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19 avril 2020

Confinement et solitude

Le confinement et les moments de solitude permettent de se retrouver, de faire le point avec soi-même : se laver les dents, prendre sa douche, se balader seul. Il est simple de perdre du temps. Mais c'est aussi pendant ces moments avec soi-même que l'on peut avoir ses idées les plus brillantes. Comment vivre la solitude alors ? Un conseil : considérer la solitude comme une activité à part entière !

La psychanalyste Françoise Dolto disait que « la solitude m'a toujours accompagnée, de près ou de loin, comme elle accompagne tous ceux qui, seuls, tentent de voir et d'entendre, là ou d'aucuns ne font que regarder et ecouter. Amie inestimable, ennemie mortelle - solitude qui ressource, solitude qui détruit, elle nous pousse à atteindre et à dépasser nos limites. »

Charles de Gaulle écrivait que « dans le tumulte des hommes et des événements, la solitude était ma tentation. Maintenant, elle est mon amie. De quelle autre se contenter quand on a rencontré l'Histoire. »

Coco Chanel pensait que les hommes et les femmes réagissent différemment à la solitude : « Il n’y a rien de pire que la solitude. La solitude peut aider un homme à se réaliser ; mais la solitude détruit la femme. »

Le philosophe Gilbert Simondon pensait que « la véritable relation transindividuelle ne commence que par-delà la solitude », et que « le véritable individu est celui qui a traversé la solitude ; ce qu’il découvre au-delà de la solitude, c’est la présence d’une relation transindividuelle. » Une relation transindividuelle est une relation qui dépasse l'indivu, qui le transcende.

La solitude est un élément essentiel de la découverte de soi et de la maturité émotionnelle. La réflexion qui en résulte peut amener à une connaissance approfondie de soi. Être seul nous force à réfléchir sur tous les facettes de notre personnalité.

Michel de Montaigne a popularisé l'idée de la solitude comme un moyen intellectuel de nous séparer de la foule et, par la même, de se forger un point de vue unique et une certaine indépendance d'esprit.

Martin Heidegger, qui avait l'habitude de s'isoler dans un cottage (« la hutte ») à la montagne, disait que « la solitude n'est pas faite pour échapper au monde, mais pour le rencontrer ». Dans le même ordre d'idée, le cinéaste Ingmar Bergman, qui s'isolait aussi dans une cabane en bois, écrivait : « ici, dans ma solitude, j'ai l'impression que je contiens beaucoup d'humanité ».

En effet, dans le silence, nous pouvons entendre le monde autour de nous. Cette solitude nous apporte une grande authenticité, que nous pouvons entretenir et afficher lorsqu'on se retrouve au milieu des autres. La clé de la créativité est un équilibre entre se concentrer sur soi et se concentrer sur les autres, entre intériorité et extériorité, entre profondes réflexions et actions motivées.

Immergez-vous dans la solitude. Accordez-vous du temps et de l’espace afin de parvenir à vous éloigner des attentes extérieurs, des conversations, du bruit, des médias et de la pression. Prenez chaque jour le temps de sortir marcher et de réfléchir. Asseyez-vous sur un banc dans un parc et regardez autour de vous. Partez en voyage, afin de réfléchir. Qu’importe ce que vous faites, éloignez-vous de ce qui vous distrait et vous empêche de contempler votre vie et la direction que vous voulez lui donner. Dans la solitude, vous devrez vous sentir indépendant et auto-suffisant, et non seul, dans le besoin, ou effrayé.

Tout le monde a besoin de passer du temps seul, que vous soyez introverti, extraverti, célibataire, en couple, jeune ou vieux. S’isoler est nécessaire pour se régénérer, s’écouter, pour trouver la paix intérieure, et pour réaliser que la solitude, lorsqu'elle est voulue, n’est pas une mauvaise situation, mais bien davantage un passage libérateur de votre existence. Si vous êtes créatif, vous pourriez découvrir que la solitude stimule votre créativité. Il est bon de collaborer avec d’autres personnes de temps en temps, mais il est difficile d’être réellement créatif lorsque vous êtes constamment entouré de gens. Prenez du recul et puisez dans votre créativité.

Et n'oubliez pas : c'est votre attention qui détermine votre réalité.

30 mai 2019

3 étapes pour élimiter les problèmes

Voici une méthode simple en trois étapes pour élimiter complètement les problèmes de sa vie.

Étape 1 - Élimiter complètement le mot "problème" de son vocabulaire
Le dictionnaire définit le mot "problème" comme "une chose qui est difficile à gérer ou à comprendre." Au lieu de nommer quelque chose comme un "problème", pourquoi ne pas l'appeler "une situation", que le dictionnaire définit comme "toutes les circonstances et les choses qui se passent à un moment donné, à un endroit donné." Exemple : "j'ai rencontré une situation", au lieu de "j'ai eu un problème". Plus sympa !

Étape 2 - Oublier
C'est étonnant le nombre de choses qui disparaissent de notre esprit  quand on décide d'oublier pour de bon les choses. Plus de rancoeur et de pensées négatives ! On avance pour de bon !

Étape 3 - Concentrer son attention sur la situation que l'on désire, pas celle que l'on ne veut pas
C'est le pouvoir créatif en nous qui crée notre vie à l'image que l'on souhaite. Si vous vous concentrez sur la situation que vous désirez... C'est ce que vous aurez... La situation que vous voulez de toute votre coeur. 

25 mai 2018

L'évolution créatrice

Henri Bergson (1859-1941) est un philosophe français. Il reçut un Prix Nobel de Littérature pour son livre "L'évolution créatrice" en 1927. Dans ce livre, Bergson développe l’idée d’une « création permanente de nouveauté » par la nature.

Bergson débat de l’explication finaliste et de l’explication mécaniste de l’évolution, respectivement défendues par la métaphysique traditionnelle (héritée de Leibniz et, avant lui, d’Aristote et mettant l’accent sur les causes finales, ou buts) et par la science moderne (héritée de Descartes et mettant l’accent sur les « causes efficientes », la « causalité » scientifique). Bergson montre que ces deux visions, que l’on oppose souvent, reviennent en vérité au même dans le traitement de l’évolution. Elles consistent à supposer que tout est donné d’emblée, d’avance : soit dans le but que l’on imagine poursuivi, dès le début, « en esprit » par la nature, soit dans l’ensemble des paramètres matériels de départ ou en présence — à partir desquels on pourrait exactement déduire ce qui n’est pas encore advenu. Aux deux positions précédentes, Bergson oppose son propre concept d’« élan vital » : il n’y a pas de plan « déjà prévu » — d’effectivement prévu comme dans le cas du finalisme, ni de simplement prévisible comme dans le cas du mécanisme. L’idée est que l’évolution est imprévisible, que « le monde va à l’aventure, » qu’il « s’invente sans cesse » sans que le chemin qu’il trace derrière lui ne préexiste au voyage, d’une façon ou d’une autre.
    
Bergson dit que "pour un être conscient, exister c'est changer, changer c'est mûrir, mûrir c'est continuer à se créer soi-même indéfiniment." 

"Les idées qui reflétent notre vrai moi et nos connaissances ne sont réellement révélées que quand nous creusons profondément sous la surface dans les strates profondes de notre être, une tâche qui est extrément difficile et tenté rarement."

"Parce que le moi profond est rarement vécu, il peut paraître étranger à nous-mêmes. Une idée qui est pleinement à nous remplit entiérement notre être et dans notre moi profond, les idées se rejoignent et se mélangent ensemble. Ainsi ces idées profondes sont difficiles à comprendre , à articuler en mots et à communiquer aux autres."

14 avril 2018

L'existo-essentialime : l'essence avant I'existence

Dabrowski inventa ce terme afin de décrire sa synthèse unique de deux visions traditionnellement disjointes de caractère humain : d'une part la vision essentialiste présente dans l'approche platonicienne et d'autre part l'approche existentialiste chère à Kierkegaard et Nietzche, plus moderne. Pour les essentialistes, les choses et les organismes comportent des caractéristiques leur permettant de déterminer ce qu'ils sont et vont devenir. Dans l'existentialisme, ce sont nos choix qui font ce que nous sommes.

Dabrowski, lui, considère l'essence de l'individu comme une fondation initiale de son développement bien que celle-ci puisse être submergée sous l'effet de l'individualisme et l'indépendance valorisés par la socialisation et la conformité sociale. L'héritage génétique de l'individu contribue fortement à son développement et il avait coutume de dire que les gènes les meilleurs ne peuvent pas être annihilés par le pire environnement alors que les pires gènes ne peuvent pas être améliorés par un environnement favorable. Chaque individu possède une essence interne composée de ses qualités centrales et de ses traits de personnalité unique. Mais cette essence n'est pas fixée définitivement; on peut plutôt la considérer comme un potentiel amené à se développer ou pas. Cette essence peut par ailleurs être positive et ainsi accélérer le développement, mais aussi être négative et le ralentir voire l'empêcher.

L'expression de l'essence individuelle se traduit au travers d'une série de choix individuels et conscients permettant une distinction entre « ce qui est plus moi » par rapport à « ce qui est moins moi ». Tandis que le développement progresse, la vision et la conscience de soi émergent : conscience des buts et des aspirations propres, de ses attitudes et relations aux autres. L'individu construit alors un idéal de personnalité à partir de cette essence initiale et de ses potentialités, de ses rêves et de ses aspirations. L'idéal de la personnalité devenant de plus en plus clair, l'individu peut constater l'écart entre son idéal du soi et son essence initiale et faire ainsi des choix conscients et volontaires quant à ce qu'il lui faut inhiber ou développer. L'expression pleine du caractère d'un individu reflète à la fois son essence et les choix qu'il fait. Une croissance avancée est nécessaire sous la forme d'une désintégration de l'intégration primaire et de la libération qui s'ensuit, permettant la création d'opportunités de découverte de la véritable essence individuelle et conduisant à la véritable compréhension de soi au travers de choix existentiels volontaires conscients et non subis. La succession de ces choix viennent former et affiner l'essence brute pour créer cette personnalité unique et autonome.

Au-delà de cette essence, Dabrowski décrit d'autres facteurs internes critiques dans la détermination de la trajectoire développementale de l'individu: l'instinct créatif, celui de la perfection de soi, les dynamismes, la combinaison des moteurs et émotions fournissant l'énergie nécessaire à ce développement, et, enfin, une constellation de facteurs qu'il nomme potentiel de développement et définit comme « la dotation constitutionnelle déterminant le caractère et la potentielle extension de la croissance mentale pour un individu donné ». En résumé, on pourrait dire que rapproche existo-essentialiste de Dabrowski montre que l'individu doit prendre conscience de ses traits uniques de caractère - son essence - et pouvoir ainsi faire des choix volontaires qui expriment et dessinent cette essence, conduisant vers l'atteinte de l'idéal de la personnalité. Pour Dabrowski, « l'essence est plus importante que l'existence dans la naissance d'un être humain véritable » et il continuait en disant : « il n'y a pas de véritable existence humaine sans essence authentique ». Cette compréhension permet une appréhension puissante et nouvelle du développement humain.

31 mars 2018

Trois types de développement (2)

Les idées de Dabrowski sur les trois types de développement et leur relation avec les différentes constellations du potentiel de développement fournissent un cadre utile pour comprendre et évaluer la relation complexe entre la douance et la croissance morale et émotionnelle avancée. Il convient de mentionner que Dabrowski a associé les premières manifestations de désintégration positive chez les enfants surdoués à leur développement asynchrone en 1964, avant que le terme ne soit introduit dans le domaine de l'éducation douée.

Les forces qui guident notre développement, qui sont des instincts de niveau supérieur, représentent une fonction du potentiel de développement d'un individu, étroitement liées aux concepts de potentiel de développement et à trois types de développement. Alors que l'instinct de développement est présent chez la majorité des gens dans des formes plus ou moins rudimentaires, l'instinct de créativité se construit sur la base de talents et d'intérêts particuliers, et de certains types de surexcitabilité, imaginatifs, sensuels et émotionnels en particulier.

L'instinct créatif peut être déjà trouvé au niveau de la désintégration mono-niveau (horizontale), bien qu'il gagne de la force et de l'importance au niveau III. L'instinct créatif en lui-même, lorsqu'il n'est pas soutenu par l'instinct de perfection de soi, joue un rôle limité dans la croissance de la personnalité et aboutit souvent à un développement unilatéral ou à une désintégration chronique puisqu'il n'éveille pas les forces de la transformation intérieure. L'instinct de perfection personnelle est la forme la plus élevée de l'instinct de développement, au niveau de la désintégration multiniveaux (verticale) organisée sur la base de dynamismes autonomes tels que troisième facteur, sujet-objet, auto-éducation, conscience de soi, authenticité et idéal de personnalité. Combiné avec l'instinct de créativité, il s'applique généralement à tout le caractère d'une personne, et pousse à grandir vers un idéal de personnalité incarnant les valeurs humaines les plus élevées. Bien que ces instincts, caractéristiques des niveaux supérieurs de développement psychologique, ne soient pas universels, Dabrowski soulignait qu'ils présentaient «une force égale en force ou même plus forte que celle des instincts primitifs» tels que l'instinct sexuel ou l'instinct de conservation.

Les concepts d'instinct de développement, de créativité et de perfection personnelle sont particulièrement utiles pour décrire les trajectoires développementales d'individus éminents, aux talents multiples, qui progressent vers les plus hauts niveaux de développement de la personnalité par une désintégration positive (Adam Chmielowski, Etty Hillesum, Dag Hammarskjold, Albert Schweitzer, par exemples). Analyser leurs biographies et leurs déclarations écrites nous laisse une appréciation sur l'intensité de leurs luttes intérieures découlant d'influences souvent conflictuelles des instincts de créativité et de perfection de soi - et cela confirme davantage la validité des idées de Dabrowski sur le développement d'individus exceptionnels.

Traduit du livre "Personality shaping through positive disintegration" de Kazimierz Dabrowski (1967)

10 février 2018

Alice Miller et "Le drame de l’enfant doué" (2)

Dans son livre "Le drame de l’enfant doué", sous-titré "La recherche du vrai Soi", Alice Miller écrit:

"Parce que la grandeur est la contrepartie de la dépression dans le trouble narcissique, la réalisation de la liberté des deux formes de perturbation est difficilement possible sans un profond deuil sur la situation de l'enfant (qui fût). Cette capacité de s'affliger, c'est-à-dire d'abandonner l'illusion de son enfance «heureuse», de ressentir et de reconnaître toute la souffrance qu'il a endurée, peut restaurer la vitalité et la créativité du dépressif et libérer la personne grandiose des efforts et de la dépendance à sa tâche de Sisyphe.

Si une personne est capable, au cours de ce long processus, de faire l'expérience du fait qu'il n'a jamais été aimé comme un enfant pour ce qu'il était mais était plutôt nécessaire et exploité pour ses accomplissements, succès et bonnes qualités - et qu'il a sacrifié son enfance pour cette forme d'amour - il sera très profondément ébranlé, mais un jour il ressentira le désir de mettre fin à ces efforts. Il découvrira en lui-même le besoin de vivre selon son vrai moi et ne sera plus forcé de gagner «l'amour» qui le laissera toujours les mains vides, puisqu'il est donné à son faux soi qu'il a commencé à identifier et à abandonner.

Le véritable opposé de la dépression n'est ni la gaieté ni l'absence de douleur, mais la vitalité - la liberté de ressentir des sentiments spontanés. Cela fait partie du kaléidoscope de la vie que ces sentiments ne sont pas seulement heureux, beaux ou bons, mais peuvent refléter toute la gamme de l'expérience humaine, y compris l'envie, la jalousie, la rage, le dégoût, l'avidité et le chagrin. Mais cette liberté ne peut être atteinte si ses racines d'enfance sont coupées. Notre accès au vrai soi n'est possible que lorsque nous n'avons plus à craindre le monde émotionnel intense de la petite enfance.

Une fois que nous avons expérimenté et sommes familiarisé avec ce monde, il n'est plus étrange et menaçant. Nous n'avons plus besoin de le cacher derrière les murs de l'illusion. Nous savons maintenant qui et quoi a causé notre douleur, et c'est précisément cette connaissance qui nous libère enfin de l'ancienne douleur."

14 janvier 2018

Atteindre l’excellence - Robert Greene

Robert Greene (*) est un exemple de surdoué qui a mis du temps à trouver sa voie. Il a fait 80 boulots dans le monde entier avant de découvrir sa vocation: l'écriture. Dans "Atteindre l’excellence" (Mastery en anglais), il définit les étapes nécessaires à cette excellence.

+ Trouver sa passion.
Pour maîtriser un métier ou un art, il faut passer par un long apprentissage de 10 000 heures. Et parce qu’il faut y consacrer autant de temps, chaque personne doit trouver sa vocation, car si nous ne sommes pas complètement investi à notre tâche, nous abandonnerons en cours de route.

+ Apprendre à travers l'apprentissage.
Quel que soit le domaine envisagé, il y a une phase d’apprentissage qui se découpe en trois étapes: A. L’observation. B. L’acquisition des connaissances. C. L’expérimentation.

+ Faire appel à un mentor.
Les mentors permettent d’acquérir plus rapidement un savoir, car le mentor bénéficie lui-même d’années de pratique. Il vous fera gagner un temps précieux en vous inculquant tout de suite les bons gestes ou les erreurs à éviter.

+ Développer une intelligence relationnelle.
Dans le monde du travail notamment, tout le monde lutte pour sa propre survie et pas forcément pour faire avancer un projet. Pour éviter de tomber dans le piège des calculs, des manipulations ou des guéguerres internes, Greene suggère de développer une intelligence relationnelle. C'est, à mon avis, la partie la plus compliquée pour un surdoué.

+ Devenir un créatif.
L'auteur explique les mécanismes de la créativité. Il distingue l'esprit originel (de notre enfance, en prises directes avec le monde, sans filtre), l'esprit conventionnel (celui construit par les attentes de nos parents et la société), et enfin l'esprit multi-dimensionnel, qui est actif, transformant tout en quelque chose de nouveau, de personnel et d'original. Cet esprit crée au lieu de consommer.

+ Fusionner l’intuitif et le rationnel.
À force de se consacrer à un domaine, on acquiert une telle connaissance qu’on en vient à comprendre tous les éléments et leurs imbrications les uns avec les autres. Les maîtres deviennent alors capable d’anticiper, ou plutôt de se fier à une intuition aiguisée. Cette intuition guide souvent les grands maîtres à prendre à un moment de leur vie des directions différentes : ils décident de tracer leur route en dehors des sentiers battus, ce qui suggère une certaine confiance en soi, une grande maîtrise et une vision d’ensemble.


Les sept qualités du vrai Moi

Notre vrai moi (vrai-self) , la personne que nous sommes vraiment, sans artifice, ni masque, est définie par sept qualités intrinsèques: la spontanéité, la réflexion, la créativité, le libre arbitre, la spiritualité, le discernement, et l'amour.

La spontanéité.
C'est la capacité à nous exprimer sans restriction, librement. Un peu comme des enfants. Elle permet de rester en contact avec ses émotions et d'exprimer pleinement sa vitalité.

La réflexion.
C'est voir la vie comme une source de développement permanent. Réfléchir, comprendre et participer à la vie de multiples façons.

La créativité.
Nous avons le pouvoir de produire et de changer les choses, de convertir nos idées concrètement, de réaliser nos rêves. La créativité est l'unique expression de notre propre expérience et de nos réussites.

Le libre arbitre.
C'est nos capacité à choisir. Quand on ne choisit pas, on abandonne une partie de nous-mêmes.

La spiritualité.
C'est répondre à quelque chose de plus grand que nous, que notre esprit et notre connaissance.

Le discernement.
C'est nos principes qui nous guident dans la vie quand nous distinguons le bien du mal.

L'amour.
"Un mot nous libère de tout le poids et de la douleur du monde: ce mot c'est Amour". (Sophocle)

Les dilemmes du surdoué

Les principes sous-jacents sur lesquels reposent une vie épanouissante pour un surdoué (passionnée, active, créative, où tous ses talents s’exprimeront pleinement) dépend des choix qu'il fait parmi des dilemmes qui tourmentent sa vie quotidienne. Chaque surdoué doit choisir entre une option libératrice qui va le révéler à lui-même et lui permettre de devenir la meilleure version de lui-même, et une option qui va le maintenir dans une situation frustrante et déprimante.

-Soit définir, accepter et développer ses talents de surdoué - soit les nier en satisfaisant les souhaits des autres.
-Soit honorer son besoin d'indépendance et trouver d’authentiques pairs - soit tolérer l’incompréhension ou la solitude.
-Soit prendre des risques raisonnables et éviter ceux qui mettent en danger sa mission - soit la jouer tranquille, sans prise de risques, en risquant uniquement d’avoir plus tard des regrets.
-Soit gérer ses relations avec les autres de manière perspicace (en définissant, par exemple, des limites à ne pas dépasser) - soit dire adieu à son intimité.
-Soit écouter son guide intérieur et activer la vraie nature de son âme - soit refuser d'entendre sa voix intérieure et enterrer son esprit créatif dans une réalité unidimensionnelle.
-Soit utiliser ses talents exceptionnels pour en faire bénéficier l'humanité - soit se faire plaisir en s'auto-gratifiant, ce qui finit par dévorer son esprit.
-Soit valoriser les différents traits et capacités des autres - soit demeurer intolérants et immatures face aux autres, chroniquement impatient et perpétuellement déçu.
-Soit transformer sa frustration et son sentiment de rejet en énergie créative - soit s'accrocher à ses ressentiments et abandonner ses rêves.
-Soit planifier des stratégies pour son équilibre personnel - soit attendre une intervention extérieure pour lui dicter sa conduite et contrôler sa vie.

Je vous conseille de garder à l'esprit ces options qui s'offrent à vous en les lisant régulièrement, comme une piqure de rappel. Cela vous aidera à vraiment progresser. Lentement, mais sûrement. Pour ma part, j'ai résolu la plupart d'entre eux. Je continue quand même à batailler avec le deuxième, et c'est un gros morceau. 

23 août 2017

Lullaby

Pause musicale. Une berceuse (lullaby) signée The cure. Une merveille de créativité et de rêverie.


I spy with my little eye
Something beginning with S
On candy stripe legs the spiderman comes
Softly through the shadow of the evening sun
Stealing past the windows of the blissfully dead
Looking for the victim shivering in bed
Searching out fear in the gathering gloom and suddenly!
A movement in the corner of the room!
And there is nothing I can do
When I realize with fright
That the spiderman is having me for dinner tonight!

31 juillet 2017

Les fonds d'atelier

Découvrir le processus créatif d'un artiste est si enrichissant. On rentre dans son imaginaire et sa structure mental. Chaque personne ordonne les mots, ses idées d'une façon qui la rend unique et précieuse. Cela peut étonner, surprendre et dérouter mais pour le créatif, ces travaux préparatoires sont évidents et coulent de source. Ce sont les fonds d'atelier. Ceux de Picasso sont merveilleux. Ceux d'Yves Saint Laurent aussi. Voila ceux de Jacques Prévert.

À ses heures, Jacques Prévert était aussi un auteur de bandes dessinées. Avant de s’attaquer à la mise en forme d’un scénario, il composait une planche préparatoire à partir d’une grande feuille de papier. Un brouillon qu’il découpait en rubans horizontaux et déployait pour faire vivre ses personnages avant de se plier aux contraintes plus formelles de l’écriture pour le cinéma. Sur cette grande page, il laissait courir son imagination et jetait pêle-mêle définitions, dessins, graffitis, ébauches de croquis, amorces de dialogues. Un singulier document à tiroirs, plein de trouvailles et de facéties. Pour définir cette approche, l’historien du cinéma Bernard Chardère avance le joli terme de « synopsis enluminé ».

Pour en savoir plus : https://www.fykmag.com/montricher-jacques-prevert-images-a-la-fondation-jan-michalski

18 juillet 2017

La pariedolie

Une paréidolie (du grec ancien para-, « à côté de », et eidôlon, diminutif d’eidos, « apparence, forme ») est une sorte d’illusion d’optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale. C'est cette étonnante capacité du cerveau humain à « donner du sens » là où il n'y en a pas réellement, et dont les mécanismes cognitifs sont encore mal connus.

Plus généralement, la pariedolie permet de saisir que toute perception est construction : c’est le sujet qui donne du sens à des stimulis perceptifs. Les exemples dans la vie courante sont légions : formes familières dans les nuages et dans diverses taches et objets. Il arrive ainsi que des personnes observent dans leur environnement des formes qui leur paraissent signifiantes. Ce phénomène est fréquent dans les photographies.

Le phénomène de paréidolie s’avère parfois très troublant pour certaines personnes, qui peuvent par exemple le considérer comme le signe d’un défunt. Quelle que soit au final l’explication de ce phénomène, il est donc souvent important de tenter d’en saisir le sens pour la personne, au-delà de son caractère étrange.

Bref, cette faculté découle possiblement d'un avantage évolutif ayant mené à une hypersensibilité à détecter une présence, qui favorise la survie mais pas nécessairement la précision. Ainsi, par exemple, les erreurs se font presque toutes dans la même « direction » : des faux positifs (reconnaître une présence qui n'est pas là) plutôt que des faux-négatifs (ne pas reconnaître une présence).

À la différence des autres illusions d'optiques, qui découlent des lois universelles de la perception humaine, chacun peut, dans le cas des paréidolies, voir une chose différente. L'humain a tendance à deviner notamment des visages dès qu'un objet y ressemble. Les attentes, les prédispositions, la culture de chacun a un impact sur ces « projections ». Ainsi, par exemple, le test de Rorschach est basé sur cette fonction cognitive. Les paréidolies relèvent donc de phénomènes cognitifs complexes.

Leonard de Vinci a également écrit sur la paréidolie, comme un outil artistique et poétique : "Si vous regardez tous les murs tachetés de diverses taches ou avec un mélange de différents types de pierres , si vous êtes sur le point d’inventer une scène que vous serez en mesure de voir une ressemblance avec divers paysages différents ornés de montagnes, rivières, rochers , arbres , plaines, vallées larges et divers groupes de collines", écrit-il dans ses notes.

24 juin 2017

Les dilemmes du surdoué

Les principes sous-jacents sur lesquels reposent une vie épanouissante pour un surdoué (passionnée, active, créative, où tous ses talents s’exprimeront pleinement) dépend des choix qu'il fait parmi des dilemmes qui tourmentent sa vie quotidienne. Chaque surdoué doit choisir entre une option libératrice qui va le révéler à lui-même et lui permettre de devenir la meilleure version de lui-même, et une option qui va le maintenir dans une situation frustrante et déprimante.

-Soit définir, accepter et développer ses talents de surdoué - soit les nier en satisfaisant les souhaits des autres.
-Soit honorer son besoin d'indépendance et trouver d’authentiques pairs - soit tolérer l’incompréhension ou la solitude.
-Soit prendre des risques raisonnables et éviter ceux qui mettent en danger sa mission - soit la jouer tranquille, sans prise de risques, en risquant uniquement d’avoir plus tard des regrets.
-Soit gérer ses relations avec les autres de manière perspicace - soit dire adieu à son intimité.
-Soit écouter son guide intérieur et activer la vraie nature de son âme - soit refuser d'entendre sa voix intérieure et enterrer son esprit créatif dans une réalité unidimensionnelle.
-Soit utiliser ses exceptionnels talents pour en faire bénéficier l'humanité - soit se faire plaisir en s'auto-gratifiant, ce qui finit par dévorer son esprit.
-Soit valoriser les différents traits et capacités des autres - soit demeurer intolérants et immatures face aux autres, chroniquement impatient et perpétuellement déçu.
-Soit transformer sa frustration et son sentiment de rejet en énergie créative - soit s'accrocher à ses ressentiments et abandonner ses rêves.
-Soit planifier des stratégies pour son équilibre personnel - soit attendre une intervention extérieure pour lui dicter sa conduite et contrôler sa vie.

19 juin 2017

Caractéristique des surdoués

Bien que tous les individus surdoués soient uniques, ils partagent certaines caractéristiques. Certaines sont héréditaires, d'autres viennent progressivement, au fil du temps, sous l’influence de l’entourage et des expériences de la vie.

La vitesse de la pensée et du raisonnement.
Les individus surdoués pensent plus rapidement que les autres. Ils passent d’un sujet à l’autre dans une conversation. Leurs idées s’associent à la vitesse de l’éclair dans leur tête, une idée en amène une autre. Pour eux, c’est normal, c’est logique, cette idée a un point commun avec cette autre idée. Vu de l’extérieur, cela prend l’apparence d’interminables digressions qui sont associées à un esprit compliqué, voire dérangé. Les interlocuteurs décrochent facilement sachant que le monde actuel du zapping a formé les masses à avoir une attention médiocre et de courte durée.

Une forte sensibilité.
Un potentiel de développement élevé s'accompagne souvent d'une sensibilité exacerbée. Cette sensibilité se manifeste dans l’intellect, les sens, l’imagination, l’émotivité, et peut ressembler à un trouble du déficit de l'attention.

La sur-stimulation.
La sur-stimulation des sens se manifeste auditivement (machines, radios, lèvres claquantes), visuellement (sources lumineuses) ou au toucher (certains tissus, étiquettes dans les vêtements). Cet aspect de la douance est difficile à gérer car tout peut gêner un surdoué qui s’ignore. Il fait ensuite une fixation sur un bruit que personne n’entend, une lumière qui ne dérange personne, une odeur de parfum qui le perturbe. Être conscient de cette dépendance à son environnement change beaucoup de choses dans la vie. On essaie alors d’éviter une situation dérangeante, mais surtout, on est pleinement conscient de sa particularité. La tension intérieure s’apaise presque instantanément. On est sensible à ce bruit, à cette lumière, à cette odeur car nous sommes plus connectés au monde qui nous entoure. On ne peste pas contre son entourage et on ne se bloque pas dans cette injustice face au fait que ces éléments perturbateurs ne sont pas changés (baisse du volume des conversations environnantes au travail) ou cessés instantanément (une lumière plus douce) car ils ne dérangent personne d’autre.  

L’introversion.
Le monde interne des surdoués est particulièrement bien développé. Ils se blessent rapidement et facilement, ce qui explique pourquoi ils ont tendance à garder les gens à distance. Certains évitent les fêtes et autres sociabilités, car les sujets de conversation (ou les activités comme le binge-drinking ou l’usage de drogues) ne les intéressent pas. Cela peut ressembler à de l'autisme. Ainsi, l'introversion peut également engendrer un sentiment de rejet. Les personnes ayant des QI élevés semblent avoir des difficultés à rencontrer des personnes partageant les mêmes idées qu’eux, ce qui peut les amener rapidement à s’isoler. L’introversion développe une intelligence dite intra-personnelle. Elle permet de se former une représentation de soi précise et fidèle et de l'utiliser efficacement dans la vie. Elle sollicite plus le champ des représentations et des images que celui du langage. Il s'agit de la capacité à décrypter ses propres émotions, à rester ouvert à ses besoins et à ses désirs. Elle permet d'anticiper sur ses comportements en fonction de la bonne connaissance de soi.

Le développement émotionnel.
Les surdoués ressentent fortement les émotions. Mais parce que la réflexion prédomine chez eux et les sécurise, le développement émotionnel reste relativement peu développé. Ils ont du mal à relier les sentiments à la raison. Cela peut être renforcé lorsqu'un individu s'est senti solitaire dès son plus jeune âge et que son entourage ne l’a pas reconnu comme surdoué. Il vivra toutes ses expériences intensément, y laissera des plumes et erra ainsi dans la vie noyée dans ses émotions. Heureusement, la reconnaissance de la douance et le développement personnel sont plus d’actualité de nos jours.

La créativité.
Les processus de pensée des surdoués diffèrent des standards habituels. Ils sont de nature plus globale et avec une forte capacité d'imagination. Les surdoués ne peuvent souvent pas suivre leur train de pensée. Une solution est de noter les idées comme elles viennent sur un morceau de papier ou sur une application idoine. Sinon, elles disparaissent. Personnellement, je consacre tous les soirs du temps pour collecter et archiver les idées/les pensées que j’ai eu dans la journée. Les surdoués peuvent identifier les modèles rapidement, ainsi ils peuvent prédire des tendances avec succès. Ils peuvent souvent tirer des conclusions intuitivement et proposer des changements/des modifications/des idées perspicaces. Cette créativité est souvent frustrée par le système scolaire/le monde personnel qui ne lui permettent pas de s’épancher.

L’indépendance.
La formation des jugements et des opinions se déroule souvent de manière autonome. Ils sont non conformistes et affichent donc ce que les enseignants étiquètent facilement comme des comportements inappropriés . Pour faire court des gêneurs ou des emmerdeurs. Cette indépendance va de pair avec la créativité. Ils ont souvent une aversion viscérale à l'autorité non démocratique. C’est souvent là que les problèmes commencent dans le monde du travail.

Le perfectionnisme.
Le perfectionnement est souvent accompagné d'attentes trop élevées envers les autres, mais aussi de la honte, des sentiments de culpabilité et des sentiments d'infériorité devant l’impossibilité de réaliser ses propres attentes. Cela entraîne une tension et souvent une paralysie, une inaction destructrice. Le perfectionnisme, c’est surtout une critique négative de soi.

La façon d’apprendre.
Elle est souvent exploratoire. Les surdoués ont une aversion extrême pour les listes de choses à apprendre par cœur, ils trouvent cela inintéressant et ennuyant. Souvent, ils ne comprennent pas les questions de l'enseignant ou les questions posées dans le livre de référence, car ils cherchent des choses qui ne sont pas là. Cela entraîne une frustration. Certains adultes surdoués n'ont pas de connaissances de base, mais ont des connaissances approfondies dans les domaines qui les intéressent.

Peur de l'échec et de pas atteindre leurs objectifs.
Si leur intelligence n'est pas stimulée, les enfants développent souvent de mauvaises habitudes de travail. Ils pensent parfois qu'ils sont stupides, ils ont peur de l'échec et commencent à ne pas donner leur maximun et ainsi n'arrivent pas à exprimer leur intelligence. Et leur motivation pour apprendre diminue. Cela peut donner plus tard des frustrations et des déceptions dans leur parcours professionnel.

18 mai 2017

Peinture virtuelle

Tilt Brush (Google) vous laisse peindre en 3D en réalité virtuelle. Révélez votre créativité avec des coups de brosses tri-dimensionelles. Votre environnement est votre toile. Votre palette est votre imagination.  Les possibilités sont infinies.
 

12 mai 2017

La pensée de groupe

La pensée de groupe est un phénomène psycho-sociologique de pseudo-consensus survenant parfois lorsqu'un groupe se réunit pour penser et prendre une décision : le groupe se donne l'illusion de penser un problème et de parvenir à une décision bonne, alors qu'en réalité la pensée individuelle et collective est paralysée par des mécanismes nocifs de dynamique de groupe.

Les huit symptômes de la pensée de groupe :
-L'illusion de l'invulnérabilité : lorsque les groupes se croient intouchables, ils ont tendance à réprimer la dissidence ;
-La rationalisation : un groupe est plus soudé lorsqu'il justifie collectivement ses actions ;
-La croyance en la supériorité morale du groupe : lorsqu'un groupe pense qu’il est moral, il a tendance à ignorer sa propre immoralité ;
-La transformation de l'opposant en stéréotype : lorsqu'un opposant est considéré avec partialité ou avec des préjugés, les affirmations qui contredisent les convictions du groupe sont ignorées ;
-La pression de la conformité : une forte pression est exercée sur les individus pour qu’ils s’alignent sur la volonté du groupe et pour qu'ils ne soient pas en désaccord avec lui, sinon ils sont ostracisés, c'est-à-dire écartés des débats, voire sanctionnés ou expulsés ;
-L’autocensure : les membres du groupe préfèrent garder leurs opinions divergentes pour eux, plutôt que de déserter le navire ;
-L’illusion de l’unanimité : les dissensions internes sont cachées au groupe. Ainsi, elles semblent inexistantes ;
-Les gardiens de la pensée : certains membres du groupe s'engagent activement à protéger le groupe de toute dissidence ou information contraire.

La technique SCAMPER : technique du concassage

La technique SCAMPER ou SCAMMPERR : technique du concassage de Alex Oborn et Bob Elberne.
Cette technique permet d’examiner une idée, un produit, un évènement, un problème… sous différents angles, grâce à l’application systématique de questions facilitantes (grâce aux opérateurs), en suivant l’ordre de l’acronyme SCAMMPERR. En utilisant ces opérateurs de façon systématique on arrive à générer de nouvelles solutions. L’acronyme est relativement facile à retenir. Chaque lettre représente une opération à faire subir à l’idée, au problème, au produit… qui nous intéresse. Voici la signification de chacune des lettres (les opérateurs) :

S : substituer
C : comparer
A : adapter
M : magnifier
M : modifier
P : produire
E : éliminer
R : réorganiser
R : renverser

C’est une technique qui vous permettra de trouver de nombreuses idées, des manières différentes de les conjuguer ou d’améliorer ce sur quoi vous travaillez. Cela vous offrira l’opportunité de réfléchir de façon inhabituelle en sortant de votre zone de confort. 

Technique analogique : les 6 chapeaux de la réflexion d’Edward de Bono

Technique analogique : les 6 chapeaux de la réflexion d’Edward de Bono.
C’est une technique inventée en 1984. Elle peut être appliquée individuellement ou en groupe. On constate tous que les réunions de travail de groupe sont souvent frustrantes et peu efficaces. Cette technique permet d’éviter ce travers en évitant notamment la censure et la critique de nouvelles idées. La méthode consiste à « synchroniser » chaque participant d’une même réunion sur le même mode de pensée. Six modes de pensée ont été identifiés, chacun symbolisé par un chapeau de couleur différente.

Le chapeau blanc représente la neutralité. L’objectif est d’énoncer des faits, des chiffres. On est dans le minimalisme.
Le chapeau jaune représente la critique positive. L’objectif est de faire des commentaires constructifs, positifs. On peut évoquer ses rêves, et rebondir sur les idées des autres pour les mettre en action. On est dans une démarche optimiste.
Le chapeau rouge représente la critique émotionnelle. On exprime son avis, ses sentiments, ses intuitions. On n’a pas ici à se justifier.
Le chapeau vert représente la créativité. L’objectif est de trouver de nouvelles idées, des solutions de rechange, de sortir des sentiers battus
Le chapeau bleu représente l’organisation. C’est l’animateur de la réunion qui canalise les idées et favorise les échanges entre les chapeaux.

Un avantage de cette technique est qu’elle incite l’ensemble des participants à regarder dans une même direction à chaque chapeau, favorisant ainsi l’échange et la communication. L’énergie de groupe créatrice permet de différer la critique immédiate et permet aux nouvelles idées de voir le jour.

Technique associative : le Mind Mapping de Tony Buzan

Technique associative : le Mind Mapping de Tony Buzan.
Des synonymes de Mind Map sont topogramme, schéma heuristique ou encore carte mentale. C’est un outil très efficace pour extraire et mémoriser les informations. C’est une méthode créative et logique, pour la prise de notes et pour consigner les idées. Le principe consiste à cartographier ses idées. Pour faire une analogie qui facilitera votre compréhension de ce concept, on peut rapprocher une Mind Map d’un plan de ville. Le centre ville représente le sujet principal. Les artères partant du centre ville représentent les principales idées. Les artères secondaires représentent les idées secondaires, etc. Les images ou les formes représentent les points revêtant un intérêt particulier.

Voici les 5 caractéristiques principales d’une Mind Map :
Le sujet ou le thème est symbolisé par une image centrale.
Les idées ou les rubriques principales sont autour de l’image principale, sous forme de branches.
Chaque branche est accompagnée d’une image-clé dessinée, ou d’une idée-clé écrite le long de la branche.
Les idées périphériques sont représentées par des rameaux de la branche connexe.
L’ensemble des branches forment un arbre, dont les nœuds sont reliés les uns aux autres.

L’utilisation du Mind Mapping en entreprise :
C’est une technique qui s’est imposée comme très efficace dans la conduite de réunions de brainstorming et dans la collaboration. La visualisation des concepts et des connexions mises en évidence dans une mind map facilite le suivi de l’argumentation par les intervenants, ce qui augmente la pertinence de leurs contributions. C’est souvent une alternative aux présentations linéaires traditionnelles (PowerPoint, tableaux de conférence…). Chuck Frey, un expert en Mind Mapping, a réalisé une expérience qui démontre que les utilisateurs de cette technique dans leur cadre professionnel réalisent des gains de productivité de d’environ 25%. C’est une technique principalement utilisée en gestion de projets, mais très utile également dans les cadres suivants, entre autres :
Assurer l’efficacité des réunions
Gérer les connaissances globales de l’entreprise
Optimiser la gestion de projets
Améliorer la contribution et la collaboration…

Ces améliorations permettent à chacun de contribuer plus utilement aux débats et d’accomplir les tâches avec plus d’efficacité et donc d’être plus performant.

Technique du brainstorming d’Alex Osborn

Technique du brainstorming d’Alex Osborn : Recherche créative de solutions en réunion.
C’est une technique qui permet de trouver un maximum de solutions en un minimum de temps grâce à la technique du jugement différé. Le jugement différé consiste à énoncer un grand nombre d’idées, et de les évaluer seulement dans un second temps. Son avantage est qu’elle permet de préserver le flux des idées, et qu’elle évite de détruire systématiquement les idées des autres. C’est une démarche en deux temps :

Premier temps : la pensée divergente ou la pensée créative.
C’est une étape d’ouverture aux idées. Cela permet entre autres de :
Laisser la place à l’imagination en différant la critique.
Prendre le moins de temps possible, grâce à la spontanéité.
Produire un maximum d’idées dans un minimum de temps.
Démultiplier le pouvoir d’association d’idées des participants.
Améliorer les idées émises, en rebondissant sur les idées des autres.
Cumuler plus d’idées pour avoir plus d’alternatives.

Deuxième temps : la pensée convergente ou pensée critique.
C’est une étape de sélection des idées, qui permet de :
Trouver les idées susceptibles de fournir les meilleures solutions.
Prendre plus de temps pour transformer les idées en solutions.
Fournir des solutions qui sont à la fois nouvelles, réalistes, réalisables et perfectibles, et qui répondent aux besoins et aux exigences de la situation donnée.