher activement la solution à mes conflits de valeurs et de concepts. Je me lance des défis constamment. Je suis de plus en plus capable de concilier mes idéaux avec ma vie en opérant des choix courageux. Je vais atteindre mes objectifs personnels quoiqu'il en soit. Je me libère des conventions sociales. La responsabilité de moi-même prend de plus en plus de place. Je m'assume entièrement. Je suis entièrement responsable de mes actions et des résultats qui en découlent. Personne d'autre. Je n'attends rien des autres à priori.

S'acheminer vers le sommet de la montagne conduit vers la réalisation de soi et l'auto-détermination de sa propre personnalité. Parvenir au sommet de la montagne n'est pourtant pas une fin en soi : la croissance interne ne s'arrête pas là, elle va continuer vers un univers de plus grande conscience. À ce stade, je m'éduque et corrige mes propres erreurs. Je deviens de plus en plus conscient de ce que je dois apprendre et je cherche par moi-même les sources d'information. J'ai intègré la hiérarchie de mes propres valeurs qui dirigent mes actions et mes comportements quotidiens.

Voilà où j'en suis en ce mois de Juin 2019. Que de chemin parcouru ! J'ai pleinement intégré mes particularités. Je suis différent des autres, mais je fais parti des autres. Je ne veux pas faire parti d'un club élitiste comme le Rotary et regarder les "normaux pensants" comme des créatures étranges. Je fais partie du monde. Je veux apporter ma contribution à ce monde. C'est tout ! 

Pour conclure, je voudrais citer Edmund Hillary qui fut le premier à gravir l'Everest : "Ce n'est pas la montagne que nous conquérons, c'est nous-mêmes." La seule chose qui nous empêche de vivre et de nous épanouir est cachée en nous. C'est en nous découvrant, en nous acceptant et en nous corrigeant que nous pouvons atteindre des sommets dans la vie.


3 août 2017

Laisser le temps au temps

Après avoir pris conscience de sa douance, il faut laisser le temps au temps. Bien que la conscience de soi soit une grande étape vers la découverte et la reconstruction de soi, la pleine réalisation de soi prend du temps. Chaque personne a ses propres expériences de vie et ses propres bagages à porter. Le temps pour nettoyer et surpasser ses souffrances/ses déceptions peut être plus ou moins long.

Beaucoup trop de surdoués vivent dans leur tête. Ils réfléchissent, ils discutent, ils échangent, ils élaborent, mais oublient une chose importante: il faut passer à l'action. D'aucuns écrivent ou chantent, d'autres créent une association ou enseignent, quoiqu'ils fassent, ils font. Il faut faire. Ce n'est pas en vivant avec ses idées que l'on s'épanouit. Les gens ne vont pas nous aimer pour ce que nous sommes. Car nous sommes invivables à vrai dire. Ce n'est qu'en délivrant notre message, en accouchant de nos idées que nous seront aimés. Car nous sommes "le sel de la terre" (*).

(*) "La magnifique et lamentable famille des nerveux est le sel de la terre" -Marcel Proust-

15 mai 2017

Réveiller votre conscience (1)

A/ Établissez une chronologie de votre propre vie. Écrivez tous les objectifs importants que vous pensez avoir atteints ou voulez atteindre. Puis, ajoutez les évènements passés de votre vie qui vous ont marqué et affecté. Lorsque nous rencontrons des problèmes et des mésaventures, cela forme notre système de croyance et nous fait penser de façon différente. En fait, ces évènements nous font tels que nous sommes. Tout ce que vous listerez sera vous, et non un simple reflet de la société.

-Il ne s’agit pas de se complaire avec soi-même. Il s’agit de clarifier et d’identifier les problèmes. Ces problèmes pourraient vous empêcher d’atteindre votre potentiel et de laisser éclater votre véritable personnalité.
-Prenez le temps d’écrire clairement les évènements du passé qui ressortent dans votre chronologie. Une chronologie est une méthode incroyablement objective pour déterminer les évènements que vous considérez importants dans votre vie. Vous pouvez les regarder comme des blocs de formation et expériences changeantes sans les imprégner de trop d’émotions (comme vous le feriez en notant ces évènements dans un journal). Restez simple, vrai, et centré sur l’effet ou la leçon centrale apprise de chaque incident passé.
-Lorsque vous analysez des expériences négatives passées, regardez le message positif que vous en avez appris et ne vous attardez pas sur les erreurs ou le côté négatif. Après tout, vous en avez probablement appris quelque chose. Tout le monde traverse de mauvais moments au cours de sa vie, mais prétendre que ces moments sont pires qu’ils ne le sont ou carrément inexistants, ne vous sera d’aucun bien. Plutôt, reconnaissez que sans ces expériences passées vous ne seriez pas où vous êtes aujourd’hui.

B/ Distinguez vos pensées des pensées des autres. Pour la plupart des gens, il est facile de traverser la vie en mode autopilote, la réalité nous étant presque entièrement expliquée. Va à l’école, trouve en emploi, marie-toi, pense comme cela, fait ceci, etc. ... et ta vie sera parfaite. Et cela a certainement des avantages mais ne laisse pas beaucoup de place pour vous. Asseyez-vous seul, puis à la fin de la chronologie, ajoutez quelques-unes de vos croyances qui ne sont pas basées sur la logique mais sur ce que l’on vous a dit. Nous avons tous ce genre de croyances. Maintenant, est-ce réellement ce que vous pensez ?

-La société a une tendance certaine à pointer du doigt les ‘’marginaux’’, à condamner les ‘’losers’’, à idolâtrer le ‘’beau’’, aliéner ‘’l’étranger’’. Mais voici un fait : ces jugements ne sont pas basés sur la réalité. Que ressentez-vous pour le monde qui vous entoure ? Songez à ce que vous' pensez être bon ou mauvais, et non à ce que quelqu’un d’autre vous à dit.
-Soyez libre de penser librement. Vous reconnaissez-vous réellement dans les affiliations religieuses et politiques de vos parents ? Votre carrière est-elle réellement ce qui vous importe le plus ? Les lunettes noires et épaisses vous donnent-elles vraiment l’impression d’être cool ? Si la réponse est non, très bien ! Il n’y a absolument rien de mal à ne pas vous conformer aux normes préexistantes. Tout ce que vous avez à faire est effacer ce que vous avez appris, puis de tout réapprendre. Mais cette fois, faites votre apprentissage en vous basant sur votre instinct.

C/ Commencez à compter sur vous-même. La confiance en soi et l’indépendance sont au cœur de la recherche de soi-même. Sans une estime de vous suffisamment forte, vous écouterez sans cesse ce que disent les autres et serez limité par ce qu’ils pensent être bien, mal et approprié. Apprenez à croire en vous et à faire confiance à vos sentiments. Puis, déterminez une structure sur laquelle baser votre nouvelle appréciation de vous-même.

-Si vous avez été harcelé dans le passé, faites face à ces problèmes. Ils ne disparaîtront pas d’eux-mêmes. Cette situation passée continue peut-être d’influencer votre approche de la vie, vous incitant à penser que vous devez vivre en fonction de ce que les autres attendent de vous.
-Commencez à faire confiance à votre propre jugement et à votre façon de prendre des décisions. Bien sûr, vous allez faire des erreurs de temps en temps, mais tout le monde en fait. C’est par les erreurs que vous grandirez, apprendrez et finirez par vous connaître.
-Commencez à prendre des responsabilités pour le budget, les affaires ménagères, et la planification du futur. Les gens qui ont du mal à savoir qui ils sont ont tendance à négliger les ‘’détails’’ de la vie, de façon désinvolte, en pensant que les choses se régleront d’elles-mêmes. Mais ce n’est pas toujours le cas. Prendre des responsabilités vous éloigne du précipice et vous permet d’être indépendant et de compter sur vous-même, sans n’être plus porté par les vagues du destin.

D/ Préparez-vous à recommencer de zéro. Développez votre propre code moral et appliquez-vous à le respectez. Éliminez les étaux de votre vie (il s’agit de toutes les actions ou habitudes qui entravent votre personnalité véritable et vous permettent d’échapper aux questions difficiles). Ces étaux sont distrayants et souvent nocifs.

-Arrêtez de fumer, de manger trop, ou d’abuser de l’alcool. Voici quelques exemples de mauvaises habitudes qui vous empêchent de fonctionner au mieux. Analysez ces habitudes, comprenez pourquoi vous les utilisez comme béquilles au lieu de trouver de meilleures façons de vous satisfaire.
-Cette étape pourrait être une véritable rééducation pour certains, mais considérer que ces habitudes sont trop difficiles à gérer ne les fera pas disparaître. Souvenez-vous que vous ne pourrez pas faire avancer votre vie si vous regardez constamment dans le rétroviseur.

E/ Organisez votre monde. Mettre de l’ordre dans tous les autres domaines de votre vie pourrait vous faciliter ce processus de recherche identitaire. Rangez votre chambre. Faites vos devoirs. Résolvez cette dispute avec votre ami. Vous désencombrerez ainsi votre univers et aurez davantage de temps pour vous.

-Nous avons tous des excuses pour ne pas évoluer dans la direction dans laquelle nous aimerions évoluer. Ce pourrait être l’argent, l’école, un emploi, une relation, ou bien d’autres choses. Même si vous êtes terriblement occupé, prenez le temps de réfléchir et de vous confronter à chaque problème. Si cela demeure une priorité n°2, vous ne mettrez jamais d’ordre dans votre vie.

Comment se connaitre soi‑même

Apprendre à se connaître soi-même est une expérience réellement enrichissante. Vous deviendrez indépendant, ferez les choses pour vous-même ! C’est une émotion difficilement exprimable par les mots, mais lorsque vous ne savez pas qui vous êtes, il est difficile de l’ignorer. Se trouver n’est pas facile, mais cela en vaut la peine. Il existe quatre méthodes : 

-Réveiller votre conscience
-Conquérir le monde
-Changer votre perspective
-Rester qui vous êtes

Voici quelques conseils pour commencer le processus. À lire dans les billets qui suivent.

11 mai 2017

Carl Jung dans le texte

"Par moments, je suis comme répandu dans le paysage et dans les choses et je vis moi-même dans chaque arbre, dans le clapotis des vagues, dans les nuages, dans les animaux qui vont et viennent et dans les objets." (Ma vie)

"Ma vie est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa propre réalisation." (Ma vie)

"La conscience, cette précieuse conquête de l'homme, est entourée par les abîmes de l'inconscient comme par une mer menaçante." (L'homme à la découverte de son âme)

La confrontation avec l'inconscient passe par l'étude des rêves et des fantasmes. Ceux-ci nous renseignent sur l'attitude de notre "moi" mais également sur la dynamique de l'inconscient. Le rêve est la "voie royale d'accès à l'inconscient".

Bio: https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Gustav_Jung

8 février 2017

Le troisième facteur - Dabrowski -

Le troisième facteur est indépendant et sélectif par rapport à l'hérédité (le premier facteur) et à l'environnement (le deuxième facteur). Son rôle sélectif consiste à accepter et à encourager ou à rejeter des qualités, des intérêts et des désirs restrictifs, que l'on trouve dans son capital héréditaire ou dans son propre environnement social. Par conséquent, le troisième facteur étant une énergie de choix conscients, il est un dynamisme d'évaluation.

Le troisième facteur joue un rôle fondamental dans notre propre éducation et dans le cadre d'une auto-psychothérapie. Sa présence et son exploitation sont essentielles pour un développement vers l'autonomie et l'authenticité. Il naît et se développe comme la résultante de deux facteurs  que sont les apports héréditaires positifs (notamment la capacité de transformation psychique interne) et les influences environnementales positives.

Les principales périodes au cours desquelles le troisième agent apparait sont clairement la puberté et la maturité (la quarantaine). Pendant la période de la puberté, les jeunes deviennent conscients du sens de la vie et découvrent le besoin de développer des objectifs personnels et de trouver les outils pour les réaliser. L'émergence de ces problèmes et le fait de philosopher sur eux, avec la manifestation d'une composante émotionnelle intense, sont les caractéristiques d'un fort instinct de développement et d'élévation de l'individu à un niveau d'évolution plus élevé. Dans un développement idéal et avancé, la maturité est prolongée et est clairement accompagnée par un instinct de développement, une grande capacité de créativité, une tendance à atteindre la perfection, et l'apparition et le développement de la conscience de soi, de l'affirmation de soi et de l'auto-éducation.

En raison du troisième facteur, l'individu devient conscient de ce qui est essentiel et durable et de ce qui est
inférieur, temporaire et accidentel tant dans sa propre structure physique et son comportement que dans son environnement extérieur. Il s'efforce de coopérer avec ces forces auxquelles le troisième facteur accorde une grande valeur et élimine les tendances et les actes que le troisième facteur dévalue.

Le troisième facteur survient lors d'un développement de plus en plus conscient, autodéterminé, autonome et authentique. La genèse du troisième facteur devrait être associée avec le développement même avec lequel il est combiné dans la conscience de soi de l'individu dans le processus de devenir plus soi-même. Le troisième facteur est un dynamisme actif au niveau 4 : désintégration multi-niveaux dirigée (voir billet consacré). Cette approche est proche de certaines des idées d'Henri Bergson (1859-1941), qui soutenait que plus pouvait être trouvé dans les effets que dans les causes.

28 novembre 2016

L’intelligence émotionnelle

Daniel Goleman, psychologue et journaliste scientifique américain, a écrit un livre de référence sur l’intelligence émotionnelle en 1995. Il y développe quatre concepts principaux.
  • La conscience de soi est la capacité à comprendre nos émotions, à reconnaître leur influence et à les utiliser pour guider nos décisions;
  • La maîtrise de soi consiste à maîtriser nos émotions et nos impulsions et à s’adapter à l’évolution de la situation;
  • La conscience sociale englobe la capacité à détecter et à comprendre les émotions d’autrui et à y réagir;
  • La gestion des relations correspond à la capacité à inspirer et à influencer les autres tout en favorisant leur développement et à gérer les conflits.
Goleman inclut un ensemble de compétences émotionnelles correspondant à chacun de ces concepts. Les compétences émotionnelles ne sont pas des talents innés, mais plutôt des capacités apprises qu’il faut développer et perfectionner afin de parvenir à un rendement optimum. Pour lui, "caractère" est le mot qui définit le mieux l'ensemble des compétences liées à l'intelligence émotionnelle. Selon Goleman, l'intelligence émotionnelle favorise la réussite professionnelle et privée et "permet aux jeunes d’être moins « rustres », moins agressifs et plus populaires". Il affirme même qu’elle leur permet de prendre de meilleures décisions en ce qui concerne « les drogues, le tabac et le sexe ». Ainsi, l'intelligence émotionnelle confére donc, selon Goleman, un avantage dans tous les domaines de la vie aussi bien dans les relations affectives et intimes que dans l'appréhension des règles implicites qui régissent la réussite dans les politiques organisationnelles.

Pour ma part, j'associe cette intelligence émotionnelle à une intelligence sociale, des rapports sociaux, aux fameux "streets smarts" que j'ai déjà expliqués. Ces règles de vie qui permettent de laisser le moins de plumes possibles dans nos intéractions avec la société et d'avancer dans la vie.