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4 septembre 2019

La liberté comme source de bonheur

La liberté selon moi, c’est un moment avec toi. Comme ce jour de Janvier 2010, sur une plage de Californie, à Coronado. Nous courrions habillés dans l’eau. Comme des enfants. On lançait à la volée des chips orangées à des mouettes hystériques. Nous rigolions de nos âneries pendant des heures. Ivres d’allégresse. Nous nous enlacions dans l’eau glacée. On roulait dans les vagues pour s’échouer, épuisés, sur la grève. Tu m’as enlevé le cœur ce jour-là. Tu m’as fait toucher du doigt le bonheur, la liberté sur terre. Une liberté, simple et riche de sens. Pleines de promesses, qui, plus tard, s’échoueront, plus au nord, au bord d’un lac forestier, aux eaux sombres, plus profondes et moins accueillantes.

Coronado. L’île « couronnée ». J’y suis retourné au mois de Décembre 2016. Seul. J’ai pris le ferry. J’ai marché le long des allées ombragées en regardant chaque maison. Elles sont si belles. Je suis passé devant la pension de famille avec notre chambre perchée, dans la contre-allée. J’ai longé la grande piscine où j’entendais le soir les hélicos de l’armée rentrer de mission. J’ai regardé le grand hôtel rouge. J’ai couru sur la plage… étourdi. Puis, je me suis arrêté et j’ai aperçu les chiens qui jouaient près de la base navale. Tout était là. Sauf toi. Sept ans déjà. J’ai donc creusé un trou dans le sable et j’y ai caché mon cœur… blessé. À l’abri des regards.

Coronado étire toujours son bras de sable pour se lover au creux de la baie de San Diego. J'ai senti son étreinte et j'y ai ouvert mon cœur. Je l'ai regardé dans les yeux. C'était mon point cardinal : un point à l'ouest, sur l'horizon, qui me donnait la direction à suivre. En retournant à Coronado, j'ai compris que le secret de la liberté et du bonheur se nichait au fond de moi. Et non au dehors. Ce n'est pas un endroit sur terre, c'est un équilibre en soi. Lorsque nous atteignons ce point d'équilibre intérieur, nous nous sentons bien partout. Nous nous sentons enfin libres. Voilà une des facettes de la liberté pour moi.

Extrait du livre "Coronado, essai sur la liberté" disponible sur Amazon :
https://www.amazon.fr/s?k=jean-luc+br%C3%A9bant&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&ref=nb_sb_noss

24 juin 2019

Que de chemin parcouru


Voilà 4 ans que j'ai commencé mon développement personnel. Je dirais cinq ans pour être plus juste. J'ai pris conscience de qui j'étais (ou de qui je pouvais être sous le masque) en mars 2014. Par hasard, en écoutant une émission à la radio sur les enfants surdoués. Puis, j'ai beaucoup lu.  Je suis tombé sur des livres fascinants. Encore au hasard (vraiment ?).  En août 2015, je suis allé voir une psychothérapeute. Un déclic ! Et un beau jour, c'était plus fort que moi, je me suis mis en route vers le sommet de la  montagne qui se dressait là devant moi. J'ai quitté la zone de confort qui se trouve au pied de cette montagne. Cette zone que 80% (voire plus) des gens ne quittent jamais de leur vie.

Jusqu'au premier col, la route est rude et on a peur de se perdre. Arrivé au col, beaucoup rebroussent chemin et vont se reposer au pied de la montagne en continuant leur routine dévorante. Moi, j'ai continué, bon an mal an, malgré des conflits intérieurs dérangeants. J'étais poussé par une force qui me dépassait et qui balayait mes appréhensions. Après le col, la pente est plus rude. Dans cette deuxième étape, c'est une aventure sans guide, nombreux sont ceux qui se perdent ou s'arrêtent, car leur boussole se dérègle. Puis les choses s'organisent. On s’habitue à l'effort de grimper et on apprend à s'orienter tout seul, sans boussole, sans GPS, pour enfin arriver au sommet. Une fois au sommet, la tentation de redescendre est là. Il faut s'habituer. On a vaincu nos démons. Plus on monte vers le sommet, plus on va vers soi. Le sommet ce n'est pas être champion du monde ou millionnaire, c'est être entièrement soi et mettre en accord ses actions avec ses pensées.

Je n'y suis pas encore, à vrai dire. J'ai appris à m'orienter seul et je persévère vers le sommet. Je suis proche. Je suis actif et conscient, capable de constater et de rechercher activement la solution à mes conflits de valeurs et de concepts. Je me lance des défis constamment. Je suis de plus en plus capable de concilier mes idéaux avec ma vie en opérant des choix courageux. Je vais atteindre mes objectifs personnels quoiqu'il en soit. Je me libère des conventions sociales. La responsabilité de moi-même prend de plus en plus de place. Je m'assume entièrement. Je suis entièrement responsable de mes actions et des résultats qui en découlent. Personne d'autre. Je n'attends rien des autres à priori.

S'acheminer vers le sommet de la montagne conduit vers la réalisation de soi et l'auto-détermination de sa propre personnalité. Parvenir au sommet de la montagne n'est pourtant pas une fin en soi : la croissance interne ne s'arrête pas là, elle va continuer vers un univers de plus grande conscience. À ce stade, je m'éduque et corrige mes propres erreurs. Je deviens de plus en plus conscient de ce que je dois apprendre et je cherche par moi-même les sources d'information. J'ai intègré la hiérarchie de mes propres valeurs qui dirigent mes actions et mes comportements quotidiens.

Voilà où j'en suis en ce mois de Juin 2019. Que de chemin parcouru ! J'ai pleinement intégré mes particularités. Je suis différent des autres, mais je fais parti des autres. Je ne veux pas faire parti d'un club élitiste comme le Rotary et regarder les "normaux pensants" comme des créatures étranges. Je fais partie du monde. Je veux apporter ma contribution à ce monde. C'est tout ! 

Pour conclure, je voudrais citer Edmund Hillary qui fut le premier à gravir l'Everest : "Ce n'est pas la montagne que nous conquérons, c'est nous-mêmes." La seule chose qui nous empêche de vivre et de nous épanouir est cachée en nous. C'est en nous découvrant, en nous acceptant et en nous corrigeant que nous pouvons atteindre des sommets dans la vie.


2 février 2019

Maîtriser son énergie créatrice

Comment peut-on maîtriser son énergie ? Imaginez un tuyau d'arrosage posé dans l'herbe qui diffuse de l'eau en grande quantité. Vous vous approchez et attrapez alors ce tuyau à un mètre de son embout. Le tuyau commence alors à tournoyer en arrosant tout ce qui se trouve dans un large périmètre. Comme un serpent hystérique ou une hélice d'hélicoptère, le tuyau se dresse, se tourne, se tord et arrose le jardin. Et vous avec. Imaginez que cette eau soit votre énergie, votre intelligence, votre créativité, votre personnalité. Elle est incontrôlée et incontrôlable. Elle n'arrose même pas le jardin. Elle asperge tout de la plus mauvaise façon. Et peut même se retourner contre vous, en 
vous trempant de la tête aux pieds. Cette énergie, comme l'eau de ce tuyau, se diffuse en vain.

Imaginez maintenant que vous attrapiez le tuyau par l'embout. Ainsi, vous pouvez diriger cette eau vers les plantes, les arbres et les légumes en contrôlant le débit de l'eau, son volume et le temps d'arrosage. On n'arrose pas un rosier de la même façon qu'un fraisier. Cette eau est votre énergie créatrice. Vous devez la diffuser où il faut et comme il faut. Il y a alors aucune raison que ce jardin ne devienne pas votre oasis et votre petit paradis sur terre.

Il faut ainsi apprendre à se maîtriser. Le chemin de découverte de soi et du développement personnel ne se compare pas réellement à marcher sur une corde raide comme un funambule. Le moindre faux pas entrainant une chute fatale. Cela peut être ainsi à certains moments clés de l’introspection. Des moments où nous sentons que l’on va décrocher et retourner vers nos vieilles habitudes et nos comportements passés. Par fatigue, par lassitude, par facilité ou par manque de ressources.  

Quand on se cherche, on ne marche pas sur un fil, mais on grimpe plutôt une montagne, on change de niveaux. On marche sur un chemin de crête, le 
point le plus haut d’un relief qui sépare deux versants opposés. Un faux pas n’entrainant pas toujours une conclusion fatale comme le funambule sur une corde raide qui tomberait dans le vide. Mais un retour vers un niveau inférieur. Alors on se perdrait éventuellement, ou on prendrait du retard dans la recherche de soi...

La suite dans le "Guide pour les Hauts Potentiels Surdoués Zèbres". Disponible sur Amazon :
https://www.amazon.fr/Guide-pour-Potentiels-Surdou%C3%A9s-Z%C3%A8bres/dp/1790283825/ref=sr_1_8?s=books&ie=UTF8&qid=1545352778&sr=1-8

La maîtrise de soi

L'une des principales clés du développement personnel, c'est la maîtrise de soi. Il faut garder à l'esprit que c'est un processus, et pas un évènement, car les critiques intériorisées prennent du temps à s'effacer et un certain effort de conscience est nécessaire. Récupérer la pleine mesure de ses capacités n'est jamais le résultat d'un simple vœu de liberté ou d'épanouissement. Cependant, savoir que l'on n'est pas un grimpeur isolé sur un éperon rocheux peut aider. En commençant à reconnaître d'autres adultes surdoués, petit à petit, on entend de plus en plus sa vraie voix, comme un écho, et finalement on se surprend à croire en elle. En libérant la fréquence de son âme, on va invariablement découvrir d'autres personnes qui fonctionnent au même rythme de vie.

Il est essentiel de se rappeler de travailler avec, et non autour de sa propre particularité. Il ne s'agit pas d'être spectateur, mais de prendre possession de ses capacités. Elles sont uniques et doivent être préservées et délivrées, c'est-à-dire partagées avec les autres. Ses dons ne se trouvent chez aucune autre personne avec leurs particularités et dans cette unicité. Tandis que la tâche collective des surdoués est le progrès de la civilisation, notre défi individuel est de devenir l'individu le plus complet possible dans une vie entière, ce qui est, bien sûr, le signe de la réalisation de notre douance.

Quand le surdoué prend conscience de ses différences, il n'a qu'une vague connaissance des racines de ses problèmes, qui sont plus profonds que des symptômes superficiels. Il sait qu'il est intense, complexe et motivé, mais il a appris que sa forte personnalité est perçue comme excessive, trop différente de la norme et par conséquent problématique. Face à cette pression familiale et/ou sociale, le surdoué se retourne contre lui-même comme source de son malaise.

Il se pose des questions en permanence comme: Pourquoi ne suis-je pas comme les autres ? Ne devrais-je pas dépasser cette crise d'identité en  grandissant ? Pourquoi je n'arrive pas à me défaire de cette urgence tenace ? Est-ce que je serais un jour enfin satisfait ? Qu'est-ce qui ne va pas avec moi ? À ce stade, le surdoué est dans une situation désespérée et désespérante où il a besoin de réponses et d'informations sur qui il est. La plupart du temps, les traits qui définissent le surdoué sont exactement ceux que la société lui demande de rectifier. Le surdoué doit apprendre à faire fructifier ses points forts, ses dons, pour exprimer pleinement les qualités qui sont la fondation de sa personnalité...

La suite dans le "Guide pour les Hauts Potentiels Surdoués Zèbres". Disponible sur Amazon :
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Les dilemmes que le surdoué doit surmonter

Les 9 dilemmes à surmonter

Les principes sous-jacents d'une vie accomplie pour une personne surdouée ou à haut potentiel reposent sur la réconciliation de neuf dilemmes qui la tourmentent dans la vie quotidienne.

- Soit on définit, on accepte et on développe ses dons, soit on nie ses dons en réalisant les vœux et les rêves des autres.

- Soit on honore notre besoin d'indépendance et on trouve de vrais pairs, soit on accepte l'isolement, l'incompréhension et la solitude.

- Soit on prend des risques raisonnables et on évite ceux qui mettent en danger notre mission, soit on ne prend que le risque de vivre une vie pleine de regrets.

- Soit on gère les limites de relations interpersonnelles pour être discriminé intelligemment, soit on fait une croix sur notre intimité...

La suite dans le "Guide pour les Hauts Potentiels Surdoués Zèbres". Disponible sur Amazon :

12 octobre 2016

Jonathan Livingston le goéland

Conseil lecture. "Jonathan Livingston le goéland" est un petit récit à lire pour s'évader. Son auteur, Richard Bach, l'a dédicacé « à ce Jonathan le Goéland qui sommeille en chacun de nous ».Voici le synopsis du livre et bonne lecture:

Décidément, Jonathan Livingston n 'est pas un goéland comme les autres. Sa seule passion : voler toujours plus haut et plus vite, pour être libre. Mais cet original qui ne se contente pas de voler pour se nourrir ne plait guère à la communauté des goélands. Condamné à l'exil, seul, Jonathan poursuit ses découvertes, sans peur, sans colére. Il est seulement triste de ne pouvoir les partager, jusqu'au jour où il rencontre des amis. Jonathan apprend alors à briser les chaînes qui emprisonnent son corps et ses pensées. Ce livre, drôle et poétique, est un hymne à l'amour et à la liberté !