12 octobre 2016

Dix critiques envers les surdoués (1)

Il existe dix critiques de base que les surdoués entendent et subissent constamment. Bien que ces remarques soient le plus souvent dites sans intention de blesser, elles ne sont pas bégnines ou facilement écartées car elles perçent la peau susceptible du surdoué. Ces critiques sont des réflexions exterieures que les adultes surdoués internalisent systématiquement. Ce sont des freins de toute une vie qui interromptent le courant d'un potentiel bourgeonnant. Les voilà de la moins importante à la plus blessante, qui est la plus destructive pour l'amour-propre:

  •     "Pourquoi ne ralentis-tu pas ?
  •     "Tu te soucies de tout."
  •     "Ne peux-tu pas t'en tenir à une chose ?"
  •     "Tu es si théatral et dramatique".
  •     "Tu fais tout de la façon la plus dure".
  •     "Tu es si exigeant !"
  •     "Ne peux-tu être jamais satisfait ?"
  •     "Tu es si motivé !"
  •     "D'où tu as ces idées folles ?"
  •     "Qui crois-tu que tu es?" 

Comme par magie, quand il n'y a plus d'ennemi à l'intérieur de soi, il y en a beaucoup moins au-dehors. Partir en guerre inutilement et sytématiquement nécessite beaucoup d'énergie. Franchement, nous ne pouvons pas nous permettre de tels actes d'auto-sabotage. Beaucoup d'entre nous ont appris à nous défendre contre ces critiques à l'aide de remarques intelligentes ou de furtives retraites embarrassées. Avec du temps, en étant bien informés sur notre fonctionnement et en écoutant notre voix intérieure, nous pouvons arrêter d'être conditionnés et de nous conformer à la norme ambiante. Le but est de ne pas appuyer sur notre propre klaxon, mais de nous fortifier avec des informations précises. Lorsque les stéréotypes disparaissent, nous allons commencer à réparer les dégâts, à nous redynamiser et à nous engager vers une individualité et vers plus de liberté. Ensuite, il ne sera pas si difficile de trouver le courage d'exprimer nos dons avec autorité, de dire oui à des opportunités quand elles seront bonnes pour nous et non quand elles ne le seront pas. Et nous ne serons plus jamais blessés par des critiques imméritées.