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14 février 2020

Ikigaï

L’Ikigaï est un concept japonais qui veut dire « raison d’être ». Le mot « Ikigai » est utilisé habituellement pour indiquer la source de la valeur d’une vie ou les choses qui rendent une vie signifiante et utile. Le mot traduit littéralement en français veut dire « chose pour laquelle on vit » ou « raison pour laquelle on se lève le matin ». 

L’Ikigaï de chaque individu lui est personnel et spécifique à sa propre vie, à ses valeurs et à ses croyances. Il reflète le moi intérieur d’une personne et l’exprime fidèlement, en créant simultanément un état mental dans lequel l’individu se sent à l’aise. Les activités qui permettent à chacun de ressentir son Ikigai ne sont jamais forcées ou imposées. Elles sont spontanées et toujours entreprises volontairement, donnant à la personne une satisfaction et un sens de la signification de la vie.

L’Ikigaï est la jonction et l’équilibre entre quatre composantes :
- Ce que j’aime faire (plaisir).
- Ce dans quoi je suis doué (efficacité).
- Ce dont le monde a besoin (sens).
- Ce pour quoi je peux être payé (rémunération).

21 novembre 2019

Scanner

Un scanneur est le contraire d’un spécialiste. Il lui est difficile de choisir une seule passion ou carrière et s’il se force à le faire, il devient malheureux et sa productivité en souffre. 

Les scanneurs peuvent s’intéresser à de nombreux domaines, complètement différents les uns des autres. Ils ont habituellement plusieurs projets “sur le feu” et ont constamment de nouvelles idées. Ils poursuivent rarement toutes ces dernières et s’ils le font, ils vont rarement jusqu’au bout.

J'ai été un scanner pendant longtemps jusqu'à ce que je comprenne que ce que je cherchais était en moi, et non pas dans les opportunités de travail qui se présentaient devant moi.

11 octobre 2019

La perception

La perception contrôle ce dont vous prenez conscient dans votre environnement et comment vous choisissez de le voir. La perception a à la fois des fonctions consciente et inconsciente dans l'esprit. Il y a une dualité dans la plupart des choses - devant/derrière, haut/bas, dedans/dehors et bon/mauvais. Le bon n'est jamais dans la chose elle-même, mais avec ce qui vient avec. Et nous avons toujours l'option de choisir sur quoi nous concentrer.

Dans le subconscient, la perception détermine ce dont nous prenons conscient. Nous sommes inondés par des milliers d'informations chaque seconde dans notre conscience et nous pouvons seulement traiter une petite fraction d'entre elles.

Deux critères principaux déterminent ce que nous vivons- ce qui est en accord avec nos croyances et ce que notre esprit croit être important pour nous.

Une astuce pour développer notre perception : prenez votre téléphone pour prendre des photos. Allez dans l'angle d'une pièce et prenez une photo. Allez dans l'angle opposé et prenez une autre photo. Puis comparez les deux images côte à côte. Une pièce, deux photos totalement différentes.

Maintenant mettez en pratique cette leçon dans les "pièces" de votre vie. Choisissez une autre point d'observation/de vue pour regarder vos relations, votre carrière ou votre situation financière.

Une perception singulière dans votre vie peut empêcher une croissance. Une perception différente peut la développer de façon exponentielle. Continuez à changer votre position jusqu'à ce que vous trouviez la bonne, celle qui vous convient le mieux.

24 juin 2019

Que de chemin parcouru


Voilà 4 ans que j'ai commencé mon développement personnel. Je dirais cinq ans pour être plus juste. J'ai pris conscience de qui j'étais (ou de qui je pouvais être sous le masque) en mars 2014. Par hasard, en écoutant une émission à la radio sur les enfants surdoués. Puis, j'ai beaucoup lu.  Je suis tombé sur des livres fascinants. Encore au hasard (vraiment ?).  En août 2015, je suis allé voir une psychothérapeute. Un déclic ! Et un beau jour, c'était plus fort que moi, je me suis mis en route vers le sommet de la  montagne qui se dressait là devant moi. J'ai quitté la zone de confort qui se trouve au pied de cette montagne. Cette zone que 80% (voire plus) des gens ne quittent jamais de leur vie.

Jusqu'au premier col, la route est rude et on a peur de se perdre. Arrivé au col, beaucoup rebroussent chemin et vont se reposer au pied de la montagne en continuant leur routine dévorante. Moi, j'ai continué, bon an mal an, malgré des conflits intérieurs dérangeants. J'étais poussé par une force qui me dépassait et qui balayait mes appréhensions. Après le col, la pente est plus rude. Dans cette deuxième étape, c'est une aventure sans guide, nombreux sont ceux qui se perdent ou s'arrêtent, car leur boussole se dérègle. Puis les choses s'organisent. On s’habitue à l'effort de grimper et on apprend à s'orienter tout seul, sans boussole, sans GPS, pour enfin arriver au sommet. Une fois au sommet, la tentation de redescendre est là. Il faut s'habituer. On a vaincu nos démons. Plus on monte vers le sommet, plus on va vers soi. Le sommet ce n'est pas être champion du monde ou millionnaire, c'est être entièrement soi et mettre en accord ses actions avec ses pensées.

Je n'y suis pas encore, à vrai dire. J'ai appris à m'orienter seul et je persévère vers le sommet. Je suis proche. Je suis actif et conscient, capable de constater et de rechercher activement la solution à mes conflits de valeurs et de concepts. Je me lance des défis constamment. Je suis de plus en plus capable de concilier mes idéaux avec ma vie en opérant des choix courageux. Je vais atteindre mes objectifs personnels quoiqu'il en soit. Je me libère des conventions sociales. La responsabilité de moi-même prend de plus en plus de place. Je m'assume entièrement. Je suis entièrement responsable de mes actions et des résultats qui en découlent. Personne d'autre. Je n'attends rien des autres à priori.

S'acheminer vers le sommet de la montagne conduit vers la réalisation de soi et l'auto-détermination de sa propre personnalité. Parvenir au sommet de la montagne n'est pourtant pas une fin en soi : la croissance interne ne s'arrête pas là, elle va continuer vers un univers de plus grande conscience. À ce stade, je m'éduque et corrige mes propres erreurs. Je deviens de plus en plus conscient de ce que je dois apprendre et je cherche par moi-même les sources d'information. J'ai intègré la hiérarchie de mes propres valeurs qui dirigent mes actions et mes comportements quotidiens.

Voilà où j'en suis en ce mois de Juin 2019. Que de chemin parcouru ! J'ai pleinement intégré mes particularités. Je suis différent des autres, mais je fais parti des autres. Je ne veux pas faire parti d'un club élitiste comme le Rotary et regarder les "normaux pensants" comme des créatures étranges. Je fais partie du monde. Je veux apporter ma contribution à ce monde. C'est tout ! 

Pour conclure, je voudrais citer Edmund Hillary qui fut le premier à gravir l'Everest : "Ce n'est pas la montagne que nous conquérons, c'est nous-mêmes." La seule chose qui nous empêche de vivre et de nous épanouir est cachée en nous. C'est en nous découvrant, en nous acceptant et en nous corrigeant que nous pouvons atteindre des sommets dans la vie.


2 février 2019

8 étapes pour améliorer l'estime de soi

8 étapes pour améliorer votre estime personnelle. Quelle histoire vous vous racontez ?

Quand il s'agit de l'estime que vous portez à vous-même, une seule opinion compte vraiment et c'est la votre. Et même dans ce cas, celle-ci doit être évaluée prudemment. Nous avons tendance à être notre pire critique. Une estime de soi saine se définit comme une opinion de soi réaliste et reconnaissante. Certaines personnes passent leur temps à chercher la reconnaissance de leur entourage personnel et professionnel. Elles se mettent en permanence en question et se soumettent aux avis des uns et des autres sur leur valeur. Elles passent leur vie dans une autocritique destructrice. Voici 8 étapes pour augmenter l'estime de soi.

1. Soyez attentif
Nous ne pouvons pas changer quelque chose si nous ne reconnaissons pas qu'il y a quelque chose à changer. En devenant simplement conscient de notre petite voix intérieure négative, nous commençons à prendre nos distances par rapport à ces pensées toxiques. Sans cette prise de conscience, nous pouvons facilement croire ce que nous pensons sur nous-mêmes. Ne croyez pas à tout ce que vous pensez. Dès que vous identifiez cette autocritique, prenez-en pleinement conscience en questionnant les circonstances qui l'a générée et souvenez-vous que ce ne sont que des pensées, et pas des faits.

2. Changez l'histoire
Nous avons tous une histoire que nous nous racontons sur nous-mêmes et qui façonne la perception que nous avons sur nous. Si nous voulons changer cette histoire, nous devons comprendre d'où elle vient. Certaines pensées négatives automatiques comme "je suis gros" ou "je suis paresseux" peuvent être répétées tellement de fois dans notre esprit que nous commençons à croire qu'elles sont vraies. Ces pensées ont été apprises, ce qui veut dire qu'elles peuvent être désapprises. Vous pouvez commencer avec des affirmations positives et constructives comme "je suis un fonceur" ou "je vais réaliser mes rêves".

3. Évitez de tomber dans le piège de la comparaison

Deux choses à faire sont de s'accepter tels que nous sommes et d'arrêter de nous comparer aux autres. Les médias sociaux jouent un rôle important dans cette comparaison permanente que nous pouvons faire avec des célébrités ou même un ami qui semble heureux sur cette photo de vacances. Les comparaisons conduisent à un auto-dénigrement qui mène à de l'anxiété et du stress.

4. Canalisez la rock star en vous
Nous avons nos forces et nos faiblesses. Certains sont des manuels, d'autres des intellectuels. Un musicien talentueux peut être un horrible cuisinier. Aucune qualité ne définit le coeur de notre valeur. Reconnaissez quelles sont vos forces et la confiance qu'elles engendrent en vous, tout particulièrement en périodes de doute. Si vous avez du mal à identifier vos forces, demandez à quelqu'un de confiance autour de vous de les identifier pour vous. Parfois il est plus facile pour les autres de voir nos qualités que cela est pour nous de les identifier.

5. Bougez
Il existe un lien entre l'exercice physique et une haute estime de soi. Prenez soin de vous par la relaxation, la méditation ou en faisant quelque chose d'amusant et voyez comment vous vous sentez après. Une bonne alimentation et un sommeil réparateur sont aussi des éléments importants dans cette démarche positive.

6. Aidez les autres
Le volontariat aide à sortir de sa tête et à se révéler. En aidant les autres, on se focalise moins sur soi. On prend de la hauteur. Le but du jeu n'est pas de s'oublier et de laisser tomber notre but dans la vie, mais de relâcher la pression afin de revenir à soi pour le meilleur. La vérité est que cette démarche vers les autres engendre beaucoup de positivité sur notre vie.

7. Pardonnez
Pardonnez aux personnes qui vous ont blessées. En restant dans le ressentiment et l'amertume, nous restons bloqués dans un cercle de négativité. Pardonnez-vous à vous-mêmes aussi. Nous avons tous fait des erreurs. Pardonnons-nous et passons à la suite.

8. Souvenez-vous que vous ne pouvez rien contre certaines circonstances.
Faire la différence entre les circonstances de la vie et ce que vous êtes est la clé de l'estime de soi. Quelques soient les circonstances qui ont fait la personne que vous êtes aujourd'hui, vous pouvez avec du travail et de la compassion balayer les pensées et les croyances auto-destructrices. Commencer ce travail sur soi est le plus important. Cela prendra du temps, mais mérite vraiment l'effort. 

20 décembre 2018

Hero

Pause musicale. La chanson de Mariah Carey "Hero" est un morceau de choix pour trouver la force de poursuivre sur le chemin du développement de soi : "Il y a un héros, si vous regardez dans votre coeur, n'ayez pas peur de ce que vous êtes, il y a une réponse...".

https://www.youtube.com/watch?v=0IA3ZvCkRkQ

There's a hero
If you look inside your heart
You don't have to be afraid
Of what you are
There's an answer...

1 octobre 2018

Sortir du labyrinthe

J’ai découvert ma douance sur le tard, à la suite d’un divorce. J’ai alors délibérément consulté une psychothérapeute spécialisée dans les adultes surdoués (elle-même surdouée). Elle m’a ouvert les yeux sur moi. Je me suis beaucoup documenté dessus. Plusieurs années plus tard, après des milliers de pages lues et deux livres écrits, j’ai acquis une certaine expertise dans ce domaine. J’ai analysé ma vie passée et changé  mes comportements et mes actions pour enfin obtenir le meilleur de moi et m’épanouir dans ce monde de brutes. Aujourd’hui, je travaille jours après jours pour devenir la meilleure version de moi-même.

Suite à la publication de mes ebooks, j’ai répondu à de nombreux messages de surdoués en panique, perdus et émotionnellement troublés. Mon expérience m’a permis de les aider à délier leur esprit, à changer leur état d’esprit, à passer à l’action. Je leur ai donné les clés pour avancer. Dans un de mes ebooks, je parle de la difficulté de prendre conscience de sa douance et de la promesse de développement personnel qu’elle suscite. Je fais référence à un labyrinthe. “C’est comme trouver une porte en trompe l’œil dans un labyrinthe que l’on a emprunté des milliers de fois. Une porte qui ouvre sur un beau paysage et de belles perspectives. Il faut garder à l’esprit que la plupart des surdoués ne savent pas qui ils sont. Certains ont réussi pleinement leur vie dans un grand concours de circonstances. D’autres ont trouvé une clé par terre dans le labyrinthe et savent qu’il y a une porte quelque part pour sortir du cercle infernal. Beaucoup tournent en rond et végètent. Ils sont résignés. Ils vivent leur vie malgré tout, mais savent au fond d’eux que se cachent un être atrophié qu’ils auraient rêvé inconsciemment de voir s’épanouir…”

Votre état d’esprit doit être positif et déterminé. C’est le point de départ vers de nouvelles aventures. Si vous voulez avoir ce que vous n’avez jamais eu, il faut faire des choses que vous n’avez jamais faites. Un des points les plus important pour un surdoué est de passer à l’action (je pense ici à la créativité notamment), car c’est elle qui va vous révéler, pas le seul fait d’être surdoué(e).

9 juin 2018

Les parents

Je viens de lire un livre intéressant sur le rôle des parents dans notre comportement d'adultes : "Your inner child of the past" (notre enfant intérieur du passé - 1963) de W. Hugh Missildine. Ce livre a aidé beaucoup de lecteurs à identifier et à gérer leurs problèmes d'adultes causés par les comportements perturbants des parents durant leur enfance. Je reviendrai en détail dans d'autres billets sur ce livre, mais voici un avant-goût de ce que l'auteur (psy) a identifié comme causes à effets.

Si vous parents étaient...perfectionistes, vous avez pu devenir un adulte sans cesse préoccupé de vous surpasser physiquement, intellectuellement et socialement.

Si vous parents étaient...soumis, vous avez pu devenir impulsif, coléreux, insensible aux droits des autres.

Si vous parents étaient...trop indulgents, vous avez pu devenir une personne qui s'ennuie, incapable de prendre l'initiative, de persévérer et de mener à terme un effort individuel.

Si vous parents étaient...punitifs, vous avez pu devenir méchamment revanchard.

Si vous parents étaient...négligeants, vous avez pu devenir anxieux, solitaire, incapable de vous sentir proche des autres.

Si vous parents étaient...sexuellement provocants/attirants, vous avez pu devenir obsédé par le sexe et déçu par les relations intimes.

C'est un livre qui m'a aidé à avancer dans mon développement personnel et à fermer un dossier sensible qui est celui des relations parents/enfants. En début d'année, un conseil m'a parlé de mes rapports avec mes parents qui pourraient être à l'origine de blocages psychologiques chez moi. En y regardant de plus prêt, je me suis aperçu que j'avais été négligé en tant qu'enfant par mes parents. C'est très dur de prendre conscience de ça, car mes parents ne sont pas des tortionnaires, loin de là, mais ils ont par leurs comportements étouffé l'enfant que j'étais pour le bien des conventions familiales, par lâcheté et aussi peut-être en pensant bien faire. Je ne détaille pas ici les faits, mais ils n'ont jamais poussé l'enfant que j'étais à faire ce qu'il aimait et à exprimer ses émotions, mais ils m'ont plutôt forcer à me plier aux règles des uns et des autres.

J'ai appris ces derniers mois que les parents pouvaient causés des dégâts dans le développement d'un être. Je vous invite à lire mes billets sur Alice Miller qui a étudié les rapports parents/enfants.


Les parents ne sont pas foncièrement les meilleurs alliés dans notre dévelopement personnel. Il y a sûrement une partie inconciente de leur part, qui leur vient de leur propre enfance. Les parents veulent notre "bien" en nous modelant à ce que la société veut de nous. L'idée, c'est qu'en étant modéré, poli, flexible, commun, on a plus de chance d'avoir une vie normale. En faisant çela, ils construisent le masque que l'on doit porté toute sa vie, le faux soi qui nous...détruit à petit feu.

Ce que j'ai apprisces derniers mois, c'est à pardonner à me parents et à continuer ma route. Si je suis anxieux, solitaire, incapable de me sentir proche des autres, c'est que je me suis senti négligé dans ma vie passée, mais à présent que j'en connais la cause, j'y remedie en construisant tous les jours la meilleure version de moi-même.

28 mai 2018

Intention et imagination

Nos intentions et notre imagination jouent un grand rôle dans ce que nous faisons de notre vie. Kazimierz Dabrowski disait que "la clé d'un développement (personnel) supérieur est notre capacité à imaginer que l'on puisse atteindre des objectifs supérieurs." En effet, comment atteindre des objectifs ou réaliser nos rêves si on n'y croit pas soi-même. Il faut parfois "pirater" (hacker) sa pensée pour pouvoir avancer dans la vie. Imaginons une personne qui mange beaucoup en dehors des repas et qui remplace les sucreries par un grand verre d'eau. Il pirate son fonctionnement habituel en envoyant un message de satiété à son cerveau. Bon, l'idée ici n'est pas de savoir si un seul verre d'eau suffira, mais c'est de comprendre que l'on peut faire la même chose avec nos pensées. Voici quelles phrases de motivations qui, il faut l'avouer, sont très pertinentes et que j'ai pu mettre en pratique :

"Ce dont tu as peur dans la vie, tu l'attires. Ce que tu regardes en face -que tu affrontes- disparaît."

"Où les intentions vont, l'énergie déborde. Toutes les choses sur lesquelles tu te concentres ont tendance à se développer."


Intuition et imagination

Pour Platon, l'intuition est la saisie immédiate de la vérité de l'idée par l'âme indépendamment du corps. Au contraire pour Épicure, l'intuition est la saisie immédiate de la réalité du monde par le corps indépendamment de l'âme.

Pour Descartes, l'intuition est la connaissance immédiate et certaine de la vérité d'une idée par sa nécessité intrinsèque. Pour Spinoza, l’intuition est la connaissance immédiate et certaine de l'essence des choses à partir de la compréhension nécessaire de leur cause par la raison, c'est l'unique source de vérité qui s'oppose à la connaissance vague par le langage ou l'expérience corporelle.

Pour Kant, il faut distinguer intuition empirique et intuition pure ; l'intuition empirique est relative au contenu de la sensation. L'intuition pure est relative à la sensibilité qu'il définit ainsi « capacité de recevoir des représentations par la manière dont nous sommes affectés par des objets ».

Pour Jean-Paul Sartre, « Il n’est d’autre connaissance qu’intuitive. La déduction et le discours, improprement appelés connaissance, ne sont que des instruments qui conduisent à l’intuition ».

Pour Henri Bergson, l’intuition est la conscience dans ce qu’elle a de plus lumineux. C'est la saisie de l'esprit par lui-même au sein de la durée, qu'il définit comme « la sympathie intellectuelle ou spirituelle par laquelle on se transporte à l’intérieur d’un être pour coïncider avec ce qu’il a d’unique et par conséquent d’inexprimable ».

Je pense que l'intuition est liée à notre degré de connaissance et de compréhension  du monde qui nous entoure. Une certaine maîtrise intellectuelle d'un sujet est nécessaire pour en imaginer les tenants et les aboutissants. Un bon exemple est celui d'Albert Einstein qui théorise le phénomène  des "ondes gravitationnelles" cent ans avant que les scientifiques puissent les "observer". À partir de ses connaissances et de ses observations, il théorise, déduit, imagine... des phénomènes non observables techniquement à son époque.

L'intuition, c'est un supplément d'imagination de notre "âme", qui "voit d’un seul coup d’œil". C'est une fulgurance, une idée rapide, vivace et brillante. Malheureusement, de nos jours, nous utilisons de moins en moins notre intuition et notre imagination. Elles sont pourtant des clés indispensables à notre développement personnel. 

"On atteint la vérité par l'intuition, et non par l'intelligence."  (Henri Bergson)


21 mai 2018

Les quatre lois de la spiritualité

J'aime bien glâner des idées par-ci par-là. Il est important de rester ouvert au monde et de picorer de la nourriture intellectuelle au hasard de nos lectures, en gardant à l'esprit de développer le gourou en nous, notre propre gourou. Il ne s'agit pas de suivre à la lettre les précepts de quelques maître à penser. Les lois de la spiritualité qui suivent m'enseignent juste à être plus raisonnable et résilient face aux choses du monde. Le développement personnel est un processus qui demande du temps. C'est tout.

En Inde, on enseigne : " Les quatre lois de la spiritualité ".

La première dit : "La personne qui arrive est la bonne personne", c'est-à-dire personne n'entre dans notre vie par hasard, toutes les personnes autour de nous, toutes celles qui interagissent avec nous, sont là pour une raison, pour nous apprendre et progresser dans toutes les situations.

La deuxième loi dit : "Ce qui s’est passé est la seule chose qui aurait pu arriver" rien, mais rien, absolument rien de ce qui s’est passé dans notre vie n’aurait pu être autrement. Même le plus petit détail. Il n'y a pas de " Si j'avais fait ce qui s’était passé autrement ..." Non. Ce qui s'est passé était la seule chose qui aurait pu arriver, et c'est comme ça que nous apprenons la leçon et que nous allons de l'avant. Chacune des situations qui se produisent dans notre vie est l'idéal, même si notre esprit et notre ego sont réticents et non disposés à l'accepter.

La troisième dit : "Le moment où c'est le moment est le bon moment." Tout commence au bon moment, pas avant ni plus tard. Quand nous sommes prêts à commencer quelque chose de nouveau dans notre vie, c'est alors qu'il aura lieu.

La quatrième et dernière : "Quand quelque chose se termine, c'est fini." C'est ça. Si quelque chose est terminé dans notre vie, c'est pour notre évolution, donc il est préférable de le laisser, aller de l'avant et continuer désormais enrichis par l'expérience.

20 mai 2018

Le développement personnel selon Nietzsche

Friedrich Nietzsche relie le potentiel individuel pour se développer vers l'abondance et la complexité à son émotion, sa connaissance et sa volonté (volonté de pouvoir). Plus une personne a de potentiel, plus il est intérieurement complexe : "Le type (profil) le plus élevé représente une complexité incomparablement grande...sa désintégration est alors incomparablement grande... Les formes de vie et de gens les plus bas représentent le type troupeau. Ils sont aussi simples et par conséquent, les types les plus bas sont virtuellement indestructibles, montrant peu d'effets visibles des épreuves de la vie...et aucun signes de souffrance de surhomme." Nietzsche remarque ici ce que John Hughlings Jackson conclura un peu plus tard. 

Rappel:
Jackson (1835-1911) fût un neurologue britannique, un pionnier de la recherche sur le cerveau. Il est connu pour ses travaux sur l'épilepsie. Il établit également trois principes de l'évolution du sytème nerveux.

-La première hypothèse de Jackson est que l'évolution est le transfert d'un centre inférieur parfaitement organisé à un plus haut, mais pas aussi bien organisé. En d'autres termes, le développement consiste à passer d'un centre inférieur, relativement bien géré, à un centre supérieur plus complexe et, selon Jackson, moins bien organisé.

-Le deuxième principe est que l'évolution est une transition du plus simple au plus complexe, du plus bas au plus haut. Il n'y a pas de contradiction à considérer les centres les plus complexes comme étant les moins organisés, puisque Jackson utilise le mot organisé pour désigner des personnes bien connectées.

-Le troisième des principes de l'évolution de Jackson est que l'évolution est une transition d'un centre plus automatique à un centre plus volontaire. Il suppose que les centres les plus élevés, représentant le sommet de l'évolution nerveuse et formant la base physique de la conscience, sont les moins organisés, bien que les plus complexes et volontaires.

Il est intéressant de noter que la formulation de Hughlings Jackson d'une hiérarchie des niveaux dans l'évolution du système nerveux, du simple au complexe et de l'automatique au volontaire, a été déterminante dans le développement de la théorie de Kazimierz Dabrowski.

5 mai 2018

L'éducation scolaire

Kazimierz Dąbrowski critiquait l'éducation scolaire traditionnelle car, pour lui, ...
-Elle crée des robots intelligents;
-Elle entraîne, mais n'éduque pas, créant une société de conformistes et de gens qui réussissent socialement en suivant les moeurs du groupe, et non des individus avec leur esprit et leur propre personnalité;
-Elle est utilisée pour promouvoir des valeurs et des buts politiques et sociaux, comme le consumérisme et la richesse materielle;
-Elle est paradoxalement le principal obstacle à l'intelligence et à la liberté de la pensée.

Pour Dabrowski, le but de l'éducation scolaire est de créer des individus uniques, capable d'une pensée autonome et de s'auto-analyser. Elle enseigne aux gens à évaluer les problèmes et à développer une autonomie. Elle aide les individus à créer des valeurs autonomes et une personnalité unique. L'éducation scolaire établit une nouvelle hiérarchie où l'émotion dirige la connaissance, et l'intelligence sert les valeurs les plus élevées.

L'éducation scolaire doit faire tout son possible pour nourrir l'intégralité de la personnalité, en équilibrant les aspects cognitif et émotionnel de la personne. La vie émotionnelle d'un individu peut avoir une impact dramatique sur son apprentissage et ses performances. Une éducation traditionnelle est simplement un stratagème pour modeler les gens à être exactement les mêmes.

Le développement de la personnalité chez les surdoués passe normalement par le processus de la désintegration positive. L'enfant extrèmement sensible, en contact tous les jours avec des conflits comme l'injustice ou la mort, et l'enfant qui ressent profondemment des sentiments d'infériorité peut développer, au lieu de dons intellectuels, de l'anxiété et des psychonévroses : avoir peur du noir, la solitude et de l'agressivité envers les autres.

14 avril 2018

L'existo-essentialime : l'essence avant I'existence

Dabrowski inventa ce terme afin de décrire sa synthèse unique de deux visions traditionnellement disjointes de caractère humain : d'une part la vision essentialiste présente dans l'approche platonicienne et d'autre part l'approche existentialiste chère à Kierkegaard et Nietzche, plus moderne. Pour les essentialistes, les choses et les organismes comportent des caractéristiques leur permettant de déterminer ce qu'ils sont et vont devenir. Dans l'existentialisme, ce sont nos choix qui font ce que nous sommes.

Dabrowski, lui, considère l'essence de l'individu comme une fondation initiale de son développement bien que celle-ci puisse être submergée sous l'effet de l'individualisme et l'indépendance valorisés par la socialisation et la conformité sociale. L'héritage génétique de l'individu contribue fortement à son développement et il avait coutume de dire que les gènes les meilleurs ne peuvent pas être annihilés par le pire environnement alors que les pires gènes ne peuvent pas être améliorés par un environnement favorable. Chaque individu possède une essence interne composée de ses qualités centrales et de ses traits de personnalité unique. Mais cette essence n'est pas fixée définitivement; on peut plutôt la considérer comme un potentiel amené à se développer ou pas. Cette essence peut par ailleurs être positive et ainsi accélérer le développement, mais aussi être négative et le ralentir voire l'empêcher.

L'expression de l'essence individuelle se traduit au travers d'une série de choix individuels et conscients permettant une distinction entre « ce qui est plus moi » par rapport à « ce qui est moins moi ». Tandis que le développement progresse, la vision et la conscience de soi émergent : conscience des buts et des aspirations propres, de ses attitudes et relations aux autres. L'individu construit alors un idéal de personnalité à partir de cette essence initiale et de ses potentialités, de ses rêves et de ses aspirations. L'idéal de la personnalité devenant de plus en plus clair, l'individu peut constater l'écart entre son idéal du soi et son essence initiale et faire ainsi des choix conscients et volontaires quant à ce qu'il lui faut inhiber ou développer. L'expression pleine du caractère d'un individu reflète à la fois son essence et les choix qu'il fait. Une croissance avancée est nécessaire sous la forme d'une désintégration de l'intégration primaire et de la libération qui s'ensuit, permettant la création d'opportunités de découverte de la véritable essence individuelle et conduisant à la véritable compréhension de soi au travers de choix existentiels volontaires conscients et non subis. La succession de ces choix viennent former et affiner l'essence brute pour créer cette personnalité unique et autonome.

Au-delà de cette essence, Dabrowski décrit d'autres facteurs internes critiques dans la détermination de la trajectoire développementale de l'individu: l'instinct créatif, celui de la perfection de soi, les dynamismes, la combinaison des moteurs et émotions fournissant l'énergie nécessaire à ce développement, et, enfin, une constellation de facteurs qu'il nomme potentiel de développement et définit comme « la dotation constitutionnelle déterminant le caractère et la potentielle extension de la croissance mentale pour un individu donné ». En résumé, on pourrait dire que rapproche existo-essentialiste de Dabrowski montre que l'individu doit prendre conscience de ses traits uniques de caractère - son essence - et pouvoir ainsi faire des choix volontaires qui expriment et dessinent cette essence, conduisant vers l'atteinte de l'idéal de la personnalité. Pour Dabrowski, « l'essence est plus importante que l'existence dans la naissance d'un être humain véritable » et il continuait en disant : « il n'y a pas de véritable existence humaine sans essence authentique ». Cette compréhension permet une appréhension puissante et nouvelle du développement humain.

1 octobre 2017

Le noble chemin

Le but du développement personnel c'est de devenir son propre dieu, son propre gourou. Ce n'est pas de la mégalomanie. Un gourou désigne communément en Occident un maître à penser. En Inde, le gourou (du sanskrit गुरु guru) est un enseignant, un précepteur, un maître. Être son propre gourou, pour moi, c'est vivre selon ces valeurs profondes, en accord avec sa personnalité. Je parle ici de valeurs humanistes bien sûr.

Un esprit libre est en quelque sorte son propre maître à penser. Dans notre société, la religion apaise l'esprit, mais éloigne souvent de ce que nous sommes vraiment. La religion agit alors comme le fond les drogues, elle nous éloigne de nous. On est pratiquant en suivant des règles établies, mais finalement on est de moins en moins spitiruel. Nous répondons alors à des règles extérieures. Le pratiquant se met au service de son gourou. Parfois, des esprits profonds arrivent à raccorder cette croyance avec la personnalité qui se niche au fond d'eux. Cependant, la plupart des gens trouvent surtout du réconfort dans une communauté, en mettant entre parenthèse ou aux oubliettes, ce qui devrait être la vraie quête de la vie: Qui sommes-nous vraiment ? Quelle est notre vraie personnalité ?

Je crois qu'il est important d'être conscient de l'emprise que peut avoir la religion, les idées politiques, les courants de pensées sur nous. Ceci dit, on peut piocher avec parcimonie des inspirations fulgurantes et rafraîchissantes qui nous permettent d'avancer dans notre quête de vie.

Le Bouddhisme est définitivement une religion (*) qui apporte des clés pour le développement de soi. Le Bouddha Siddhartha Gautama a défini le "noble chemin" (ou "sentier octuple") comme le moyen d'atteindre l'illumination. On le surnomme également le chemin du milieu car il évite les deux extrêmes de l'ascétisme et de l'indulgence hédonistique. Voici donc les qualités qu'une personne éclairée doit mettre en pratique:

-la vision juste:
-la pensée juste:
-la parole juste;
-l'action juste;
-la profession juste;
-l'effort juste;
-la pleine conscience;
-la concentration.

Sans être bouddhiste, je dois avouer que ces qualités sont ceux sur lesquelles je travaille constamment. À chaque instant de ma vie. Et ce n'est pas facile ! (*) Ceci n'est pas du prosélytisme bien sûr.

28 juillet 2017

Se découvrir

La découverte de soi et le développement personnel sont les plus belles aventures d'une existence. C'est un travail/un voyage intérieur qui nous fait sortir d'une zone de confort et nous entraîne dans de nouveaux territoires. Notre langage change, les mots sont plus précis et profonds, moins superficiels. Ils créent des malentendus/des malaises/des ruptures avec nos interlocuteurs. Notre visage change, nos expressions suivent nos tourments/nos révélations intérieures.

On suit sa destinée. Personnellement, j'ai l'impression de m'être arraché à moi-même. À une vie tracée d'avance. On sort du rail, on déraille, pour suivre notre chemin de vie. Au départ, on en est arrivé là, par accident (de la vie) - divorce, décès. Puis, on comprend petit à petit qu'il existe une autre voie, plus authentique, plus vraie, qui sonne plus juste avec notre moi intérieur, à l'unisson avec nous. 

Bien sûr, le développement personnel est une activité exigeante, il demande de l'attention et de la continuité, de l'endurance pour aller dans la bonne direction. Les forces en présence nous poussent vers la situation antérieure. Plus sûre et confortable, mais si dommageante pour notre psyché/notre bien-être. Il faut s'accrocher et continuer son développement. S'adapter, c'est accrocher nos rêves à une ancre. Alors, en avant !