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20 mai 2018

Le développement personnel selon Nietzsche

Friedrich Nietzsche relie le potentiel individuel pour se développer vers l'abondance et la complexité à son émotion, sa connaissance et sa volonté (volonté de pouvoir). Plus une personne a de potentiel, plus il est intérieurement complexe : "Le type (profil) le plus élevé représente une complexité incomparablement grande...sa désintégration est alors incomparablement grande... Les formes de vie et de gens les plus bas représentent le type troupeau. Ils sont aussi simples et par conséquent, les types les plus bas sont virtuellement indestructibles, montrant peu d'effets visibles des épreuves de la vie...et aucun signes de souffrance de surhomme." Nietzsche remarque ici ce que John Hughlings Jackson conclura un peu plus tard. 

Rappel:
Jackson (1835-1911) fût un neurologue britannique, un pionnier de la recherche sur le cerveau. Il est connu pour ses travaux sur l'épilepsie. Il établit également trois principes de l'évolution du sytème nerveux.

-La première hypothèse de Jackson est que l'évolution est le transfert d'un centre inférieur parfaitement organisé à un plus haut, mais pas aussi bien organisé. En d'autres termes, le développement consiste à passer d'un centre inférieur, relativement bien géré, à un centre supérieur plus complexe et, selon Jackson, moins bien organisé.

-Le deuxième principe est que l'évolution est une transition du plus simple au plus complexe, du plus bas au plus haut. Il n'y a pas de contradiction à considérer les centres les plus complexes comme étant les moins organisés, puisque Jackson utilise le mot organisé pour désigner des personnes bien connectées.

-Le troisième des principes de l'évolution de Jackson est que l'évolution est une transition d'un centre plus automatique à un centre plus volontaire. Il suppose que les centres les plus élevés, représentant le sommet de l'évolution nerveuse et formant la base physique de la conscience, sont les moins organisés, bien que les plus complexes et volontaires.

Il est intéressant de noter que la formulation de Hughlings Jackson d'une hiérarchie des niveaux dans l'évolution du système nerveux, du simple au complexe et de l'automatique au volontaire, a été déterminante dans le développement de la théorie de Kazimierz Dabrowski.

15 avril 2018

La nécessité de la désintégration dans le processus de développement (1)

L'approche de John Hughlings Jackson (1884) sur la maladie mentale a été primordiale dans sa compréhension en établissant que les niveaux plus élevés de développement, par leur complexité, permettent une moindre organisation et seraient donc moins stables, plus fragiles et plus sensibles à la dépression, l'anxiété et un questionnement/remise en question continus. Pour Jackson, c'est la maladie mentale qui dissout ces niveaux les plus élevés pour laisser place à des niveaux inférieurs, plus simples et automatisés.

Dabrowski s'oppose à cette dernière idée en soutenant que les décompensations et dépressions des niveaux élevés (les dissolutions de Jackson) ont un rôle prépondérant dans l'évolution de l'individu : pour faire face à cela, l'individu doit faire preuve de capacités développementales nécessaires à la transformation et réorganisation de la composition psychique interne. Dabrowski pensait que l'individu doit se libérer de la pression de ses pairs et dépasser l'inertie créée par la socialisation : le développement psychologique nécessite, selon lui, une dissolution des intégrations antérieures et anciennes. Un véritable développement avancé ne peut se construire sur des fondations faites d'instincts biologiques ou de socialisation. Le développement avancé s'élabore à partir d'une inhibition consciente et délibérée des plus bas instincts ainsi que des pulsions d'autosatisfaction et des réactions sociales stéréotypées et automatiques. Il consiste en une expansion délibérée et consciente de caractéristiques autonomes qui s'expriment, par exemple, par l'émergence d'une hiérarchie de valeurs et la définition d'un idéal de personnalité.

Pour Dabrowski, l'intégration secondaire s'accompagne nécessairement de longues périodes de désintégration, de conflits, de crises et de souffrance et, chez les individus particuliérement créatifs, de disharmonie, de nervosité voire de certaines formes de névroses que Dabrowski nomme psychonévroses. Cette réorganisation ne serait pas d'abord cognitive ou intellectuelle mais belle et bien émotionnelle. La dénomination de « désintégration positive », qui peut paraitre au premier abord dissonante, présente l'avantage d'insister sur la direction positive du développement. Elle permet aussi de faire la distinction avec les désintégrations négatives de Jackson et de se démarquer des conceptualisations habituelles de la maladie mentales, ce qui en fait son originalité et son intérêt.

La Théorie de la Désintégration Positive (TDP) définit trois phases de désintégration : une désintégration dite « primaire » et deux désintégrations dites « stratifiées », la 1ère dite spontanée et la 2ème dite organisée. La désintégration est nommée primaire car il existe peu de conscience ou de conscience de soi dans les décisions qui y sont prises ; les conflits y sont dits « horizontaux » c'est-à-dire mettant en scène des conflits entre des pulsions, des caractéristiques et états émotionnels de même niveau. Ces conflits ne produisent pas de développement car ils ne permettent aucune « sortie par le haut » et souvent qu'une faible transformation; ils n'aboutissent souvent qu'à une réintégration au niveau initial et, si ce n'est pas le cas, peuvent déboucher sur des crises sans issue conduisant à des passages à l'acte suicidaires ou à la psychose.

Pour Dabrowski, le véritable développement passe par une forme de conflit qu'il nomme « vertical » entre les fonctions les plus basses et les plus élevées: c'est, selon lui, la « marque de fabrique » du développement. De façon ultime et de façon idéale, le développement culmine dans la mise en place d'une intégration qu'il nomme secondaire, basée sur l'auto-détermination. Dans « Ainsi parlait Zarathoustra », Nietzche emprunte la métaphore du funambule pour nous dire que nous sommes le fil de celui-ci, le pont qui relie la condition animale à celle du Sur-homme. Pour aller plus loin, nous devons emprunter cette corde, au risque de tomber dans le vide en dessous, pour tenter d'échapper à la condition animale. La foule rassemblée autour du funambule n'écoute pas Zarathoustra mais il nous alerte: «Toi, Sur-homme, apprends ceci de moi: personne ici ne croit en ce Sur-homme. Alors si tu veux t'adresser à eux, vas-y ! Mais la foule ferme les yeux et dit : « Nous sommes tous égaux ». Nietzche nous montre que les individus de cette foule ont accepté leur condition ainsi que leurs définitions collectives transmis par leur milieu culturel et social ; pour la foule, il n'existe pas de Sur-homme; tous sont égaux devant Dieu. C'est pourquoi Nietzche a déclaré que Dieu est mort, permettant ainsi la résurrection et la libération du Sur-homme, en lui permettant d'exercer son autonomie et de laisser s'exprimer son désir d'expression de ses potentiels les plus élevés: « Dieu est mort; maintenant nous pouvons faire preuve de désir - et le Sur-homme ainsi d'émerger ». Malheureusement la foule autour de Zarathoustra réagit comme les prisonniers de la caverne de Platon avec le prisonnier « illuminé ». Il est considéré comme aliéné: « Je veux enseigner aux gens le sens de leur existence qui est ce Sur-homme, l'éclair jaillissant de cet homme des ténébres. Mais je suis toujours loin d'eux et ce que je veux leur dire n'atteint pas leur esprit ».

Les prisonniers de Platon comme la foule entourant Zarathoustra acceptent sans sens critique les idéaux de bien et de mal provenant des conventions culturelles et religieuses. Nietzche nous demande de résister à cette soumission à la morale de l'esclave et de réfléchir par nous-mêmes. Au travers de Zarathoustra, il nous dit que le Sur-homme doit dépasser son soi acculturé pour exercer son pouvoir dans une créativité spontanée et construire ainsi un véritable soi autonome. Les Sur-hommes dépassent ainsi le bien et le mal dans une réflexion profonde sur leurs instincts de base; ils continuent en permanence à développer leurs propres valeurs de vie que l'on peut rapprocher de la hiérarchie de valeurs de Dabrowski. Il répond alors ceux qui lui demandent le chemin ... qu'il n'y a pas de chemin. 

13 avril 2018

Le développement stratifié

Cette approche est vitale pour rendre compte de la large et complexe variété de phénomènes rencontrés dans la psychologie et le développement. En effet, les approches plus classiques rendent mal compte de la grande disparité existant entre les comportements les plus bas et les plus élevés. Pour Dabrowski, le développement stratifié est donc la pierre angulaire de sa théorie du développement de la personnalité.

Platon, dans son mythe de la caverne (Allégorie de la caverne), décrit 4 niveaux d'existence avec chacun son niveau de conscience et de perception. +L'existence au niveau le plus bas est décrite comme faite d'opinions, d'ombres de perceptions brutes, simplistes et erronées : le groupe qui regarde passivement la vie comme une ombre sur le mur de la caverne en face de lui. Ces prisonniers sont enchainés, avec l'impossibilité de se retourner pour comprendre leur situation; leurs sens sont tellement anesthésiés qu'ils ne peuvent même pas prendre conscience de leurs chaines. Ce jeu d'ombres est orchestré par des « marionnettistes" (représentants de l'État ou du système éducatif) qui, derrière les prisonniers, utilisent ce jeu d'ombres pour décrire la vie telle qu'ils veulent la faire percevoir. Ce jeu d'ombres est possible grâce à une lumière a une lumière artificielle, un feu de camp au fond de la caverne.

+A un moment, l'un de ces prisonniers commence à se poser des questions et prend la décision de partir à la découverte de la vérité pour se libérer et saisir la situation dans son ensemble: Platon le décrit comme le philosophe ou l'intellectuel. Il trébuche en se dirigeant vers une faible lumière en provenance de l'entrée de la caverne qui le guide dans un périple long et dangereux vers la surface : cela lui demandera beaucoup de force, de détermination et une forte motivation interne. Beaucoup s'y essaient mais peu réussissent.

+Pour ceux qui parviennent enfin à la surface, la vie prend alors une perspective complétement différente et un renversement de paradigme se produit dans leur perception. Platon reconnait que le réflexe du prisonnier parvenu à la surface pourrait être d'y rester et de profiter du soleil. Mais il décrit l'impératif moral de celui-ci de ses pairs pour leur apporter revenir vers la lumière.

+Malheureusement, il arrive que le prisonnier redescendant de la grande lumière vers celle, plus limitée, de la caverne ne puisse plus retrouver son chemin ; les prisonniers restant écoutent une histoire bizarre qu'ils sont incapables de comprendre et, ayant peur de ce qu'ils perçoivent comme la folie de ce prisonnier échappé, ils le tuent.

Les individus de l'intégration primaire de Dabrowski ressemblent beaucoup à la majorité des prisonniers de la caverne de Platon qui acceptent passivement la socialisation, acceptent une réalité quotidienne sans questionnement critique. Pour Dabrowski, l'individu « bien socialisé » vit une existence imitative faite de rôles prescrits de l'extérieur, sans réelle conscience, d'individualité ou d'authenticité, à un niveau primaire et basique de développement. Le prisonnier échappé ressemble lui à ces individus qui, selon Dabrowski, munis d'un fort potentiel de développement et grâce aux dynamismes, leur hiérarchie de valeurs et leurs Surexcitabilités (SE), aspirent à un développement complet vers ce qu'il nomme les niveaux IV et V.

L'approche stratifiée de Dabrowski fait écho à celle de John Hughlings Jackson (1835-1911) qui, dans ses conférences bien connues de Cronian en 1884, décrit le système nerveux comme comportant plusieurs niveaux qui se distinguent par 3 variables : les niveaux les plus bas sont simples, plus organisés, automatiques et moins réfléchis/ les niveaux les plus élevés sont plus complexes, moins organisés, plus délibérés et volontaires. Jackson décrit l'évolution comme un mouvement du plus bas vers le plus élevé, vers plus de complexité, moins d'organisation. Dabrowski introduit ces attributs dans sa définition des niveaux les plus élevés : « par plus haut niveau psychique, nous décrivons un comportement plus conscient, une plus grande liberté de choix et donc une plus grande opportunité d'auto-détermination. »

En outre, Dabrowski insistait sur le fait que les niveaux les plus élevés différaient des niveaux les plus bas quantitativement et qualitativement; la psychologie admet communément des différences quantitatives, ceux des différents niveaux d'intelligence quantifiés dans les tests de QI. Dabrowski pensait qu'un développement avancé met en oeuvre un autre aspect en remarquant, par exemple que la perception de la réalité peut être très différente entre individus de haut et bas niveau. Ces différences qualitatives sont des caractéristiques importantes signant un développement avancé et proposent une base pour la classification de la personnalité et du développement plus précise. C'est en cela que l'approche de Dabrowski est précieuse lorsqu'on essaie de comprendre le monde complexe et pluridimensionnel de la surdouance.

12 avril 2018

La Théorie de la Désintégration Positive de Dabrowski

Influences des courants philosophiques, psychologiques, et spirituels dans la construction de la TDP

La Théorie de la Désintégration Positive de Dabrowski offre une vision plus réaliste et particulièrement dynamique du développement de l'être humain tout au long de la vie. Si la dotation de l'héritage génétique est primordiale, beaucoup peut s'acquérir à condition de détenir un potentiel de développement suffisant et des conditions environnementales favorables au développement des capacités se manifestant dans les Surexcitabilités (SE), tout en se détachant des normes extérieures sociales. La vie de Dabrowski est une bonne illustration d'un tel développement. Fortement éprouvé par le décès de sa sœur de 3 ans quand lui-même en avait 6 puis, plus tard, par le suicide de son meilleur ami, par la rencontre brutale avec la guerre et tout ce qu'elle peut avoir d'effrayant pour un esprit sensible, la vie amena très tôt Dabrowski à rechercher du sens dans ce qu'il vivait ou mettait en place. Ce sens, il le rechercha å la fois dans le champ philosophique et psychologique mais aussi vraisemblablement dans le champ spirituel sans que, pour autant, la littérature à ce sujet ne soit très détaillée : il méditait chaque jour et ce, bien avant l'avènement de la Mindfulness !

Influences et convergences philosophiques
La TDP est construite sur 4 idées philosophiques centrales :

+ Le développement stratifié.
+ L' « existo-essentialisme ».
+ L'incompatibilité de la socialisation avec le développement de l'individu.
+ La nécessité de la désintégration dans le processus de développement.

Ces idées se retrouvent chez des philosophes tel Platon, Kierkegaard ou Nietzche ou chez un Neuro-physicien comme John Hughlings Jackson qui ont influencé et conforté Dabrowski dans sa vision unique du développement humain et de sa personnalité. 

9 février 2017

Trois principes de l'évolution

John Hughlings Jackson (1835-1911) fût un neurologue britannique, un pionnier de la recherche sur le cerveau. Il est connu pour ses travaux sur l'épilepsie. Il établit également trois principes de l'évolution du sytème nerveux.

-La première hypothèse de Jackson est que l'évolution est le transfert d'un centre inférieur parfaitement organisé à un plus haut, mais pas aussi bien organisé. En d'autres termes, le développement consiste à passer d'un centre inférieur, relativement bien géré, à un centre supérieur plus complexe et, selon Jackson, moins bien organisé.

-Le deuxième principe est que l'évolution est une transition du plus simple au plus complexe, du plus bas au plus haut. Il n'y a pas de contradiction à considérer les centres les plus complexes comme étant les moins organisés, puisque Jackson utilise le mot organisé pour désigner des personnes bien connectées.

-Le troisième des principes de l'évolution de Jackson est que l'évolution est une transition d'un centre plus automatique à un centre plus volontaire. Il suppose que les centres les plus élevés, représentant le sommet de l'évolution nerveuse et formant la base physique de la conscience, sont les moins organisés, bien que les plus complexes et volontaires.

Il est intéressant de noter que la formulation de Hughlings Jackson d'une hiérarchie des niveaux dans l'évolution du système nerveux, du simple au complexe et de l'automatique au volontaire, a été déterminante dans le développement de la théorie de Kazimierz Dabrowski.

26 décembre 2016

Influences et comparaisons - Dabrowski -

La plupart des théories sur le développement de la personnalité reposent sur un développement en niveaux successifs, chaque nouveau niveau de développement s'appuyant sur les niveaux précédemment acquis. Dans le processus de désintégration positive, la désintégration partielle ou totale d'un niveau de développement inférieur est nécessaire pour permettre d'atteindre le niveau de développement suivant.

Les écrits et travaux de Dabrowski ont été comparés avec ceux de...
Platon et son Allégorie de la caverne de Platon
https://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9gorie_de_la_caverne
Jean Piaget
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Piaget
Søren Kierkegaard
https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%B8ren_Kierkegaard
Friedrich Nietzsche
https://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Nietzsche
John Hughlings Jackson
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Hughlings_Jackson
Abraham Maslow et sa pyramide des besoins
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins

Il a été suggéré qu'une personne pouvait avoir plusieurs ensembles de schémas de comportement, de croyances et de fausses obligations, par exemple vis-à-vis de sa famille, puis d'une religion ou d'une idéologie, puis de lui-même, de sa raison d'être et de ce qui constitue le bien et le mal. Chacune de ces visions du monde et de ces systèmes de valeurs peuvent faire l'objet d'un processus de désintégration positive séparé, et l'individu peut ainsi traverser plusieurs crises existentielles le menant à chaque fois à un nouveau niveau d'intégration personnelle.

Il semble que l'analogie soit possible avec l'effondrement d'une culture, d'un système politique ou religieux, lorsqu'il apparaît par exemple que ce système n'est pas constitutif de "l'avenir radieux de l'humanité". La remise en cause des fondements de la société et du système de valeurs correspondant pourrait être compris comme un processus de désintégration positive au niveau sociétal.

L'expérience de Stanley Milgram (https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram) a montré qu'un individu avait tendance à obéir à une personne incarnant l'autorité, même quand les demandes émanant de cette autorité étaient contraires aux valeurs de l'individu et à ses ressentis émotionnels. Une explication possible est que pendant son enfance, l'individu a été contraint de/conditionné à obéir à l'autorité, et a été éduqué, y compris scolairement, à considérer que l'autorité avait un plus grand savoir/une plus grande sagesse. En grandissant jusqu'à l'âge adulte, l'individu garde cette croyance dans la nécessaire soumission à une autorité, y compris à l'autorité collective de la société, qui dicte les moeurs et valeurs sociales en vigueur. Ce n'est qu'en sortant de cette fausse croyance dans l'autorité et la sagesse morale de la société que l'individu peut devenir sa propre autorité morale, et atteindre le niveau 4 de la théorie de la Désintégration positive.