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17 mai 2019

Plafond de verre

Plus vous rencontrerez du succès, de l'amour, de l'abondance et de la créativité dans votre vie, plus vous vous heurterez à un "plafond de verre" invisible. C'est le seul problème que vous rencontrerez et que vous devrez résoudre pour avancer dans la vie. Ce problème, bien qu'éprouvant, porte en lui un cadeau caché qui n'a pas de prix. Ce cadeau se révèle en explorant et en résolvant ce problème. Il est une connexion authentique avec la source du talent qui est en vous. 

Ce "plafond de verre" est une tendance universelle à s'auto-saboter quand vous atteigniez la limite que vous avez placée arbitrairement pour vous-même. Ce "plafond de verre" est dû à un réglage trop bas de votre autopilote, de votre thermostat personnel réglé sur votre capacité à accomplir et à apprécier un succès ultime. C'est une sorte de peur inconsciente de gagner et de réaliser vos rêves. Ce réglage est établi très tôt dans la vie, au moment où vous n'avez pas de libre-arbitre, où vous ne pensez pas par vous-mêmes.

Plus tard, quand vous vous fixez des objectifs ambitieux et que vous progressez vers l'amour, l'abondance et la créativité qui sont au-dessus des standards établis par votre navigateur automatique, vous vous heurtez au plafond artificiel qui a été mis sur votre chemin vers le succès dans votre inconscient d'enfant. Si vous ne résolvez pas ce problème récurrent qui se met en travers de votre chemin vers la réussite, vous trouverez toujours des moyens de saboter votre progression et de ne pas continuer vers des sommets. Vous devrez briser ces barrières inconscientes pour exprimer et apprécier pleinement votre succès futurs. On identifie quatre barrières :

1. La première barrière est la fausse croyance que vous êtes fondamentalement imparfait d'une certain façon. Si vous avez cette croyance en vous, vous sabotez votre succès car vous pensez êtes mauvais. Si quelque chose de bien se passe, vous gâchez tout pour contrebalancer, car rien de bon ne peut vous arriver.

2. La deuxième barrière est la fausse croyance qu'en réussissant, vous êtes déloyal et que vous laisser des personnes derrière vous. Si vous entretenez ce sentiment, vous sabotez votre succès car vous pensez être déloyal à votre clan/famille en nous envolant vers des sommets.

3. La troisième barrière est la fausse croyance que vous êtes un fardeau pour le monde. Vous sabotez votre succès pour ne pas pouvoir être un plus gros fardeau pour les autres.

4. La quatrième barrière est la fausse croyance que vous devez atténuer les éclats de votre brillance. Ainsi, vous n'éclipserez personne de votre passé. Si vous gardez ce sentiment en vous, vous vous retenez d'exprimer votre potentiel et votre talent.

Comprendre pourquoi vous vous limitez libère une nouvelle énergie en vous, qui peut vous propulsez vers de nouvelles hauteurs faites d'abondance, d'amour et de créativité. Au fur et à mesure que vous progressez dans votre quête pour exprimer votre talent unique, vous allez probablement rencontrer des limitations. Pour cette raison, il est préférable de penser à votre quête comme un voyage continu pour transcender les limites supérieures de votre potentiel. 

Vous transcendez votre problème de "plafond de verre" à chaque fois que vous ressentez plus d'amour, d'abondance et de succès. Cela se passe ainsi : vous vous surprenez à vous inquiéter ou à vous disputer. Tout à coup, vous réalisez que vous êtes dans une phase ascendante dans votre vie. Vous laissez alors tomber vos inquiétudes et votre suscetibilité, et vous prenez une profonde respiration pour vous détendre. Un instant plus tard, vous vous libérez de vos blocages et vous sentez déjà mieux. Dans des moments comme celui-ci, vous élargissez votre capacité à profiter de plus d'amour, d'abondance et de succès.

Ces moments sont des tremplins où vous progressez à pas de géant. Cela ne se produira peut-être pas la première fois, ni la deuxième fois, mais peut-être à la centième fois, mais si vous persistez et maintenez avec diligence et zèle cet état d'esprit, un jour magique, vous leverez les yeux et réalisez que vous avez créé votre propre vie dans votre zone de gratitude et de plénitude. 

13 février 2018

Alice Miller et "Le drame de l’enfant doué" (4)

Alice Miller a lutté pendant vingt-cinq ans contre les châtiments corporels – claques, fessées – infligés aux enfants. Les enfants humiliés et maltraités ne deviennent pas des monstres, mais tous les monstres ont été des enfants humiliés et maltraités. Devenu une évidence, ce constat n’allait pas de soi quand Alice Miller le formula au début des années 1980. Elle-même brimée par des parents meurtris par leur propre éducation, elle avait trouvé refuge dans la peinture et pris conscience de la charge d’angoisse imprimée dans son psychisme par son enfance. Après quelques années d’intense production créatrice, elle s'était mise à écrire pour partager les fruits de sa réflexion.

A l’origine de la violence que l’on s’inflige à soi-même ou que l’on fait subir à autrui, il y a toujours le meurtre de l’âme enfantine infligé aux petits par les adultes. C’est ce qu’Alice Miller appelle la « pédagogie noire », qui brise la volonté de l’enfant pour en faire un être docile et obéissant. La pierre angulaire de ce type d’éducation consiste à faire accepter à celui-ci qu’on « lui fait mal pour lui faire du bien ». Cette idée, développée par Alice Miller dans plusieurs de ses livres, dont Le Drame de l’enfant doué et C’est pour ton bien, met en relief le douloureux conflit intérieur que vit l’enfant : il souffre de la conduite de ses parents, mais l’accepte par amour pour eux.

S’appuyant sur les parcours de Dostoïevski, Virginia Woolf ou Arthur Rimbaud, frappés d’épilepsie, de dépression ou de cancer, Alice Miller défend l’idée qu’il existe une relation irréfutable entre le manque de « nourriture affective » et les maux dont notre corps souffre à l’âge adulte. Avec le temps, les émotions réprimées dans l’enfance (par peur des punitions) se transforment en maladies et dépendances diverses. Pour rompre ce cycle malheureux, la thérapeute préconise de briser les interdits, et en particulier de nous autoriser à ne pas aimer nos parents. Tout comme les victimes doivent cesser de trouver des circonstances atténuantes à leur bourreau, les enfants ont le droit de rompre avec le commandement biblique : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Le thérapeute, un « témoin éclairé » « Nous bâtissons de hautes murailles pour nous protéger de la douloureuse histoire de notre propre enfance. Il nous faut abattre ce mur du silence, en nous-même et dans le monde qui nous entoure, retrouver l’enfant méprisé, abandonné, trahi que nous étions jadis. Nous devons apprendre d’où viennent nos souffrances, et que l’on peut en guérir. » Pour ouvrir les yeux sur ce que nous avons vécu enfant, nous avons besoin d’un « témoin éclairé », un thérapeute conscient des répercussions des carences affectives précoces. Ce principe d’empathie est à la base de la pratique thérapeutique d’Alice Miller. En nous aidant à ouvrir les yeux, ce témoin éclairé vient à bout de notre « cécité émotionnelle ».

Revenant sur sa propre histoire, Alice Miller montre combien on peut souffrir en essayant en vain de combler les attentes de ses parents. "Je ne dois aucune reconnaissance à mes parents pour m’avoir donné la vie, car je n’étais pas désirée. Leur union avait été le choix de leurs propres parents. Je fus conçue sans amour par deux enfants sages qui devaient obéissance à leurs parents et souhaitaient engendrer un garçon, afin de donner un petit-fils aux grands-pères. Il leur naquit une fille, qui essaya, pendant des décennies, de mettre en œuvre toutes ses facultés pour les rendre heureux, entreprise en réalité sans espoir. Mais cette enfant voulait survivre, et je n’eus d’autre choix que de multiplier les efforts. J’avais, dès le départ, reçu implicitement la mission d’apporter à mes parents la considération, les attentions et l’amour que leurs propres parents leur avaient refusés. Mais pour persister dans cette tentative, je dus renoncer à ma vérité, à mes véritables sentiments. J’avais beau m’évertuer à accomplir cette mission impossible, je fus longtemps rongée par de profonds sentiments de culpabilité. Par ailleurs, j’avais aussi une dette envers moi-même : ma propre vérité – en fait, j’ai commencé à m’en rendre compte en écrivant Le Drame de l’enfant doué, où tant de lecteurs se sont reconnus.

Néanmoins, même devenue adulte, j’ai continué des décennies durant à essayer de remplir auprès de mes compagnons, mes amis ou mes enfants la tâche que m’avaient fixée mes parents. Le sentiment de culpabilité m’étouffait presque quand je tentais de me dérober à l’exigence de devoir aider les autres et les sauver de leur désarroi. Je n’y ai réussi que très tard dans ma vie. Rompre avec la gratitude et le sentiment de culpabilité constitua, pour moi, un pas très important vers la libération de ma dépendance à l’égard des parents intériorisés.

Mais il en reste d’autres à franchir : celui, surtout, de l’abandon des attentes, du renoncement à l’espoir de connaître un jour ces échanges affectifs sincères, l’authentique communication, dont j’avais tellement manqué auprès de mes parents. Je les ai finalement connus auprès d’autres personnes, mais seulement après avoir déchiffré l’entière vérité sur mon enfance, avoir saisi qu’il m’était impossible de communiquer avec mes parents et mesuré combien j’en avais souffert. C’est alors seulement que j’ai trouvé des êtres capables de me comprendre et auprès desquels il m’était permis de m’exprimer librement et à cœur ouvert. Mes parents sont morts depuis longtemps, mais j’imagine aisément que le chemin est sensiblement plus difficile pour des gens dont les parents sont encore de ce monde.

« Les attentes datant de l’enfance peuvent être si fortes que l’on renonce à tout ce qui nous ferait du bien pour être enfin tel que le souhaitent les parents, car on ne veut surtout pas perdre l’illusion de l’amour. » 

10 février 2018

Alice Miller et "Le drame de l’enfant doué" (3)

Dans son livre, Alice Miller se demande pourquoi tant d’'adultes, qui réussissent dans la vie, souffrent-ils de se sentir étrangers à eux-mêmes, intérieurement vides ? Les réponses de l'auteur à cette question ont aidé de nombreux lecteurs à trouver un accès à leur propre histoire et à découvrir que la partie précieuse de leur Soi leur était restée cachée jusqu'’alors (leur « drame »). Ses lecteurs sont encouragés à chercher les raisons de leur souffrance actuelle dans leur histoire, l'’histoire du petit enfant qui ne devait vivre que pour les besoins de ses parents en ignorant ou niant ses propres besoins. Au lieu de payer plus tard avec des dépressions et de nombreuses maladies corporelles pour cette auto-mutilation, l'’adulte peut s’'en libérer en trouvant l’'empathie pour l’'enfant qu'’il a été et pour sa souffrance muette. Aussitôt qu'’il assume sa vérité, bloquée si longtemps dans son corps, il peut commencer à regagner, pas à pas, sa vitalité, la vie authentique qu'’il n’'avait pas osé vivre. 

Personnellement, ce livre m'a été conseillé par une amie Suisse. Je n'ai pas envie de détailler ici les relations que j'entretiens avec mes parents, et notamment avec ma mère, mais je dois dire que ce livre m'a aidé à comprendre une chose inconcevable et inimaginable pour moi: mes parents ne sont pas foncièrement les meilleurs alliés dans mon dévelopement personnel.

Il y a sûrement une partie inconciente de leur part, qui leur vient de leur propre enfance. Mais les parents veulent notre "bien" en nous modelant à ce que la société veut de nous. L'idée, c'est qu'en étant modéré, poli, flexible, commun, on a plus de chance d'avoir une vie normale. En faisant ça, ils (les parents) construisent le masque que l'on doit porté toute sa vie, le faux soi qui nous...détruit à petit feu.

Voilà, je n'irais pas plus loin...car le sujet est toujours sensible pour moi, tant il a remué mes croyances et mes espérances. Lisez ce livre, il vous apportera quelques clés nécessaires à la découverte de votre vrai soi.

Alice Miller et "Le drame de l’enfant doué" (2)

Dans son livre "Le drame de l’enfant doué", sous-titré "La recherche du vrai Soi", Alice Miller écrit:

"Parce que la grandeur est la contrepartie de la dépression dans le trouble narcissique, la réalisation de la liberté des deux formes de perturbation est difficilement possible sans un profond deuil sur la situation de l'enfant (qui fût). Cette capacité de s'affliger, c'est-à-dire d'abandonner l'illusion de son enfance «heureuse», de ressentir et de reconnaître toute la souffrance qu'il a endurée, peut restaurer la vitalité et la créativité du dépressif et libérer la personne grandiose des efforts et de la dépendance à sa tâche de Sisyphe.

Si une personne est capable, au cours de ce long processus, de faire l'expérience du fait qu'il n'a jamais été aimé comme un enfant pour ce qu'il était mais était plutôt nécessaire et exploité pour ses accomplissements, succès et bonnes qualités - et qu'il a sacrifié son enfance pour cette forme d'amour - il sera très profondément ébranlé, mais un jour il ressentira le désir de mettre fin à ces efforts. Il découvrira en lui-même le besoin de vivre selon son vrai moi et ne sera plus forcé de gagner «l'amour» qui le laissera toujours les mains vides, puisqu'il est donné à son faux soi qu'il a commencé à identifier et à abandonner.

Le véritable opposé de la dépression n'est ni la gaieté ni l'absence de douleur, mais la vitalité - la liberté de ressentir des sentiments spontanés. Cela fait partie du kaléidoscope de la vie que ces sentiments ne sont pas seulement heureux, beaux ou bons, mais peuvent refléter toute la gamme de l'expérience humaine, y compris l'envie, la jalousie, la rage, le dégoût, l'avidité et le chagrin. Mais cette liberté ne peut être atteinte si ses racines d'enfance sont coupées. Notre accès au vrai soi n'est possible que lorsque nous n'avons plus à craindre le monde émotionnel intense de la petite enfance.

Une fois que nous avons expérimenté et sommes familiarisé avec ce monde, il n'est plus étrange et menaçant. Nous n'avons plus besoin de le cacher derrière les murs de l'illusion. Nous savons maintenant qui et quoi a causé notre douleur, et c'est précisément cette connaissance qui nous libère enfin de l'ancienne douleur."

Alice Miller et "Le drame de l’enfant doué" (1)

Alice Miller (1923-2010) est une doctoresse suisse en philosophie, psychologie, psychanalyste et chercheuse sur l'enfance. Ses ouvrages et ses thèses sur la violence cachée, qui selon elle caractérisent souvent les relations entre parents et enfants, l'ont rendue célèbre. À partir de 1980, sa réflexion sur ce sujet l'amène à une nouvelle approche de la thérapie à laquelle elle intègre, entre autres, le dessin. Figure influente et controversée, elle est souvent citée par des organisations internationales, pour son engagement contre les violences dites « ordinaires » faites aux enfants. Elle publie son premier livre "Le drame de l’enfant doué" en 1979.

Le drame de l’enfant doué, de l’enfant sensible et éveillé, consiste dans le fait qu’il ressent très tôt le besoin et les troubles de ses parents et s’y adapte. Il apprend alors à dissimuler ses sentiments les plus intenses, que ses parents supportent mal. Quoique ces sentiments, comme par exemple la colère, l’indignation, le désespoir, la jalousie ou la peur, puissent resurgir au cours de la vie future, ils ne seront pas intégrés à la personnalité. C’est ainsi que la partie la plus vitale de l’individu, la source du vrai Soi, ne sera pas vécue. Cette répression des sentiments mène, même chez des personnes très intelligentes et pleines de talent, à une insécurité sur le plan émotionnel s’exprimant soit dans la dépression (perte du Soi), soit dans la grandiosité – qui est en fait une défense contre la dépression. Les exemples décrit par l’auteur sensibilisent le lecteur à la souffrance inarticulée de ceux qui, comme enfant, n’ont pas eu la chance d’apprendre à vivre et à exprimer leurs vrais sentiments.

Miller a défini et élaboré les manifestations de la personnalité du traumatisme de l'enfance. Elle a abordé les deux réactions à la perte de l'amour dans l'enfance, la dépression et la grandeur; la prison intérieure, le cercle vicieux du mépris, les souvenirs refoulés, l'étiologie de la dépression, et comment le traumatisme de l'enfance se manifeste chez l'adulte.

Miller écrit:
"Très souvent, j'ai été confronté à des patients qui ont été loués et admirés pour leurs talents et leurs accomplissements. Selon les attitudes générales qui prévalent, ces personnes - la fierté de leurs parents - auraient dû avoir un fort sentiment d'assurance. Mais, c'est exactement le contraire qui se passait. Dans mon travail avec ces gens, j'ai trouvé que chacun d'entre eux a une enfance qui me semble significative:

-Il y avait une mère qui, au fond, était insécure sur le plan émotionnel, et qui reposait son équilibre narcissique sur le comportement de son enfant. Cette mère était capable de cacher son insécurité à l'enfant et à tout le monde derrière une façade dure, autoritaire et même totalitaire.

-Cet enfant avait une capacité étonnante à percevoir et à répondre intuitivement, c'est-à-dire, inconsciemment, aux besoin de sa mère ou des deux parents, en assume le rôle qui lui avait été inconsciemment assigné.

-Ce rôle assurait "l'amour" pour l'enfant, c'est-à-dire l'exploitation de ses parents. Il pouvait sentir qu'il était nécessaire, et ce besoin lui garantissait une mesure de sécurité existentielle.

Cette capacité est ensuite étendue et perfectionnée. Plus tard, ces enfants deviennent non seulement des mères (confidents, conseillers, sympathisants) de leurs propres mères, mais prennent également la responsabilité de leurs frères et sœurs et finissent par développer une sensibilité particulière aux signaux inconscients manifestant les besoins des autres."

4 juin 2017

Les gens intelligents suranalysent tout

Voici pourquoi les gens les plus intelligents suranalysent tout.

Ils ont toujours un million de choses en tête. Même quand ils devraient être détendus, ils stressent à propos de quelque chose. Leur esprit ne s’arrête jamais. Voilà pourquoi ils finissent par tout suranalyser. Ce qu’ils doivent porter. Ce qu’ils doivent manger. Où ils doivent s’asseoir. Pendant combien de temps ils doivent attendre avant de répondre à un message. Ils sont intelligents, ce qui signifie qu’ils peuvent s’imaginer des dizaines de scénarios possibles pour toutes les situations. Et quand ils y pensent, ils s’inquiètent pour des choses qui ont peu de chance de se produire. Ils deviennent fous.  Ils n’ont jamais une minute de tranquillité. Ils suranalysent, parce qu’ils n’aiment pas être pris par surprise. Ils aiment savoir dans quoi ils s’embarquent.  Ils ont l’habitude d’avoir le contrôle de chaque situation et ne veulent pas être pris au dépourvu.  Ils veulent planifier tout ce qui pourrait se produire. Parce que c’est ce qu’ils sont, des planificateurs. Ils aiment savoir où ils vont, qui va être là, et quels événements sont programmés. Ils ont besoin de savoir cela pour ne pas avoir l’impression de marcher à l’aveugle.

Ils détestent quand ils ne comprennent pas ce qu’il faut faire, quand ils se perdent en voiture ou qu’ils rencontrent quelqu’un qu’ils ne s’attendaient pas à voir. Quand ils se sentent pris au dépourvu,  stupides . Ils veulent toujours savoir ce qui se passe. Voilà pourquoi ces personnes suranalysent tout. Les mots dans un texte. La façon dont une personne les regarde. Le ton qu’une personne a employé en parlant d’eux. Ils sont clairvoyants, ils voient tout ce qu’une personne dit et fait – et ils réfléchissent trop à leurs actions. Voilà pourquoi ils sont aussi conscients. Ils peuvent dire quand un ami est ennuyé par quelque chose qu’ils ont dit, quand quelqu’un ne répond pas à un message parce qu’ils l’ont ennuyé.

Ils essaient de lire le langage corporel des gens autour d’eux, pour veiller à ne pas dépasser leurs limites. Ils ne veulent pas faire quelque chose de stupide, comme tomber amoureux de quelqu’un qui ne ressent pas la même chose qu’eux ou déranger un ami qui préférerait rester seul. La plupart des gens pensent que ce sont des personnes logiques, ce qu’ils sont, mais ils sont également parmi les personnes les plus sensibles. Ils ont un cœur aussi grand que leur cerveau. Voilà pourquoi ils se sentent forts, si profondément inquiets. Ils sont souvent fiers d’être aussi intelligents. Ils sont heureux de pouvoir prendre soin d’eux-mêmes, de pouvoir faire ce que la plupart des gens ne peuvent pas faire. Mais parfois, leur esprit leur fait perdre la tête. Parfois, cela leur rend la vie encore plus difficile.

7 avril 2017

Surdoué(es) ?

Qui dit surdoué ne dit pas forcément parcours brillant. De fait, nombreux sont les adultes, autrefois enfants intellectuellement précoces, à ignorer leurs capacités. Voici quelques repères pour se situer.

En l'absence d'un dépistage généralisé, des milliers d'enfants, et en conséquence des dizaines de milliers d'adultes, sont surdoués sans s'en douter le moins du monde, car ils ne se trouvent pas très au point justement. Ils partagent l'idée communément admise que quelqu'un de très intelligent, ça se voit, ça réussit ses études et ça poursuit une brillante carrière. Donc, en l'absence d'une telle réussite, ils ne peuvent se concevoir comme surdoués et lorsque vous émettez cette hypothèse les concernant, ils commencent par nier farouchement, vous dressant la liste de tous leurs échecs, éberlués par l'incongruité d'une affirmation aussi peu crédible à leurs yeux.

Or, être surdoué, c'est d'abord une question de neurophysiologie, un bagage génétique qui se transmet de génération en génération. Cela se traduit, entre autres, par une myélinisation accrue des neurones, c'est-à-dire un gainage plus important des prolongements neuronaux qui augmente la vitesse de transmission des informations, en limite la déperdition et conduit le cerveau à utiliser moins d'énergie dans son fonctionnement courant. Les diverses zones cérébrales sont aussi mieux connectées entre elles, ce que permet une pensée plus globale, souvent plus intuitive, qui joue beaucoup de tours au surdoué confronté à un système scolaire ou professionnel qui ne valorise pas cette manière inhabituelle de réagir.

Cette différence de câblage dote aussi le surdoué d'une plus grande acuité de ses cinq sens et lui apporte une plus grande sensibilité émotionnelle, souvent mal accueillie par l'entourage. On pointe son hypersensibilité, voire son manque de maturité, alors que ses tendances à l'empathie sont spontanément plus fortes. Bref, être surdoué, c'est avoir un cerveau qu'il faut apprivoiser comme si on conduisait une voiture de grand prix, ce qui rend les choses bien plus compliquées qu'être au volant d'une berline familiale.

Puisqu'il s'agit d'une transmission héréditaire, repérable dès les premiers mois de l'existence pour un oeil averti, il en découle que si votre enfant a été diagnostiqué surdoué, vous ou votre conjoint l'êtes aussi, voire vous l'êtes tous les deux, car les surdoués ont tendance à s'attirer. De même, si vous ne vous sentez pas trop bien dans votre peau, si vous vous posez beaucoup de questions, avec l'impression d'être souvent en décalage avec autrui, repérer les caractéristiques qui font éventuellement de vous un ou une surdoué(e), vous permettra de découvrir vos meilleurs atouts dans la vie.

Vous ennuyiez-vous à l'école, sans comprendre pourquoi l'enseignant répétait plusieurs fois la même chose? Pour trouver le temps moins long, vous envoliez-vous dans vos rêves ou faisiez-vous le pitre plutôt? Aviez-vous des notes en dents de scie, selon ce qui vous passionnait sur le moment ou encore selon votre sympathie pour le professeur? Trouviez-vous difficile d'apprendre par coeur, alors que vous connaissiez vos cours sans les avoir révisés, si cela vous intéressait? 

Avez-vous décroché à un moment de votre parcours scolaire, en globalité ou dans certaines matières, car tout cela vous dépassait et n'avait guère de sens pour vous? Avez-vous des capacités de concentration et de mémoire qui étonnent autour de vous, mais seulement si vous êtes motivé(e)? Êtes-vous capable de vous remémorer des détails anodins que vous êtes seul(e) à avoir remarqués? Adorez-vous découvrir des choses et partager ce que vous avez appris? Êtes-vous d'une étourderie parfois handicapante, car votre esprit est déjà passé à l'idée suivante? Avez-vous l'impression de ne pouvoir vous arrêter de penser, au point que cela vous donne le vertige et que cela agace vos proches? Vous trouvez-vous trop sensible, trop révolté(e) par l'injustice, l'hypocrisie, etc.? 

Ou alors avez-vous l'impression d'avoir enfoui toutes ces choses au fond de vous pour arrêter de souffrir, être comme tout le monde et cesser de vous faire remarquer? Sans doute serait-il temps pour vous d'arrêter de cacher vos véritables richesses, d'apprendre à vous aimer pour vous sentir mieux avec vous-même et avec les autres. 

28 novembre 2016

Surdouées

Dans un billet précédent ("surdouée"), j'ai écris que les femmes intelligentes sont plus dures à identifier comme surdouées, car elles se fondent plus facilement dans la masse. Elles manifestent moins leur supériorité intellectuelle et/ou leur mal-être. Elles prennent sur elles et souffrent en silence. J'ai trouvé au hasard de mes lectures (*) un passage intéressant à ce sujet:

"Si on compte beaucoup moins de femmes que d’hommes parmi les surdoués adultes, alors qu’au départ filles et garçons sont en nombre sensiblement équivalent, cela tient sans doute à ce que les femmes plus que les hommes font le sacrifice de leur supériorité intellectuelle quand elles passent à l’âge adulte. Nous dirons que les femmes sont moins bridées par leur inconscient. Elles sont aussi plus désireuses de fonder une famille et d’avoir des enfants. Mais, bien sûr, ce qui est à craindre, c’est qu’elles reproduisent la relation qu’elles ont entretenue avec leurs parents et que l’enfant soit choisi à son tour pour être le rêve d’un enfant surdoué enfin réussi."

(*) Le devenir des surdoués, Denise Vincent.

15 octobre 2016

S'adapter, le vrai ennemi

Les enfants surdoués ont la volonté de s'intégrer à un groupe, mais à quel prix ? Si certains travaillent durs pour s'adapter aux autres, spécialement lorsqu'ils se sentent très différents des autres, une auto-censure peut en résulter. Dans leur tentative désespérée d'appartenir, beaucoup de jeunes "bien-intégrés" et surdoués plus âgés ont abandonné ou perdu contact avec leur personnalité profonde. S'adapter coûte cher lorsqu'il s'agit de vendre son âme. C'est une marche de funanbule sans fin pour les surdoués. Donner les rênes de sa vie aux faux-self, c'est comme attacher nos rêves à une ancre. Nous ne pouvons nous échapper de la responsabilité qu'offre soit notre potentiel soit nos besoins intérieurs. La plupart d'entre nous avont hâte d'être acceptés et soutenus, approuvés pour ce que nous sommes et ce que nous pourrions accomplir. Cependant nous vivons dans un vrai monde tel qu'il est, non tel qu'il devrait être.

A des degrés différents, nous vivons tous des rejets. Mais lorsque les critiques attaquent notre nature profonde et quand elles fleurissent autour de nous continuellement, elles ont tendance à se cramponner comme des mollusques, contaminant l'intégrité de l'image de nous-mêmes et la qualité de notre dialogue interne. Même à l'âge adulte, à chaque fois que notre égo prend un coup, que le vent nous bouscule et que nous faisons un effort pour respirer, soudainement nous nous sentons  affaiblis et vulnérables. Après des années, les dix critiques se sont déguisées, ont pris l'apparence de nos propres opinions, nous censurant sous la voix de notre faux-self. Ces critiques creusent des trous dans notre confiance en nous car nous avons oublié qu'elles ont été crées par d'autres. Le faux-self est un adversaire puissant, celui dont la langue aiguisée peut être entendu dans chaque situation de doute de soi, un ennemi qui nous tient éloigné de notre vrai moi et quelque fois nous éloigne des autres aussi. 

Néanmoins, le faux-self est simplement le complice de notre réel ennemi. Le vrai ennemi -s'adapter- mène une sorte de guérilla, se parant dans un brouillard épais, évitant la confrontation direct. C'est pourquoi il  est si important de confronter les critiques du faux-self qui  souvent manigance pour empêcher un développement personnel. Nous pouvons apprendre à nous occuper du faux-self selon nos propres conditions car nous pouvons entendre sa voix. Nous pouvons nous sensibiliser à son influence si nous apprenons à reconnaître sa tactique qui est de nous critiquer avec sa petite voix étouffée comme l'animateur de la radio de notre esprit, avec sa propangande qui est subtile et séductrice autant qu'elle est dangereuse. Jusqu'à ce que nous entendions ces critiques pour ce qu'elles ont, à savoir la voix intérieure de la désapprobation, nous sommes condamnés à vivre notre vie en étant constamment trompés par ces mensonges.

Que faire, alors, si l'on veux s'adapter et rester vrai pour soi-même ? Est-ce vivre  une version diluée de notre vie possible lorsque la réalisation de soi pèse dans la balance ? Il faut être honnête, et sans être agressif  ou irrespecteux, les surdoués mènent un curieuse vie. Par conséquent, nous pouvons nous attendre à ce que parfois les autres nous considèrent comme des curiosités. Mais ne serait-ce pas sympa si nous pouvions vivre notre curieuse vie sans être blessés par les remarques hostiles et les fausses étiquettes ? 


12 octobre 2016

Dix critiques envers les surdoués (1)

Il existe dix critiques de base que les surdoués entendent et subissent constamment. Bien que ces remarques soient le plus souvent dites sans intention de blesser, elles ne sont pas bégnines ou facilement écartées car elles perçent la peau susceptible du surdoué. Ces critiques sont des réflexions exterieures que les adultes surdoués internalisent systématiquement. Ce sont des freins de toute une vie qui interromptent le courant d'un potentiel bourgeonnant. Les voilà de la moins importante à la plus blessante, qui est la plus destructive pour l'amour-propre:

  •     "Pourquoi ne ralentis-tu pas ?
  •     "Tu te soucies de tout."
  •     "Ne peux-tu pas t'en tenir à une chose ?"
  •     "Tu es si théatral et dramatique".
  •     "Tu fais tout de la façon la plus dure".
  •     "Tu es si exigeant !"
  •     "Ne peux-tu être jamais satisfait ?"
  •     "Tu es si motivé !"
  •     "D'où tu as ces idées folles ?"
  •     "Qui crois-tu que tu es?" 

Comme par magie, quand il n'y a plus d'ennemi à l'intérieur de soi, il y en a beaucoup moins au-dehors. Partir en guerre inutilement et sytématiquement nécessite beaucoup d'énergie. Franchement, nous ne pouvons pas nous permettre de tels actes d'auto-sabotage. Beaucoup d'entre nous ont appris à nous défendre contre ces critiques à l'aide de remarques intelligentes ou de furtives retraites embarrassées. Avec du temps, en étant bien informés sur notre fonctionnement et en écoutant notre voix intérieure, nous pouvons arrêter d'être conditionnés et de nous conformer à la norme ambiante. Le but est de ne pas appuyer sur notre propre klaxon, mais de nous fortifier avec des informations précises. Lorsque les stéréotypes disparaissent, nous allons commencer à réparer les dégâts, à nous redynamiser et à nous engager vers une individualité et vers plus de liberté. Ensuite, il ne sera pas si difficile de trouver le courage d'exprimer nos dons avec autorité, de dire oui à des opportunités quand elles seront bonnes pour nous et non quand elles ne le seront pas. Et nous ne serons plus jamais blessés par des critiques imméritées.



18 septembre 2016

Surdouée

Une petite note pour dire que quand j'écris "surdoué" au masculin dans mes billets, je parle aussi des surdouées. Je ne fais pas de discrimination. Loin de moi cette idée. Par facilité, je continuerai à utiliser le masculin pour ne pas perdre trop de temps dans la grammaire. Je consacrerai aussi un billet sur les filles/femmes et la douance. Elles sont plus dures à identifier car elles se fondent plus facilement dans la masse. Elles se manifestent moins.  Á l'école, par exemple, un garcon surdoué va manifester des troubles extérieurs (agitation) en réaction à l'environnement qui l'indispose (lenteur des cours, harcèlement). De leur côté, les filles prennent sur elles. Elles souffrent en silence. Je le sais d'autant plus que ma soeur correspond à ce profil. Nous verrons donc ça plus loin dans le blog.